‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 2)Chapitre 117 sur 141 · IV · texte numérisé non relu

IV

554 GALËHIES HlSTOhlQUKS

« Le 1 a décembre le Cygru , (jui se dirigeait sur Saînt- Pieire, fut obligé, paria présence de i ennemi en iorce supérieure, de mouiller au Céron, sous la protection des batteries de la côte. Ce jour même buit bâtiments ennemis, dont deux frégates et une corvette, vinrent attaquer ce brick. Les frégates lui envoyèrent leurs bordées, et trois j)ciiiclies protégées par eiies se dirigèrent sur U Cygne, Ëiies furent coulées avant de l'atteindre. Une des frégates s*approcba du brick français à demij)orl('r (le pistolet clans l'intention de l'aborder; mais la mitraiiie et la nj(Mi ([ueterie du. Cygne la forcèrent bientôt de s éloigner. Quatre nouvelles pénicbes accostèrent ce brick; mais des hommes dont elles étaient armées, dix-sept seuls, faits prisonniers, mirent le pied sur le pont : les autres avaient été extcruiiiiés. La division îuiglaise, maltraitée, et ayant eu au moins deux cents hommes tués ou noyés, prit le laïf e.

« Le Cygne n*a pas perdu un seul honune, cinq seulement ont été légèrement blessés. »

Les babitants de la Martinique témoignèrent la plus vive admiration pour la bravoure des défenseurs dm Cy(jne; et le commerce de Saiat*Piecre décerna, avec l'approbation de l'amiral Viilai'et, capitaine général de la colonie, une épée d'honneur au lieutenant Delresue. Aussitôt que Tempereur fut instruit de la conduite de cet officier, il f éleva au grade de capitaine de frégate K

' Travaux de la section bbtorique de la marine.

DCCCCXCIX.

L'ARmi^.f: frxncaise traverse les défilés do guadahrama.— au 24 décembre 180s.

L'ARMÉE KFVNNr.AISE TRAVERSE T.KS Î)I%FILÉS DU GUAD/\KKAMA.— 22 AU 24 DECEMBRE mS.

Alavi et La? ATI (d'^wv* Taorat). — i83&.

«Dans les premiers jours du mois de décembre on

apprit que les colonnes de l'arm^^e anglaise étaient en retraite et se dirigeaient vers la Corogne» où cllos devaient se rembàrquer. De nouvelles informations firent ensuite connaître qu*dles s'étaient arrêtées , et que le 1 6 elles étaient parties de Salamanque pour entrer en campagne. Dès le i5 la cavalt iie légère avait paru n Valladolid; toute l'armée anglaise passa le Diiero, et arriva le devant ie duc de Daimatie, à Saldagna.

«f Aussitôt que l'empereur en fut instruit à Madrid, il quitta cette capitale, le la décembre, pour marcher contre les Anglais , afm de leur couper la retraite et se porter sur leurs derrières* Le quartier générai était ie aS à Vifia-Gastin , le i5 & Tordesillas, et le 17 & Medina de Rio-Seco. Mais, quelque diligence que fissent les troupes françaises, le passage de la montagjie du Guadarrama , qui était couverte de neige , les pluies conti-

nuelles et le (Icbordeinenl des toiieiits retardèrent leur marche de deux jours »

Ml.

MADEMOISELLE DE SAINT SIMON SOLLICITANT LA GRACE DE SON PÈR£.~D£CEM&RE 1808.

Lapomo. — tSio.

Mil.

MADEMOISELLE DE SAINT-SIMON SOLLICITANT LA GRACE DE SON PÈRE.— DÉCEMBRE 1S08.

AiAtrt et Laiatk (d*«prè»LAroiiD). — i83S.

Le marquis de Sain^Sîmoii, ancien officier général

français , engagé au service d'Espagne depuis la révolution, se trouvait à Madrid lors du siège de ( ette ville. Après l'entrée des troupes firançaîses il 6it arrêté, et il allait être traduit devant une commission militaire , lorsque mademoiseUe de Saint-Simon se jeta aux genoux de Napoléon pom* lui demander la grâce de son père » qui lui l'ut accordée.

MIIL

NAPOLÉON A A6T0RGA. — JA^ViLh iëUU.

mmasua sa fait PsésERTia tis patflOHNiaas augiiAis, et

OBDOKMS DB LES TRAlTta AVEC DBS SOINS PAETICUUEBS*

Uirr. LecoMTt. — tSto

1 Vingt tt ttiûènM Boii«tîn de ramée d^Eepefoe.

MIV.

NAPOLEON A AbiÛhGA. — JÂNVILA 1609.

PSMPnBOR SB FAIT PIBSSIITBII UBS PRUOHIIIBBS A1I6LA15 , BT OBDOmn DB LES TBAITBB A¥IC DBS 8011IS PABTICULIBB9.

AlUÊX et Bâiu.ir (d'aprfet Hi»r. LtcoMTt). — i83S.

Depuis rarrivée de reinpereur au quartier général d'Astorga, les troupes françaises avaient eu plusieurs eugtigements avec Tannée ai]gk>-espagnole, qui se retirait du côté de la Gorogne.

«La route de Beuavente à Astorga est couverte de chevaux anglais morts, de voitures, d'c''(jni|Kif»cs, de caissons d'artillerie et de munitions de guerre. Ou a trouvé à Astorga des magasins de draps, de couvertures et d'outils de pionniers.

«L'empereur a chargé le duc de Dalmatie de la mission glorieuse de poui*suivre les Anglais jusqu'au lieu de leur embarquement.

« n y a deux routes d*Âstorga à VUla-Franca. Les Anglais passaient par celle de droite , les Espagnols suivaiêiit crilp do gaurhc; ils niarrhaiciiL .sans ordre ils ont été coupés et cernés par les chasseurs hanovriens. Un général de brigade et ime division entière, o£Bciers et s<rfdats, ont mis bas les armes; on lui a pris ses équipages, dix drapeaux et six pièces de canon.

«Depuis le 27 nous avons déjà fait à l emiemi plus de dix mille prisonniers, parmi lesquels sont quinze

558 GALEKIK5 HiSTÛKlQUES

cents An^ais. Nous lui avons pris plus de quatre cents

voilures do bagages et de munitions , quinze voitures de fusils, SCS magasins ( t ses hôpitaux de Benaventc, d'Astorga et de Bembibre. Dans ce dernier endroit, le magasin k poudre , qu*0 avait établi dans une église , a sauté.

M Sa uiajesU' a ordonné do traiter les prisonniers anglais avec les égards dus à des soldats qui, dans toutes les circonstances , ont manifesté des idées libérales et des sentiments dlionneur. Informée que, dans les lieux où les prisonniers sont rassemblés , et où se trouvent dix Espagnols contre un Anglais, les Espagnols maltraitent les Anglais et les dépouillent , elle a ordonné de séparer les uns des autres, et elle a prescrit, pour les Anglais, un traitement tout particulier ' . »

Page 1