‹ Galerie illustrée de la Compagnie de Jésus (volume 4)Chapitre 1 sur 4 · T. VI · texte numérisé non relu

T. VI

rVobîli (Robert de), né à Montepulciano, au mois de septembre 1577, entra au noviciat de Naples, en juin 1596. Neveu du Cardinal de Nobili, petit-neveu du Pape Jules 111, parent de Bellarmin, et par là-même exposé aux honneurs du monde dont la Cour Pontificale était disposée à le combler, il ne se crut à l'abri de toutes les grandeurs, que le jour où on lui permit de partir pour les Indes (1603). Le Père de Nobili, sans négliger ses fonctions apostoliques, acquit, au Maduré, où il fut envoyé, une connaissance approfondie de la langue, des mœurs, et des usages de cette partie de l'Inde. Non seulement le tamoul, le badaga et le malabare lui étaient devenus familiers; mais il les possédait assez bien pour les écrire avec élégance. En 1645, après 42 ans de travaux, on l'envoya au Collège de Jafanapatam, et en 1651 à celui de Méliapour, où il mourut, le 16 janvier 1656. Cf. de Backer, 11, \^Q\- Hamy, 2286-7.

]\fonnntte, Claude, Adrien, né h. Besançon, le 29 juillet 1711, entra au noviciat dans la province de Lyon, le 7 septembre 1730. A la fin de ses études, il s'appliqua à la prédication avec assez de succès pour qu'on le fît paraître dans les chaires de Paris, Amiens, Versailles et Turin. Ses connaissances historiques lui permirent de relever les nombreuses erreurs commises par Vollaire et de les réfuter dans son « Dictionnaire philosophique de la religion. » De 1751 à 1762, le Père Nonnotte habita tour à tour Avignon, Lyon, Besançon, Alais et Chambéry. En 1773, il se retira à Besançon, devint membre de l'Académie de cette ville, et y mourut, le 3 septembre 1793. Cf. de Backer, II, 1575 ; Hamy, 2288-9. Son frère Donat était bon peintre et maniait aussi le burin. Aussi n'est-on pas peu surpris de voir qu'il a consacré au soin de son propre portrait plus de temps qu'il n'en a mis à faire celui de son frère.

I\[otiyn, Philippe, né à Louvain, le 27 octobre 1599, admis dans la Compagnie de Jésus par le P. Charles Scribani, le 24 juin 1617, entra au noviciat de Matines, le 18 février 1618. Il remplissait au collège de Maestricht les offices de collecteur de dîmes, d'acheteur, et de procureur par intérim, quand il fut désigné par le parjure Jean Lansmann, comme un des membres du complot ourdi pour rendre la ville aux Espagnols. Son supplice fut précédé d'une torture cruelle. Le Frère Nottyn mourut, le 14 juillet 1638. Son portrait se trouve avec ceux des PP. Boddens et Pasman sur la planche 44 du Tome L

I^'ouet, Jacques, né à Mayenne, le 25 mars 1605, entra au noviciat de Rouen, le 1" septembre 1623. On lui fit revoir sa rhétorique au collège de Bourges (1625-6). Ses études terminées, il fut appliqué au gouvernement de plusieurs collèges, de 1651 à 1676, et en particulier de ceux d'Alençon et d'Arras. La maison professe de Paris devint enfin son séjour. Il n'avait pas attendu ces dernières années pour publier les traités ascétiques dont nous lui sommes redevables. Ses « Méditations ^^, la « ViedeJ.-C. dans /es Saints », L'<< homme d'oraison », la « Dévotipn à Jésus-Christ-», sont les plus connus de ses ouvrages. On y trouve toujours une solide doctrine. Le P. Jacques Nouet mourut à la Maison professe de Paris, où il remplissait les fonctions de père spirituel, le 21 mai 1680. Cf. de Backer, II, 1583; Hamy, 2292-2294.

]^oyelle (Charles de), né à Bruxelles, le 27 août 1615, entra au noviciat, le 29 septembre 1630. La plus grande partie de sa vie s'écoula à Rome dans les fonctions de substitut du secrétaire général et ensuite, pendant 21 ans, il remplit les fonctions d'Assistant pour l'Allemagne (1660-1681). Dès le 8 septembre 1664, le P. Oliva l'avait désigné pour remplir les fonctions de Vicaire Général. La 12" Congrégation s'ouvrit le 21 juin 1682 et, le

5 juillet, au premier tour du scrutin, tous les suffrages se réunirent sur le P. de Noyolle qui devint le 12' Général. Son gouvernement fut des plus sages et toujours inspiré par la connaissance très exacte de l'Institut. Lui-même s'efTorçait de donner l'exemple de la parfaite observation des Règles et des moindres coutumes. A la nouvelle de l'approche de sa mort, Innocent XI ne put retenir ses larmes, et non seulement ses inférieurs, mais encore des étrangers donnèrent des marques de la plus vive douleur. Le P. de Noyelle s'endormit dans le Seigneur, le 1 2 décembre 1 CSG. Il laissait en mourant au P. Dominique Marie Marini, Assistant d'Italie, les pouvoirs de Vicaire Général. Cf. de Backer, II, 1586; Hamy, 2295-2299.

I^uza (Aloys, La), né à Alicata en Sicile, le 21 juin 1591, entra au noviciat de Messine, le 16 janvier 1609, ou 16 janvier 1608, ou 16 février 1609. Ses études terminées, il se livra à la carrière apostolique des Missions. Des prodiges de toutes sortes favorisèrent son zèle. Par un privilège fort rare, loin de souffrir d'une voie aussi extraordinaire, sa vertu y trouva de puissants motifs pour s'élever à une plus grande hauteur. Le P. La Nuza mourut à Palerme, le 21 octobre 1656. Cf. de Backer, II, 633; Hamy, 2300-2303.

Odcscalelii, Charles, Cardinal, naquit à Rome, le 5 mars 1780. Sa famille avait donné un grand nombre de serviteurs dévoués à l'Église et plusieurs Odescalchi étaient parvenus aux plus hautes dignités. Lui-môme, à 52 ans, était Cardinal-Vicaire, Évèque de Sabine et joignait à cet honneur celui d'être chef de l'Ordre de Malle, quand, le 6 décembre 1838, il alla se présenter au noviciat de St-André du Quirinal. Devenu membre de la Compagnie de Jésus, à laquelle il fut plutôt montré que donné, le P. Charles Odescalchi mourut bientôt au collège de Modène, le 17 août 1841. Cf. de Backer, II, 1602; Hamy, 2304-2309. 11 y a dans les Albums de l'École Ste-Géneviève, rue Lhomond, Paris, un exemplaire du portrait choisi pour être reproduit dans la Galerie.

Ogilive, Jean, né à Strachill (Ecosse), en 1581, fit ses éludes classiques au collège Ecossais de Douai où le P. Cornélius à Lapide le compta parmi ses élèves. Le P. Alberi, provincial d'Autriche, l'admit au noviciat deBrunn en 1599, et le collège de Gratz revendique l'honneur de l'avoir possédé pendant ses études de théologie. Vers la fin de 1613, ou au commencement de 1614, il réussit à s'introduire dans sa patrie. Les catholiques de Glasgow s'empressèrent autour de lui. Malgré sa prudence, ses nombreux déguisements et toutes les autres précautions en usage, le P. Ogilvie fut trahi, jeté en prison, condamné comme prêtre et Jésuite et exécuté, près du lieuappeléJ'/'o«</rt^^, à Glasgow, le 10 mars 1615. Cf. Foley S. J., English Records ; J. Forbes, le Père Ogilvie; M. Bombardi, S. J. Undeni Grascenaen. Le portrait gravé que contient ce dernier ouvrage a paru le plus vraisemblable. Les autres ne sont que de pure fantaisie.

Oliva, Jean, Paul, né à Gênes, le 4 octobre 1600, fut admis au noviciat dans la province de Rome, le 22 décembre 1616. Il professâtes humanités, devint plus tard Supérieur du noviciat de St-André, Recteur du collège Germanique, enfin prédicateur de la Chambre Apostolique. Son éloquence fut admirée dans les grandes chaires de Rome et de l'Italie. La onzième Congrégation Générale assemblée à Rome, par ordre du P. Goswin Nickel, lui conféra, le 7 juin 1661", les pleins pouvoirs pour le Gouvernement de la Société, sous le titre de Vicaire Général, avec droit de future succession. Par la mort de son prédécesseur, le 31 juillet 1664, il devint ainsi Général de l'Ordre et le gouverna heureusement

jusqu'à sa mort arrivée à Rome, le 26 novembre 1681. Cf. de Bâcher, II, 1609; Hamy, 23h2-231;i.

Ollières (Jacques, François, Dieudonné, Marie d'), né à Longuyon, le 30 novembre 1722, fut admis au noviciat de Nancy, le 12 octobre 1742. II professa la 6°, la 5% la 4° et la 3" à Nancy, revit sa philosophie à Ponl-cà-Mousson (1748-9), professa la 4^ la 3° et la 2° à Laon, alla faire sa théologie à Reims (n.j2-G), tout en remplissant la charge de sousdirecteur au Séminaire diocésain, et fut ordonné prêtre en 1754. On lui fit faire à Nancy sa 3° année de probalion, 1756-7, puis il partit de Lorient pour la Mission de Chine en février 1758. Son zèle pour instruire les peuples du céleste Empire fut vraiment apostolique. Le P. d'Ollières mourut à Péking, le 24 décembre 1780. Cf. de Backer, II, 1612; Hamy, p. 143.

Oviedo, Jean, Antoine, né, le 25 juin 1670, à Santa Fè-de-Bogota dans le nouveau royaume de Grenade, entra au noviciat, le 7 janvier 1690. Ses études terminées, il professa la philosophie à Mexico, puis la théologie à Guatemala, et reçut dans cette ville le titre de Docteur en théologie. Nommé ensuite procureur à Madrid et à Rome, le P. Oviedo fut chargé de visiter les Philippines. De retour à Mexico, il fut Recteur du collège et, à deux reprises différentes Provincial. 11 mourut à Mexico, le 2 avril 1757 Cf. de Backer, II, 1663; son portrait gravé par Balthazar Troncoso se trouve, 22, rue des Fleurs, Toulouse, et au musée des Bollandistes à Bruxelles dans « Luzcano.Vida... Mejico. 1760. Impr. del Col. de S. Ildefonso. » La collection Hamy possède le cliché de ce portrait. C'est un document curieux. Si le Mexique, à celte époque, ne produisait pas d'artiste capable de mieux graver, pourquoi n'avait-il pas recours aux habiles graveurs de l'Europe ?

Pacetii, Camille, né vers 1697, se fit remarquer, d'après la légende gravée au bas de l'estampe, par son exacte observance des règles, beaucoup de mépris pour lui-même, un grand zèle et une dévotion particulière envers la Très-Sainte Vierge. Il mourut à Pérouse, le 8 mars 1754. On ne sait rien de plus sur ce personnage dont le nom ne se rencontre dans aucun des historiographes de la Compagnie de Jésus, ni dans les recueils bibliographiques. Le portrait gravé par Ant. Baralti d'après le tableau d'Antoine Maria Garbi mesure 397°"° sur 248. On en trouve un exemplaire dans la collection Desroziers-Cahier, à la Bibliothèque de l'École Sainte-Geneviève, rue Lhomond, Paris. Le soin avec lequel celte planche d'assez grande dimension a été exécutée montre que le P. Camille Pacetti s'était acquis quelque réputation, sinon par ses écrits, au moins par son ministère. Le portrait de Pacetti a paru digne d'être reproduit.

Paelieeo (Le Bienheureux François), né à Ponte di Lima (Portugal) en 1565, termina ses éludes au collège Saint-Antoine de Lisbonne et entra au noviciat de Coïmbre, sur la fin de l'année 1585. Il refît sa rhétorique, étudia la philosophie et partit en 1592 pour Goa. Sa théologie terminée, on le chargea du cours d'Écriture Sainte à Macao. En 1603, le P. Aquaviva lui envoya l'ordre de faire sa profession solennelle et de partir pour Méaco. Rappelé aux Indes, le P. Pacheco gouverna le collège de Macao (1609-1612), puis retourna au Japon. L'évêque Louis Cerqueira lui donna la charge de Vicaire-Général. En 1614,1a mort du prélat fit retomber sur lui tout le poids de l'administration diocésaine, au temps de la plus furieuse persécution. Le P. Général ajouta à tant de responsabilité le fardeau du gouvernement de la province, en 1622. Enfin traqué comme une bête fauve, le vaillant

missionnaire fut arrêté, puis condamné et, le 20 juin 1626, mis à mort à Nangasaki. Il a été béatifié par Pie IX le 7 juillet 1864. Cf. Patri(jnani ; Hamy, 2320. Un exemplaire de cette gravure se trouve à l'École Sainte-Geneviève, rue Lhomond, Paris.

Padial, Emmanuel, Vénérable, né à Grenade, le 23 avril 1661 , entra au noviciat de Séville, le 5 mai 1681, après avoir refusé un canonicat vacant par la mort de son frère aîné. A la fin de son noviciat, il suivit de nouveau le cours de rhétorique au collège de Carmona (de mai 1583 à août 1583). De là on l'envoya à Grenade ponr y faire sa théologie. Ses éludes terminées, le P. Padial professa la grammaire dans ce même collège et ensuite la philosophie pendant 6 ans. Il fut admis à la Profession en \ 687, nommé ministre, professeur de théologie, préfet des études et, en 1708, Recteur du collège de Grenade. C'est là qu'il mourut, le 28 avril 1725. Cf. Patriynani ; Hamy, 2321-2324. Il y a un portrait peint à Loyola.

Pallavicini (Cardinal Sforza), né à Rome, le 28 novembre 1607, fut d'abord engagé dans diverses prélatures et gouverneur de Jessi, de Camerino et d'Orvieto. Ayant renoncé à toutes ses dignités et à de brillantes espérances, il entra au noviciat, le 21 juin 1637. Au sortir de sa probation, on lui donna une chaire de philosophie au collège Romain. De 1641 (année de sa profession) à 1649, il fut chargé d'un cours de théologie, et, de 1649 à 1653, il dirigea les études de cette importante maison. Le Souverain Pontife lui donna l'ordre d'écrire l'histoire du Concile de Trente, et ensuite le nomma qualificateur du Saint-Office, puis examinateur de la doctrine des Jansénistes. Alexandre VII l'appela, en outre, un peu plus tard, à la congrégation de l'examen des évèques, et, enfin, le 19 avril 1657, le créa cardinal, mais ne le déclara pas publiquement avant le 10 novembre 1659. Pallavicini prit le titre de Saint-Sauveur-in-Lauro. Sa science et son mérite ne furent pas longtemps au service de l'Église après qu'il eut reçu l'honneur de la pourpre. Il mourut, le 5 juin 1667, assisté jusqu'au dernier soupir par le P. J. P. Oliva, Général de la Compagnie. En mourant, le Cardinal laissa tous ses biens à la maison du Noviciat,;dite de Saint-André-du-Quirinal. Cf. deDacker, II, 1693-1706 ; Hamy, 2326-2331. Palla-vicino, Nicolas, Maiie, né à Gênes en 1621, admis au noviciat en 1638, professa d'abord la grammaire et la rhétorique au collège Romain;et, sur la fin de ses études, fut chargé d'un cours de philosophie (1657-1062), puis de celui de théologie (1062-1676). A partir de cette dernière année, il n'eut plus d'autre fonction que de diriger les études. Peu d'hommes auraient pu le faire avec une égale aptitude. Poésie, éloquence, mathématiques. Écriture Sainte, scolastique, morale, patristique, tout lui paraissait facile, et ses productions, dans des genres si divers, furent toujours accueillies avec faveur. La Cour Pontificale le nomma théologien de la sacrée Pénitencerie, examinateur des évoques et qualificateur de la sacrée Inquisition, avec le titre de Revercndissimo. Enfin, à ces dignités s'ajouta l'honneur d'appartenir à l'Académie des Arcades, sous le nom de Sa/icii/s Boreus et d'être l'un des premiers membres de l'Académie fondée par Christine de Suède. Le P. Pallavicino mourut à Rome, le 15 décembre 1692. Cf. de Backer, II, 1693. Un exemplaire de ce portrait se trouve à la Ribliothèque de l'École Sainte-Geneviève, à Paris.

Pallu, Martin, né à Tours, le 7 décembre 1662, fut admis au noviciat de Paris, le 2 septembre 1678. Il professa la rhétorique au collège de Rouen, 1687-8, puis. Tannée suivante, à la Flèche, où, ses études terminées, il reprit les mêmes fonctions, 169i-5. C'est au séminaire de Séez, si l'on en croit le Calaloyus primiis de 1723, qu'il fut admis au degré

— sodé Profès,le 2 février 1696 '. Le P. Fallu séjourna à Orléans de 1700 à 1701. A partir de 1705, il ne paraît pas avoir quitté Paris ; 24 années de sa vie avaient été consacrées à la prédication, selon le catalogue mss. de 1723. Sa santé autrefois robuste, s'altéra. Comme il ne pouvait plus prêcher, il fallut se contenter de lui donner le ministère moins rude des congrégations de la Très Sainte Vierge, tantôt à Louis-le-Grand, tantôt à la Maison Professe. Parvenu à un âge avancé, le P. Pallu mourut à Paris, le 21 mai 1742. Cf. de Backer ; Hamy, 2232-2234. Le n" 2232, gravé par DauUé se trouve à l'École Sainte-Geneviève, rue Lhomond, Paris.

Parhamer, Ignace, né en 1715 à Schwanenstadt (Haute-Autriche), fut admis au noviciat en 1734, et devint un actif missionnaire. Plus tard, François!" et l'Archiduchesse Elisabeth le choisirent pour confesseur. Après la suppression de la Compagnie de Jésus, Marie Thérèse le nomma Doyen du Chapitre de Drozo en Hongrie. C'est là qu'il mourut, le r-^ avril 1786. Cf. de Backer, H. 1738 ; Hamy, 2339. Cette gravure se trouve à l'École Sainte-Geneviève, Paris.

I*arreniii,Dominique, né, le 1" septembre 1665, au Russey (diocèse de Besançon), fut admis au noviciat d'Avignon, le 1" septembre 1685. Il étudia la théologie à Avignon, 1693-7, et, au milieu de son 3° an, fut désigné pour la mission de Chine au commencement de 1698. Le P. Parrenin séjourna 43 ans dans ce vaste empire, et devint l'ami de l'Empereur Chang-Hi, qui se plaisait à s'entretenir avec lui de religion et de science. « Une constitution robuste, un air vénérable et prévenant, un port majestueux, une facilité étonnante à s'énoncer dans les différentes langues qu'il avait apprises, une mémoire heureuse, un esprit vif, juste et pénétrant, une multiplicité prodigieuse de connaissances l'ont fait considérer comme un homme accompli. » (Ménologe autographié.) Le P. Parrenin mourut, le 20 septembre 1741. Cf. Crétineau-Joly, V. p. 44, 51, 64. Éd. Poussielgue ; de Backer, II, \m\Hamy, 2337-8.

Parsons, Robert, né à Neither Stowey (Somersetshire), le 24 juin 1546, prit ses degrés universitaires à Balliol Collège (Oxford), et, dans un moment de faiblesse, prêta le serment d'allégeance pour conserver son titre de Fellow et sa situation de Tutor, avec tous leurs avantages. Comme il se refusait à consommer son apostasie, un décret du Recteur, Adam Squire, l'exila de l'Université en 1574. Parsons ne tarda pas à se repentir de sa faute, et fut bientôt admis au noviciat de Rome, le 25 juillet 1575, ordonné prêtre en 1578, et chargé d'organiser la mission d'Angleterre, dont le P. Everard Mercurian le nomma Supérieur (1580). Après l'arrestation elle martyre du B. Edmond Campion, aucun déguisement n'aurait pu le soustraire aux poursuites des émissaires de la Reine. Le P. Parsons, revint, non sans peine, sur le continent. Par ses soins, des collèges ou des séminaires s'ouvrirent : en 1582, à Eu ; en 1589, à Valladolid ; en 1591, à Sanlucar ; en 1592, à Séville et à Lisbonne; en 1593-, à St-Omer. Une vaste correspondance, de nombreux voyages, la composition de plusieurs livres, la direction du collège Anglais à Rome, etc., etc., n'empêchèrent jamais cet infatigable ouvrier de travailler à la conservation de la foi

• Le Catalogus primus (mss.)provincix Francise pour 1723 dit qu'il fit profession en 1696 â Séez, in seminario Sagiensi. Cependant les PP. ne fuient appelés à diriger cette maison qu'en 1711 par Mgr Dominique Barnabe Turgot de Saint-Clair. C'est, sans doute, une erreur du Catalogus primus.

- L'origine du collège Anglais à St-Omer remonte bien à 1592. Mais il fut d'abord placé sous la direction du P. Barrett, prêtre séculier de Reims et les PP. de la Compagnie n'en furent pas exclusivement chargés avant 1593.

en Angleterre ou à la fondation d'œuvres capables d'arracher ce royaume à l'hérésie. Le P. Parsons mourut à Rome, le 15 avril 1610. Cf. de Backer, II, 1789 ; Hamy, 2354-2360.

Pasnian, Gérard, né à Wesel, le 24 juin 1588, fut admis au noviciat, le 30 novembre 1608. Il professa la grammaire (1614-5) à Bois-le-Duc et à Ruremonde. Ses études terminées, on l'envoya au collège de Maestricht (1625), pour remplir la charge de procureur. Treize ans plus tard, il fut désigné à la haine des Calvinistes par le brasseur Jean Lansmann, et accusé d'avoir conspiré pour rendre la ville aux Espagnols. Exposé aux mêmes tourments que son Recteur, le P. Boddens, et le F. Nottyn, le P. Pasman fut décapité, le 20 juillet 1638. Extrait des Archives de la province de Hollande. Cf. Hamy, Essai sur l'Iconographie de la Compagnie de Jésus. Paris. Rapilly, p. 145.

Pavani, Vincent, né à Ferrare, le 24 février 1771 , fut admis au noviciat, le 23 octobre 1804, et à la profession, le 2 février 1815. Du 2 janvier 1818 au 23 novembre 1822, il fut Recteur et maître des novices à Saint-André-du-Quirinal. Le P. Général, Louis Fortis, lui confia ensuite le gouvernement de la province de Rome. En 1829, la 21° Congrégation Générale le nomma Assistant d'Italie, près du T. R. P. Roothaan. Le P. Pavani mourut au Gesù de Rome, le 28 février 1842. Cf. Hamy, 2343.

Pazmany (Le Cardinal Pierre), né le 1" octobre 1570, àGrosswardein, se convertit à la foi catholique à l'âge de 13 ans, et fut admis au noviciat en 1587. Ses progrès dans la vertu comme dans les lettres et les sciences furent rapides. En 1607, il fut reçu au nombre des Profès, chargé du cours de philosophie, et bientôt après de celui de théologie à l'Université de Gralz, où on lui conféra le titre de Docteur dans l'une et l'autre facultés. L'eslime que professait pour son éloquence et son savoir l'éminent Primat de Hongrie, le Cardinal Forgach, détermina ses supérieurs à employer au ministère apostolique un orateur si bien apprécié. Ses prédications eurent un succès retentissant. Après la mort de Forgach, les Magnats et l'Empereur Malhias obtinrent de Paul V un ordre qui enjoignait à Pazmany, non seulement d'accepter la prévôté de Turocz, mais de se faire sacrer archevêque de Gran (28 novembre 1616). Plus tard, Ferdinand H obtint pour lui le chapeau de Cardinal, avec le titre de S. Jérôme des lUyriens. Ces hautes dignités n'altérèrent jamais son zèle ni son affection pour ses anciens confrères. Pazmany dota avec une générosité princière les collèges ou séminaires de Tyrnau, Raab et Hommonay, et fonda le riche collège de Presbourg, puis le séminaire de Vienne. En reconnaissance de tous ces bienfaits chaque prêtre de la Compagnie de Jésus reçut l'ordre de célébrer neuf fois le saint Sacrifice de la messe, après la mort du Cardinal arrivée à Presbourg, le 19 mars 1637. Ç,L de Backer, 11,1830; Hamy, 2344-5. La collection Hamy possède la belle estampe de Kilian.

Pedrusi, Paul, né à Mantoue, le 16 août 1644, fut admis, dès l'âge de 15 ans, au noviciat. Les connaissances nombreuses et variées dont il avait fait preuve au cours de ses études, déterminèrent le duc de Parme, Ranuce, à lui confier le soin de classer son riche médailler. Le P. Pedrusi mourut au collège de Parme, le 20 janvier 1720. Cf. de Backer, W, 1834 ; Hamy, 2346.

Peikliart, François né à Vienne, le 14 janvier 1684, fut admis au noviciat à l'âge de 15 ans. A la fin de ses études, il fit la Profession solennelle. Son talent d'orateur sacré fut très admiré, dès ses débuts, dans la chaire du collège de Linz, puis à Vienne, où il prêcha pendant un quart de siècle dans l'église Métropolitaine. Zélé missionnaire, autant que bon Controversiste, le P. Peikhart ti-availlail sans trêve ni relâche au salut des âmes. Il mourut

à la Maison professe de Vienne, le 29 mai 1752. Cf. de Bâcher, II, 1839; Hamy, 2347.

Pepe, François, né le 17 février lG8i, à Civittà Campamarano (dioc. de Naples), entra au noviciat, le 10 avril 1698, professa à Capoue, à Naples et fut ensuite appliqué aux missions. Il mourut à Naples, le 8 mai 1759. Extrait de son Éloge historique par le P. Pierre degli Onofriide l'Oratoire, Naples, 1803. Cf. Haynij, 2348-9.

Pei'cîra, Benoît, né vers 1535 à Ruzafa, non loin de Valence (Espagne), fut admis au noviciat en 1552. Son savoir et son érudition déterminèrent les premiers supérieurs de l'ordre à lui confier au collège Romain la chaire d'humanités, puis successivement celles de philosophie, de théologie et d'Écriture Sainte. Le P. Pereira mourut, à Rome, le 6 mars 1610. Ce portrait est reproduit d'après un dessin in-folio, à la sanguine, fait dans le but de graver une planche qui pourtant ne paraît pas avoir été éditée. Cf. Hamy, p. 145.

Perpignan, Jean, né à Elche (Espagne), en 1530, fut admis dans l'Institut, le 30 octobre 1551. Ses leçons d'éloquence sacrée et profane furent très admirées à Coïmbre et à Rome. A Lyon et à Paris, il groupa autour de la chaire d'Écriture Sainte de nombreux auditeurs. « Marc Antoine Muret et Paul Manuce, dit le protestant deThou, se rangèrent parmi ses admirateurs. » Moissonné dans la fleur de l'âge et la maturité du talent, Perpignan mourut à Paris, le 28 octobre 1566. Peu d'hommes ont plus contribué que lui à mettre en relief l'instruction donnée par les premiers Jésuites dans leurs collèges. Comme Maldonat, Perpignan vit accourir à celui de Clermont l'élite de la jeunesse française avide de savoir et anxieuse de garder intact le dépôt de la foi menacé par le Protestantisme. Cf. Gaiideau. Étude sur le P. Perpignan ; Hamy, 2352-3.

Perrone, Jean, né à Chieri, le 11 mars 1794, embrassa l'état ecclésiastique, fit son cours de théologie à Turin, et y prit le grade de Docteur. Il entra dans la Compagnie, le 14 décembre 1815, fut promu de bonne heure au sacerdoce et nommé professeur de théologie à Orvieto, puis à Rome ; oti ses leçons ne tardèrent pas à lui attirer de nombreux disciples. En 1848,1a révolution l'éloigna de sa chaire, et l'Angleterre lui ouvrit un asile. Après cet éloignement forcé de trois ans, le P. Perrone revint au collège Romain dont il dirigea les études, tout en professant la théologie. Un peu plus tard, le collège de Ferrare fut confié à sa direction, puis enfin le collège Romain. Dans cette période de sa vie, la Cour Romaine décida de mettre à contribution les lumières d'un homme aussi versé dans la science théologique et de lui donner la charge de consulteur dans plusieurs congrégations. Déjà ses divers ouvrages l'avaient rendu célèbre dans le monde entier, et il s'est imprimé un grand nombre d'éditions en diverses langues de ses « Prselectiones theoloyicœ » en particulier. Une rare modestie et une fidélité scrupuleuse à observer toutes ses règles ont fait de ce savant un religieux modèle. Aussi peut-on le regarder comme une des gloires de son ordre. Le P. Perrone mourut à Castel-Gandolfo, le 28 août 1876. Ce portrait a été gravé d'après un tableau peint de la Galerie du collège de Mongré, à Villefranche (Rhône), grâce à l'obligeance du R. P. Dromart qui a bien voulu confier à l'éditeur plusieurs clichés de ces tableaux. Son nom a été oublié dans le nécrologe général imprimé en 1877.

Pérnssanlt, Sylvain, né, le 19 juillet 1679, à Bourges, fut admis au noviciat de Bordeaux, le 31 juillet 1694. Il étudia la philosophie (1696-1699), professa la grammaire, les humanités et la rhétorique (1699-1705) et consacra quatre années à l'étude de la théologie (1705-1709). Admis à la profession à Bordeaux, le 15 août 1712, le P, Pérussault fut appliqué au ministère de la prédication, à l'exception de trois années consacrées au gou-

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