‹ Galerie d'orinauxChapitre 14 sur 72 · I.NTKRIF.IKS m; IILUEAL'X · texte numérisé non relu

I.NTKRIF.IKS m; IILUEAL'X

51. Run., rcmeUanl Icjournalà M. Desroches. — Le journal n'en dil pas un mot.

M.cARDoiiN. — On persiste toujours à s'almnner à ce journal. (// passe des manches de couleur pour présenter celles de {•on habit.) Mais c'est le plus mauvais journal que je connaisse; il n'y a jamais rien il"iiiléressant. Il est toujours le dernier à donner les nouvelles. J'aimerais mieux les Petites Affiches.

M. RiFKK. — Vous allez d'une extrémilé à l'aulre, monsieur C.ardouin.

M. tiRDom. — Kst-ce vrai, ce que je vous dis? Uappelez-vous, il y a deux mois, dans cette affaire qui a été jugée, pour ce viol : à peine s'il en a parlé.

M. RiFFÊ. — Oui, j"avoue que, dans cette affaire, il n'a pas dit grand'cliose.

M. CARDoiiN. — Ali ! vous CM couveuez. Je vous cite celle-là, parce que c'est celle-là qui me tombe sous la main; mais c'est toujours comme ça. J'ai bien envie de mettre une petite biiclie dans le poêle pour entretenir la chaleur.

M. DESROCHES, interrompant la lecture du journal. — Comment! vous trouvez qu'il ne fait pas assez chaud?

M. cARDoin. — Non, monsieur, je ne trouve point qu'il fasse assez chaud.

DECROCHES. — .Mettez votre bûche, monsieur

Cardouin ; mais je vous préviens que, de mon côté, je vais ouvrir la fenêtre.

M. cARDotiN. — Je vois qu'il faut vous céder, je ne suis point entêté, moi. {On entend dans la pièce des garçons de bureau la petite toux sèche de M. Clergcot.)

M. CARDOUIN. — Je vous annouce, messieurs, la visite de M. Clergeot. (// regagne sa place. M. Biffé est à la sienne, donnant un coup de brosse à ses guêtres et à son pantalon. Eugène expédie depuis son arrivée. Tous les tiroirs s'ouvrent à l'arrivée du chef de bureau. Desroches a interrompu sa lecture, et placé son chapean sur le bureau] d'un voisin absent. Tous les employés sont à leur place.)

Page 1