‹ Galerie d'orinauxChapitre 40 sur 72 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

M. RELHAMY, M. PUI-I'ARF:.

M. DELHAMY. — Piinlofi, nionsicur Prt'paré, si je pnsse ma culollc devaiil vous.

M. PRi'PARK. — r.oiiinu'iil donc! tiuiis ce seniit me di'solilit:»'!' que dafîir iiiilrcmoiil.

M. nELiivMv. — Il y avait une ilornilé que nous no nous étions vus.

M. PRiPARÊ. — Je vas vous dire, je suis allé à la rampagno.

M. BELHAMY. — (7osl douc Ça! Vous la menez douce, monsieur Préparé; vous vous moquez de ça, toujours par voies el par chemins! Ah! parbleu! vous n'èlcs pas à plaindre.

98 (;ALEK1E iVORIGlXAUX.

M. PRÉPARÉ. — Je ne nie plains pas non plus.

M. BELHAMY. — Et VOUS fniles bien.

M. PRÉPARÉ. — Mais je crois, nunisieur Bclliamy, que rien ne vous retient plus que moi.

M. BKLHiMY. — A VOUS parier franclienienl, je n'ai jamais eu ce qui s'appelle un goût bifn prononcé pour ia campagne; je ne puis pas faae vingt pas hors Paris sans qu'aussitôt je me trouve dans l'impossiLiilité d'aller })lus loin : je suis trop gras.

M. PRÉPARÉ. — Cependant, nous avons des personnes qui, bien que grasses, sont toujours par voies et par chemins,

"M. tELHAMY. — Non, décidément, je n'aime pas la campagne; je suis allé une fois à Fontainebleau, on nie cornait sans cesse aux oreilles : « Mais allez donc à Fontainebleau, Belhamy; rien n'est beau comme Fontainebleau; tout le monde est allé à Fontainebleau, c'est une charmante partie à faire. » Je l'ai faite ;eli bien, le second jour, j'en avais assez. Dans la soirée, j'étais de retour; et dans un état !... moi Seul le sais.

M. PRÉPARÉ. — Le goût des uns, après cela, n'est pas celui des autres; moi, j'aime la campagne.

M. Bi.LHAMY. — Bou ! uierci 1 bien obligé ! que le diable t'emporte, maudit animal !

M. PRLPARÉ. — Qu'avez-vous donc?

M. EEiHAMV. — Rien.

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