LES PRÉCÉDENTS, M. MESLIN, M. BOQUET
M. MESLIN. — Allez-vous au cimetière?
M. TARDivEAu. — J'irais, que ça ne le ferait pas revenir, le pauvre cher homme; je m'en retourne à la maison.
M. MiiSLiN. — Je m'en vais faire comme vous:
j'ai cm vraiment qu'ils n'en finiraient pas, à l'ijglise.
M. TARDIVKll. — Ils icur OU OHl (loiiné poui"
leur argent.
M. MESLi>. — On n'a jamais vu tenir les gens aussi longtemps sur leurs jamhes.
M. TARDIVE il. — Je vous ileniande à quoi bon toutes ces oèri'monies?
M. MKsm. — A jeter l'argent par les fenêtres, pas autre chose. (Ih s'i'loiijnent.)
M. PRÉPvRfi. — Tiens, vous voilà, monsieur Heiliamy? Où t'licz-vousdonc?Jo vous ni clienlié, je ne vous ai pas vu.
M. BEiniMV. — Nous étions avec M. Mouin, dans un tout petit coin.
M. PRr.pvRi;.— C'est singulier, je n'ai pas vu non plus M. M"Uin.
M. MOI i\. — .l'étais avec M. Oelliamy.
M. PRLPARt. — C'est donc cela.
M. BULHiMY, dans une voiture de deuil.— \cnez-vous avec nous, monsieur Préparé?
M. PRKPARj'.. — Ce serait avec bien du plaisir; mais vous n'avez pas de place.
M. BELHAMY. — Si fait, en se serrant un peu.
M. PRKPABÉ. — Je vous remercie toujours... Je vais voir ailleurs... Sans adieu.
M. BELHVMY. — Mcs rcspccts clu'z VOUS. J'aiiue
mieux qu'il se place ailleurs, c'est plus dans mes goûts.
M. BOQUET. — Si vous vouliez ma place, monsieur?
M. BELHAMY. — Non^ je VOUS en prie; je suis ici parfaitement.
l'RLMlÈRE VOlTURi;, PRÉCÉDANT LE CUAR.
Ecclésiastiques, Eiifanls de ciiœur, gens d'Église.