‹ Galerie des contemporainsChapitre 12 sur 29 · ADOLPHE GUÉROULT · texte numérisé non relu

ADOLPHE GUÉROULT

mais sur ces entrefaites, la révolution du 24 février éclata comme un coup de foudre.

Le gouvernement provisoire, qui tenait en état de suspicion tout ce qui était sorti du ministère du 29 octobre, destitua M. Adolphe Guéroult. Il revint à Paris et, ne s’occupant en rien de sa position personnelle, il ne considéra plus que le triomphe des idées démocratiques auxquelles il appartenait. On le vit donc faire partie de la rédaction du Crédit , journal fondé par M. Ch. Duveyrier, et de la République, tribune du parti libéral avancé que M. Eugène Bareste venait d’élever. Il y écrivit sans interruption, jusqu’à l’heure du coup d’État qui supprima cette feuille.

Après l’acte du 2 décembre, M. Adolphe Guéroult écrivit quelque temps à Y Industrie, journal dont le titre accuse suffisamment la spécialité. En raison de ses relations avec les hommes de l’ancienne École saint-simonienne, il devint sous-chef du Crédit foncier de France. En 1857, après la suppression temporaire de la Presse, il écrivit dans ce journal, dont il devint le rédacteur en chef réel. Un changement survenu dans la propriété l’ayant décidé à sortir, il demanda à Napoléon III et obtint la

permission de fonder une autre feuille quotidienne sous le titre de l’Opinion Nationale, dont il est le rédacteur en chef.

Homme de goût, savant et artiste tout ensemble, M. Adolphe Guéroult a su donner très-rapidement à ce nouvel organe de la démocratie une certaine autorité et un grand succès. Dans ces derniers temps il a eu à soutenir diverses polémiques avec plusieurs écrivains de l’opposition, notamment avec M. Eugène Pelletan; il a constamment cherché à établir que s’il a placé ailleurs l’espoir de voir réaliser ses anciennes idées, il n’avait jamais varié sur le fond de ces idées elles-mêmes.

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