‹ Galerie d'orinauxChapitre 48 sur 72 · I. RXTF.RRF.MENT · texte numérisé non relu

I. RXTF.RRF.MENT

M. viiiir.. — J'on suis coiiviiiiicu. Je vous renuTciiiis donc, inoiisit'iir, de vos oflres loulcs bicnveillanles; mais j';ii mon épicier.

M. LORR.\n. — Je ne dis pas non, monsieur.

M. VIDAL. — Vous auriez lorl do soutenir le contraire, monsieur.

M. LORRvn. — Soulement. comme nous avons donné plus d'exlinclion à noire maison...

M. vin IL. — D'e.xlension , monsieur, si vous vouiez hien.

M. LORRAIN. — Oui, monsieur; nous espérons par là...

M. VIDAL. — Je crois que le temps voudrait se lever.

M. LORRAIN. — Tiens, c'est vrai ; il ne pleut plus.

M. MDAL. — Ou. du moins, c'est bien peu de chose.

M. LORRAn. — En vous remerciant, monsieur.

M. VIDAL. — C'est avec grand plaisir, monsieur.

M. LoRRAi?!. — Voici do nos adresses,

M. VIDAL. — Je vous en ai la mime obligation, monsieur; mais il m'est, pour le moment, de toule impossibilité d'ouvrir ma capote.

M. LORRAIN. — Je vais, si vous le permettez, les mettre dans vos podies do derrière.

M. VIDAL. — Va pour mes poches de derrière, puisqu'il n'y a pas moyen de faire autrement.

M. LORRAIN. — Les y voici; bonjour, monsieur.

M. VIDAL. — Votre serviteur de tout mon cœur.

M. PRÉPARÉ. — Savez-vous, monsieur, si madame Pcrinet gardera son logement?

M. VIDAL. — Ali! pardon, monsieur, mille fois pardon ! je vous prenais pour mon épicier. Je suis persécuté, depuis une lieure, par cet bomme! Je ne vous remettais pas. INe m'adressiez-vous pas une question?

M. PRÉPARÉ. — Je vous demandais si madame Périnet gardait son logement.

M. VIDAL. — Je n'en sais rien, monsieur; peutêtre serail-ii possible qu'elle-même ne sût pas encore ce qu'elle fera à ce sujet.

M. PRÉPARÉ. — Je connais quelqu'un à qui ce logement conviendrait fort.

M. VIDAL. — Je ne puis nullement vous éclairer à cet égard.

M. PRÉPARÉ, — Vous n'en savez pas le prix?

M. VIDAL. — Je l'ai toujours complètement ignoré.

M. PRÉPARÉ. — Cette pauvre madame Périnet doit être bien affectée.

M. VIDAL. — C'est pour cela que je crois le

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moiiitMil mal choisi pour lui parier île son apparlimeiil.

M. PBi'.i'ARi:. — Aussi irost-cc nuilemcnl mon iiilonlion, monsieur; nullement. Je m'associe de toul mon cœur ù ses regrels ; quand je pense, monsieur, qu'il n'y a pas de cela quinze jours, j'ai causé avec M. Périnet : il n'avait l'air do se douter de rien, le malheureux ! Ça lui a pris comme un coup do foudre.

M. \iniL. — Celte perle est immense nonseulemonl pour ses proches, monsieur, mais encore pour tous ceux qui le connaissaient; car, il ne faut pas se le dissimuler, monsieur, e'éiflit un homme excellent, bon père, hon époux, bon ami; il avait tout réuni; c'est fort rare!

M. PRKPARK. — Il a été charmant, dans le temps, si vous vous le rappelez, pour le llls de ma femme.

M. viDiL. — <hii, je me rappelle elTeclivement l'avoir vu une fois chez lui, ù une certaine époque. (",e jeune lionime semblait annoncer de grandes dispositions; qu'cst-il devenu?

M. PRKPARK. — Il est avocat ; il n'a pas pu venir; il a un petit commencement d'afTaires, il est fort aclff, fort intelligent... Si vous pouviez en loucher quelques mots à madame Périnel... Il arrive que, dans les successions...

M. VIDAL. — Us ont lin parent, je crois, qui suit la même carrière et qui se ciiarge de tout.

M. PRÉPARÉ. — C'eût été dans le cas, monsieur, où madame Périnel...

M. VIDAL. — C'est bien aussi comme cela que je l'entends, monsieur; mais je vous répéterai qu"ils ont ce cousin, qui parait s'être chargé des affaires de la succession... Nous voici, je crois, à l'église... Je ne sais de quel côté...

M. PRÉPARÉ. — Je n'en sais pas davantage... J'ai l'honneur de vous saluer.

M. VIDAL. — Bonjour, monsieur.

Durée de la cérémonie, trois heures trois quarts.

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