SCÈNE XXVII
LES PRÉCÉDENTS, excepte M. DOLTUEMEI',.
pRA>f;nF,T. — Tu n"as pas le sens commun ; pourquoi aussi toujours te mêler de ce qui ne le regarde pas?
M. Ri»Fi;. — r.'esl hien vrai.
«rsRotiiEs. — Je ne vous conçois pas, vous autres î vous verriez égorger un homme sous vos yeux, que vous resteriez calmes cl impassibles; jo ne suis pas comme vous, moi : la moindre injustice me révolte.
M. RiFFK. — Depuis bientôt trente-trois ans, il y aura trente-trois ans au 9 février prochain que je suis dans les bureaux, jamais personne ne fut éj^orgé.
M. (;ardoii>, pcrsi/hiiU. —C'est au figuré. (// profite (le rexnsperation crois.'^antc de Desroches pour fourrer une petite bûchette dans le poêle.)
FRANCHET, « Desroclus. — Tu ne seras jamais qu'un grand enfant.
M. RiFFÉ. — Vous m'aviez cependant bien promis, Desrocbes, d'être plus raisonnable.
DESROCHES. — Que voulez-vous ! c'est plus fort que moi ; on ne peut pas clianger son organisation, n'est-ce pas ?
M. RIFFÉ. — Si vous saviez le mal que vous vous faites! Je voudrais pour je ne sais combien que ces scènes-là n'eussent jamais lieu.
DESROCHiîs. — Est-ce ma faute, à moi?
M. cARDouiN. — Mais, monsieur Riffé, vous n'avez donc pas entendu que M. Desrocbes prétend que cela est plus fort que lui : l'empêcher de parler, ce serait vouloir s'opposer à ce que la rivière coulât.
M. RIFFÉ. — Monsieur Cardouin, je me crois en droit de dire ce que je dis à M. Desrocbes; je vous ai prouvé, ce me semble, que, dans l'occasion, je savais prendre sur moi... [appuyant sur les deux derniers mots de sa phrase) et beaucoup!
M. CARDOUIN. — Je ne sais pourquoi, monsieur, vous prenez à lâcbe de revenir sur la même cbose, quand ma parole et celle de monsieur voire ami, M. Desrocbes, auraient dû suffire pour détourner tous les soupçons qui pesaient sur moi.
INTÉRIEURS [)E RUREAUX. 71
M. RirrÉ. — Je n'accuse iiersonno, inoiisiciir ; j'aiiiit* mieux peiiscr que les honls de mon chapeau se sont (léiruils eux-mêmes.