RUE LAFFITTE
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PRÉFACE
L’histoire des sciences naturelles est, à proprement parler, celle du développement de l’esprit humain et de la civilisation. C’est en étudiant la nature que l’homme a pu acquérir les connaissances nécessaires à la satisfaction de ses besoins matériels et intellectuels. Tout ce qu’il lui fallait pour se protéger contre le climat, la température et ses autres ennemis, pour se procurer sa nourriture, pour rétablir sa santé, l’homme l’arrachait à la nature. C’est donc à son étude qu’il faut reporter les avantages de la civilisation.
De tous les êtres vivants, l’homme seul a reçu la raison en partage ; mais, moins sûre et moins active que l’instinct qui domine chez les animaux, l’intelligence de l’homme hésite, tâtonne et progresse lentement. La civilisation n’est pas l’œuvre d’un jour ; elle est le résultat de ce que les siècles écoulés nous ont léguéde découvertes, de science, de chefs-d’œuvre.
Chaque génération a pour tâche de conserver
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les connaissances acquises, pour les transmettre, accrues par de nouveaux efforts, aux générations à venir. C’est un magnifique monument dont les matériaux exigent une longue préparation, les efforts d’une foule de travailleurs, et qui s’accumulent jusqu’à ce qu’il se présente de loin en loin quelque cerveau puissant pour les mettre en œuvre.
Nous avons tenté de présenter dans cetouvrage le tableau de ces efforts et de leurs résultats, en retraçant l’histoire de la civilisation par les progrès des sciences naturelles à travers les siècles, depuis leur origine jusqu’à nos jours ; en racontant la vie et les travaux des savants illustres qu’un élan noble et généreux a portés à poursuivre sans relâche, et souvent au milieu des privations et des dangers, la science et la vérité.
L’ouvrage est divisé en trois parties.
La première est consacrée aux origines des sciences, à leur évolution primitive dans l’antiquité. C’est une esquisse à grands traits des événements plutôt que des hommes.
La seconde partie comprend le moyen àgœ et la Renaissance, époques fécondes où les sciences, bientôt débarrassées de leurs langues, se développeront rapidement pour atteindre au magnifique
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épanouissement qu’elles nous offrent aujourd'hui.
Dans la troisième partie enfin, nous avons tenté de faire revivre les grands naturalistes auxquels nous devons le splendide édifice de la science moderne.
Que de nobles exemples, que de modèles de persévérance et d’abnég*ation nous offrent la vie et les travaux de ces hommes remarquables qui, parfois issus de familles obscures, se sont élevés au premier rang1 par leur travail, leur courag’e et leur g'énie !
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