‹ Galerie du XVIIIe siècle (volume 3)Chapitre 7 sur 18 · BOURDALOUE · texte numérisé non relu

BOURDALOUE

Il parut à Paris avec tant d'éclat, que Louis XIY voulut l'entendre. Le roi en fut si content, qu'il l'envoya à Montpellier; et la station qu'il y prêcha convertit plus de protestants que les exécutions de Basville. Le roi lui dit un jour : (( Mon père, vous devez être content de moi ; Mme de Montespan est à Glagny. — Oui, sire, répondit Bourdaloue ; mais Dieu serait plus satisfait si Glagny était à cent lieues de Versailles. » Mme de Maintenon voulut le choisir pour directeur. Il n'y consentit qu'à condition qu'il ne lui donnerait qu'un jour par an. C'est ainsi qu'il traitait en grand homme une fonction dont tant d'autres ne font qu'un métier. Le P. d'Arcy, jésuite, disait : « Quand le P. Bourdaloue prêchait à Rouen , les artisans quittaient leurs boutiques , les marchands leur commerce, les avocats le palais , et les médecins leurs malades ; j'y prêchai l'année d'après , je remis tout dans l'ordre. » Une dame de la cour, se confessant au P. Bourdaloue, lui demanda s'il y avait bien du mal d'aller aux

spectacles et de lire des romans : ce C'est à vous à me le dire, madame, » répondit le père.

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