PRISE DES HAUTEURS DE S AINT-MICHEL. — 20 AVRIL
Aqaai^ par Bâontt.
Le géaéral GoUi, en se retirant du camp retranché
de Ceva , « avait pris pour couvrir Mondovi une exceiiente position sur les hauteurs qui encaissent la rive gauche de la Gursaglia jusqu'à son confluent dans le Ta> naro; sa droite, sous le générai Beliegarde, iqppuyant à Notre-Dame de Vico; le centre, sous Dîchat, à Saint- Michel; sa gauche, conmiandée par Vitali, jusque vers
> ni$ttmit9pmttiât Ut lèwhlmi. ptf Jomiai, t. Vni, p. 88-89.
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Lesegno ; tme réseire à la Bteooque. La gauche , couverte
parlcTanaro et la Cursaglia, n'était pas abordable, les * Sardes ayant rompu le pont de Pra, vis-à-vis Lesegno:
k la vérité ceux de Saint-Michel au centre , et de ia Torre à la droite, existaient encore; mais, outre que c*étaient de nK^TliaiUs ponts, leurs dtbuiichés se trouvaient hérissés de batteries i*asantcs parfaitement disposées. Malgré ces obstacles Bonaparte prescrivit d'assaillir Tennemi partout où il se présenterait.
« La position de Saint-Michd est un conti*e-fort de ia grande rhaine des Alpes, qui a d'un côté pour fossé ia Cursaglia, torrent impétueux, dont les bords, coupés à pic dans une terre argileuse, présentent un escarpement d'autant plus dangereux qu'on ne 1 aperçoit que de trèsprès. Le Tanaro, qui baigne le pied de l'autre revers du contre-fort, est aussi rapide , mais bien plus profond.
«Augereau, arrivé près du Tanaro, chaigea Jouhert de le reconnaître et de le passer. Ce brave officier, après avoir cherché inutilement un gué , se jeta , qu<»i([uc blessé, au milieu du torrent et parvint, après des cllorts inouïs, sur l'autre bord; mais, ses grenadiers ne pouvant le suivre, on fut obligé de retirer sa colonne hors de portée.
«Sur ia gauche le générai Guy eux, ayant trouvé un passage au-dessus de ia Torre , força bientôt Bellegarde i la retraite : Serrurier et Fiorella franchireni'le pont de Saint-Michel , et se logèrent dans le bourg; mais EU-
chat, quoique débordé et assailli de fronl, leur opposant une barrière impénétrable, donna le temps à GoUi de
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voiei a son recours avec des renforts, et de diriger la réserve sur le ilaoc des Français groupés autour du bourg. Les Piémontais, ranimés par l'arrivée de ces troupes, se précipitent sur leurs adversaires avec une valeur peu coiiiniuiie, et malgré les efforts de ceux-ci, les obligent à repasser le poat en désordre ^ » ^ *
Mais Bonaparte ayant ordonné de nouveiles dispositions pour Tattaque, le général GoUi n'attendit pas i'événenient.
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