‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 2)Chapitre 10 sur 141 · BATAILLE DE M0ND0VL~22 AVRIL · texte numérisé non relu

BATAILLE DE M0ND0VL~22 AVRIL

MORT Dé GBMKRAL mSGEL.

Aquarelle pu Basktti.

En se retirant ainsi devant les Français, le générai piémontais ne cbercbait qu'à gagner du temps , afin d'opérer, s'il le pouvait , sa jonction avec Tarmée autridiienne. Mais Bonaparte» qui devinait sa pensée, n*en était que plus pressé de l'atteindre et de lui porter des coups décisifs. L'extrême fatigue de ses troupes l'arrêtait seulement, u 11 tint alors un conseil de guerre au-

* HiÂMn àe$ fum* df b iMoInmIj par Jonriai, UTllI, p. 89-gi.

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que] les divisionnaires lurent mandés. Il y exposa i'état des choses sans rien d^;uiseri et les généraux , convaincus que l'armée serait perdue si on donnait le temps k Tennemi de se reconnattre, décidèrent unanimement une seconde attaque, malgré Ja fatigue et le découragement ^es troupes. »

Cependant le générai Semuier, qui suîviit tous les mouvements de l'année piémontaise, ne tarda pas à f atteindre près de Vîco. Le généra! Goili prit alors position à Mondovi, où il fut bientôt attaqué.

«La brigade Dommartin marclia droit sur le centre au poste de Bricpiet, défendu par Dichat, qui, selon son usage, l'accueillit chaudement. Les bataiUons républicains hésitent Colli se précipite sur eux avec la réserve, et les ramène tambour battant, de manière à &ire concevoir des craintes au générd Serrurier. Celui-ci ne voit de ressources qu*en appelant à son secours la brigade Fiorella , chargée d abord d'attaquer le flanc de l'ennemi, et ce mouvement réussit d'autant mieux, que ColU, dans ces entrefaites, était forcé de voler à iextrême droite, oii Guy eux menaçait de gagner Mondovi. Didiat, privé de soutien à l'instant où les deux brigades réjnihlicaines formées en colonnes proiondes allaient se précipiter sur lui, ne s'en défendit pas moins bien; mais ce général ayant été frappé d'un coup mortel, la perte d*un chef si estimé mit la consternation parmi ses soldats, qui se retirèrent en désordre. Forcé ainsi sur le centre, et menacé sur les deux flancs par Meynier et Guy eux, Coiii se décida alors à repasser !'£!<

lero sous Mondovi, où il jeta quelques bataillons, avec

ordre de l'évacuer dès que la retraite serait assurée. 11 rassembla ses forces a Fossano.

«Le général Stengel , voulant le harceler à la tête de quelles escadrons qui avaient franchi f ËUero et gffg;né le flanc gauche , devint victime de trop d'impétuosité. Chargé lui-mcme pai les dragons de la Reine, qui le culbutèrent, il tomba expirant aux mains des Piémontais avec une partie de son détachement; le reste ne trouva de sdut cpi*en repassant le torrent à la hâte. Les Pié* montais perdirent dans cette juiiiiin; environ nulle hommes, huit canons et onze drapeaux. Le magistrat de Mondovi apporta les clefs de la ville au vainqueur »

DCLXXX.

tlMTHJi^ m L'AÏUILE FiUNÇAl^Ë A B£N£.— 24 AVRIL 1796.

AquareUe par Backtti.

Le 2 3 avril, le lendemain de la hataille de Mondovi, le générai Coili proposa une suspension d'hostilités. Il faisait espérer la paix, mais le général Bonaparte , « fidèle & son plan , savait que , pour en assurer Tetécution et en obtenir Ions les résultats possibles, il ne fallait pas laisser aux alliés le temps de se reconnaître, et qu'à aucun prix il ne devait ralentir la rapidité de ses opérations. Il répondit que les négociations n*éprouveraient aucun obstacle à Paris , où l'on souhaitait la paix

' Hiilmn de» ^it«n«« la rMation, p»r Jomini , tb VIII , p. 95.

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«usai vivement qu'à Turin; mai» que, ne pouvant perdre le fruit de ses victoires , il ne suspendrait sa marche que

dans le cas où l'on mettrait à sa disposiiioa deux des trois forteresses de Coni, Tortone ou AleiLandrie.

« Le a 4 la cavalerie du général fieaumont, suivie de la division Masséna, occupa la ville de Bene^. »

DCLXXXI.

ENTRÉE DE VABMÉE FRANÇAISE A CHERASCO.^ S5 AVBIL 17iM.

«Le a 5 Sen^urier marcha à Fossano» où se trouvait le général GoUi; les deux corps, séparés par la Slura, se canonnèrent pendant quelques heures. La division

Masséna se dirigea sur Cheraico, ville revêtue d'une bonne enceinte palissadée et garnie de vingt-huit pièces de canon, que Tennemi ahandonna pendant la nuit. L'acquisition de cette petite place, importante à cause de sa position au confluent de la Stura et du Tanaro, procura un poste à Tabri d'un coup de main, trèspropre à établir les dépôts de première ligne ^. n

' Histoire des guems de la réitoUUioa, par Jomioi, t. VIII , p. 9S. * Ibid. p. 99.

DCLXXXIL

BOMBARnBlfENT ET PRISE DE FOSSAMO. ^ SO AVRIL 17M.

AquareUc par Baqstti.

hCoIIî s'étant retire surCarignan, la division Serrurier passa la Stura et entra à Fossano; celle du géaéral Augeieau B*empm d'Aiba K »

DCLXXXIIL

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