ENTRÉE DE L'ARMÉE FRANÇAISE A MILAN. - 15 MAI
Aquarelle par Bacitti.
«Le î3 mai ie général Nfasséna se porta de Lodi sur Milan. La division Augereau y niarcba de Pavie. Bonaparte ik son entrée solennelle le 1 5 : ie comte de Mêla vint à sa rencontre à Melezuollo* Arrivé A la porte Roiiiaine, il y trouva la garde urbaine etprc.M|U(' luute la population de cette grande cité. Les compagnies de milices baissèrent les armes, les citoyens reçurent le général en chef avec des acclamations universelles ; la noblesse alla au devant de lui : il se rendit au palais de rarchevc^e, escorté par la garde miianaiso. u
* Atslov» Jie$ gnerm cfr ta fhob^^ . par Jomiiii , I. TIII, p. 1 98.
DL PÀLAiS DE V£RSA1LLE$. 55
La dtaddle de Milan avait une garnison autrichienne.
Bonaparte la fit investir et ordonna d'en presser le si/'gc. tt Le général Despinois fut cbai^gé de cette tâche et du commandement de la capitale. On convint avec les Autrichiens qu*il8 ne tireraient point sur la ville, mab seulement sur les troupes employées à Tattaque ^ »
DCCJV.
PRISE DE S0NCINO.~S4 UAI 1706.
AqwvfUe p«r BâVtTTi.
Lavant -garde de Tarm^c sr mit en marche poui' effectuer le passage de TOgiio. Le général Kilmaine, qui la commandait, arriva le ai à Soncino. dont il
s empara.
DCCV.
PRISE DE BINAâGO. — S5 MAI 1700.
Aquarelle par Bagetti.
Le 2 5 mai le générai en clicf de ] armée d'Italie quiiUi Milan pour se rendre à Brescia par Lodi : arrivé dans cette dernière viiie, il apprend du général Despinois que trois heures après son départ on avait sonné le tocsin dans toute la Lombard ie.
« A peine Bonaparte fut-il instruit de ce mouvement, qu'il retourna sur ses pas avec trois cents chevaux et
* Histoire liei tjaems de la rènolaùon . par Joniini, t. Vlfl, p. 139.
un bataillon de grenadiers... Une coloune mobile, aux ordres du général Lannes, se porta sur Binasco, où sept à huit cents paysans armés étaient rassemUés ; il les mit en fuite, en tua une centaine et brûla le village ^ n
DCCVI.
PAVIE lINLEVÉE D*A8SA11T. — M MAI 17(H».
Aquaidk p«r Bmitti.
C'était Pavie qui avait été le principal théâtre de l'insurrection : cinq & six mille paysans avaient été introduits dans la ville, et la garnison contiainle à se retirer dans le château.
« Le général en chef, voulant empêcher le désastre qui résulterait de la résistance de cette ville , envoya rarchevèquo de Milan porter au peuple soulevé une pioclaiiiallon pour le faire rentrer dans l'ordic. La démarche du préiat resta sans ciTet. Bonaparte se porta alors, le a 6 mai, sur les lieux. La ville était garnie de beaucoup de monde et semblait en état de se défendre; le château avait été forcé de capiluler faute de vivres et de munitions. Quelques coups de canon lui en t tu és et la ville sommée; mais Taveu^ement des insurgés étant à son comble, le général Dommartin fit placer de suite le sixième Bataillon de grenadiers en colonne serrée, la hache à la main, avec deux pièces de canon en téte : les portes furent enfoncées, la foule se dispersa et se sauva
* WÉlûirtdftsaemiiêlatèiMmm, parJoniini, i. VIII. p. 1 35- 137.
dans les maisons et sur les toits, essayant inutilement d'eniptjclicr les troupes françaises de pénétrer dans les rues , en les accablant de pierres. Bonaparte voulait &ire mettre le feu à la ville , lorsque la garnison du château revint saine et sauve , et lui épargna un acte aussi terrible »
DCCVIL