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SCÈNE XXIX

LES PPiÉCÉDENTS, M. DL.MOiNT.

M. 1)1 MoM. — Qu'est-il donc arrivé, messieurs? On vous entendrait du h.is du grand escalier.

OESROCHES. — M. Doutremer a voulu humilier M. Grisanl, j'ai pris la défense de .M. Grisard ;

l"! GALERIE I) ORIGINAUX.

M. Doulix'mer esl allé faire son rapport à M. de Saint-Maur, qui m'envoie demander.

M. DUMOPiT. — El iialurellemenl vous refusez devons rendre à son invitation?

uiiSROCHKS. — Plutôt mourir...

M. DL'MONT, rinlcrrompant. — Vous ne mourrez pas, et vous allez m'accompagner dans son cabinet.

DiîSROcuEs. — Mais, monsieur...

M. DUMONT, avec fermeté. — Vous allez surle-cliamp m'accompagner au bureau de M. de Saint-Maur.

DESP.ocHES. — Je n'ai rien à vous refuser. {M. Dinnont sort, accompagné de Desrochea; Laurent les suit, et referme la porte du bureau.)

M. cARnoiuiv, ricanant. — Plutôt mourir... C'est vraiment plaisant! {MM. hiffé et Franchet se sont remis à leur place. M. Cardouin n'a quitté la sienne que dans Vintention de pousser un peu le poêle. Eugène est resté dans la même position sur sa chaise depuis le départ de M. le commis principal.)

iNTi':FUF.rns nr. nriŒAix.

SCtNE XXX.

M, Uinr., FUANCIIET, M. CAUnOlIN, FACI-NE, M. GRISAllI).

M. (iRisiui). — Messieurs, il ne fiiil pas cii.uul dehors.

M. RiKFK. — S'il lie fail pas cliaud dcliors, il fail i^oufTanl ici ; je suis toul en nage !

M. GRiSAiu). — Je vous assure que, moi, je suis glaeé; j'ai eu l'imprudenec de ne pas prendre mon chapeau en allant reconduire M. Descoings, je crains de mclre enrliunié.

iKA^scnr.T. — Il s'esl passé une fameuse afTairc depuis voire dcparl !

M. fiBisABD. — Que s'esl-il donc passé, messieurs?

M. Rirn'. — Parideu! il s'esl passé (pie vous êlcs cause que M. Desroches va perdre sa place.

M. GRis^Ri), dans le plus qrmul élonnement. - Moi !

M. RiFFK. — Ccrlainement, vous!

M. GRisiRi), passant de l'Ùonnemcnl à la slupciir. — .M. UifTé, je suis un lionnéle iiomme, enlendez-vous! yi suis incapable...

iRA'NciiET, niUcirompanl. — On ne vous ac-

7i (JALERIE 1) ORIGINAUX.

cuse pas, monsieur Grisard, on ne vous accusera jamais d'une mauvaise action. M. Riffé veut vous dire que vous êles la cause...

M. GRISARD, les yciix hagards. — Moi! moi dénoncer quelqu'un?...

FRAivcHET, continuant sa phrase. — La cause involoniaire de ce qui vient d'avoir lieu.

M. GRISARD, avec forcB. — Je suis un honnête homme! un père de famille!

M. RiFFK. — Il n'y a pas moyen de vous rien dire...

M. GRISARD, exalte', frappant du poing sur son bureau. — Je jure sur ce que j'ai de plus sacré au monde...

FRANCHET, allant à lui. — 3Ionsieur Grisard, écoutez-moi.

M. GRISARD, de 2j1us en plus exalté. — Sur la lêledemes enfants...

FRAîvcHET. — Mais écoutez-moi...

M. GRISARD, au dcmier dcgré d'exaltatiou . — Moi dénoncer quelqu'un? moi, Grisard? Ma pauvre femme!

FRANCHET. — Mousicur Grisard.

M. GRISARD. — J'en mourrai... Laissez- moi... {Eugène fond en larmes.)

FRANCHET. — Desroches a trouvé le procédé de M. Doutremer à votre égard inconvenant; il le lui

iNTÉRiEiiis m: I!lrf:al\. 7.%

il reproché d.ms des lornios qui l'ont Messe ; il est ;il!é se pUiinilre à M. de Suiiil-Miiur, qui vient do faire appeler Desroclies.

M. GRiSARD, npri'a un silence. — Pauvre Desroclies! moi, je serais la (Muse...? Non, non, je veux aeeeplcr celle responsahililé. Pauvre garçon! Desrocht'S ! {// ne dégage des bras de Franchet, et court à la porte.)

FRAX'.HKT, rorriiaut et le saisissant à brasle-corps. — Monsieur Orisard, restez! ;illoiis... restez!...

M. oRis.iBD, se débattant dans les bras de Franchel. — Laissez-moi! .Moi, dénoncer quelqu'un!

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