IM
A cause de leur charme , la plupart des tableaux de l'école française du xviii* siècle ont eu le privilège d'être distribués dans les appartements. Dans un des salons de M. Isaac, aux côtés de deux glaces en vis-à-vis, sont quatre Pater, deux Boucher et deux Fragonard, On ne saurait imaginer une décoration plus attrayante. Deux des Pater, liepos dans le parc et Plaisirs champêtres, viennent de la vente de lord Pembroke *. Le troisième est à peu près le pendant des Loisirs champêtres, achetés par lord Ilertford à la vente Demidolf. Le quatrième, gravé parLarmessin,est signé en toutes lettres, ce (jui est rare. Les deux Boucher, pastorales délicieuses, sont également gravés; l'un des deux, sous le titre : » le Mouton chéri, tiré du cabinet de M'"" la mar(|uise de Pompadour. » Les deux Fragonard, paysages féeriques, avec de jeunes enfants, la Main chaude et le Cheval fondu, sont de sa première manière, où de vifs empâtements dans les clairs et de légers frottis dans les fonds rappellent Watteau. Ils proviennent de l'ancienne galerie de M. Hope, qui les avait donnés à la belle M'"" Jeimy Colon. Je n'en connais p;is de plus francs, de plus purs, d(* plus délicieux.
Tout récemment, deux Lancret viennent aussi d'entrer chez M. Isaac : le portrait (h; mademoiscîlle (lamargo, gravé par Laïu'enl (lars, et le portrait de mad<Mnoiselle Salle, gravé par N. de Larmessin, tous deux ayant appartenu au (îrand Frédéric, Il ne man<jue plus (pi'une belle paire de
1. Piiyôcs 10,000 francs à la vcnU' Rlioni"! De la iii^mo vcnlo (irovii'niifnl lo Koekkoek. payo :J.H00 francs, le Verboerkhoien. pave :J,000 francs, etc.