‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 2)Chapitre 20 sur 141 · BATAILLE D'ALTENKIRCHEN. ^ 4 JUIN I7M · texte numérisé non relu

BATAILLE D'ALTENKIRCHEN. ^ 4 JUIN I7M

Bit». fisLiAffoi. — 1839.

Uarmistice arrêté, parla convention de 1796, entre les armées françaises et autrichiennes sur les bords du Rhin, avait suspendu quelque temps les hostilités. Mais

le rappel du comte de Clerfayt semblait prouver que cette convention n'avait pas obtenu l'assentiment du cabinet de Vienne. Cependant les opérations de la guerre n'avaient pas encore repris leur cours , lorsque le général Wunnser rernt Tordre de s<^ rendre en [f ilie avec un corps d'élite de vingt-cinq mille hommes. En m Ame temps Farniée impériale opposée aux Français en Allemagne passait sous les ordres de Tan^hiduc Charles, à qui Ton avait adjoint le général Latour et le duc de Wurtemberg.

Du côté des Français, Jourdan était toujours à ia téte de farmée de Sambreet-Meuse, et le général Moreau avait succédé à Pichegru dans le commandement de celle du Rhin.

* ITwtotiv dff gntfff* if l« rvroiiifioii. par Jomini, I. VllI, p. i38.

5ë GÂLEAIES HISTORIQUES

Lorsque le moment d'agir fut enfiii luaiqué par la dénonciation que les Autrichiens firent de l'armistice , le général Jourdan se mit en devoir de prendre Tinitiative. A cet effet il ordonna à Kléber d*attaqaer le corps du duc de Wurtemberg , et de le pousser avec toute la vigueur possible sui^ la Luliii.

Kléber manœuvra quelques jours en vue des troupes autrichiennes » et eut avec elles quelques engagements. Le à juin il était devant le corps principal du duc de Wurtemberg, qui occupait les positions avantageuses de Kroppach et d'Aitcnkiidien.

«Un combat assez vif, mais inégal, s'engagea; la ca* v^erîe du gériéral Lefebvre, conduite par f intrépide Richepance, traversant le ravin devant Altcnkirclion , culbuta quelques escadrons autrichiens sm- les bataillons de Jordis; cette infanterie, déjà menacée à gauche, voulut se retirer; mais la tète de la colonne fîit bientôt gagnée de vitesse, chargée et forcée à mettre bas les armes. Le général Soult s'était av.iiicé en même temps sur Kroppach, comme il en avait l'ordre; bien qui! n*eut aucun engagement sérieux, son mouvement Contint la réserve que le duc de Wurtemberg avait établie sui' ce point, et qui, se trouvant menacée ellc-nirme, ne put prendre aucune part au combat. Les Autrichiens rassemblèrent alors leurs troupes vers Hochstebach et se retirèrent dans la nuit jusqu*à Freilingen, en aban> donnant quinze cents prisonniers , douze pièces de canon et quatre diapcaux ^ »

> Histoire Je» guerre» d» U iMatÎM, par Jomini, t VIII, p. 178-182.

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