‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 2)Chapitre 21 sur 141 · PASSAGE DO RHIN A KEHL. — 24 JUIN · texte numérisé non relu

PASSAGE DO RHIN A KEHL. — 24 JUIN

Le gt'iicral Moreatà avait pour instructions de passer le Uiuu et de porter la guerre en Allemagne , aussitôt après la reprise des hostilités. 11 avait profité de i'ar-*' mistîce pour se préparer i cette importante opération , et s'était décidé à traverser le Rhin à Strasbourg. Cette giande place lui olhail un point de départ excellent , et le fort de Kehl , <jpi*ii trouvait en lace de lui , était Êuûle  surprendre. Aussitôt donc que finit la suspension d*arnies, il alla (aire contre le camp retranché de Manheiin une fausse atlaijuc tjui lui réussit à luci veille, et resserra Tennemi dans ses lignes; puis une partie de rarmée firançaise fiit dirigée sur Strashoui^, pendant que d'autres troupes s'y rendaient d'Huningue. De faux bruits trompèrent les AuLi icliiens sur leur destination. Il était résolu que le passage s eilectuerait sur deux points ; dix mille hommes devaient le tenter à Gamhsheim, audessous de Strasboui|^, et quinze mille A Kefal. L*armée de Sambre-et-Mease, à l'extrême gauche de celle du Rhin, ayant la première attaqué l ennemi le 3i mai, le général Moreau , qui devait lier toutes ses opérations avec celles de Jourdan , se prépara k effectuer le passage : le mouvement de retraite que Jourdan avait été dans la nécessite d ordonner lui en faisait une loi.

ttLe 2 3 juin, après midi, les portes de Su^asbourg fureot tout à coup fermées, et Ton s'occupa eu toute diligence des derniers préparatifs de Tentreprise, différés jusqu'alors pour mieux en garder le secret.

«Trois fausses atlat[uos exécutées à Misesnheim , à la redoute d'Isaac et à Beclair, furent destinées à diviser Tattention et la résistance de fennemi.

«Le a3, à Tentrée de la nuit, les corps destinés au passage se tiouvèrent rassemblés sur deux points principaux : seize mille hommes au polygone, et sur les g^cis de la ville de Strasbourg» sous les ordres de Ferîno, et douze mille près de Gambsheim, sous ceux du générai Beaupuy. Le tout était commandé par Desaix.

«A minuit les euibarcations étaient descendues de i'Iii dans le bras Mabile, qu'elles remontèrent; les troupes s'y jetèrent avec vivacité, en observant néanmoins le plus profond sOence : le nombre des combattants sur ce premier transport était de deux mille cinq cents hommes.

«A une heure et demie le générai donna le signal du départ : le canon des fausses attaques se faisait déjà entendre et aurait dû donner l'éveil à l'ennemi \ cependant ce trajet s'exécuta très-heureusement. Les troupes débarquèrent sans tirer un coup de fusil; les postes ennemis n'eurent que le temps de faire une première décharge et de s'enfuir.

w L'adjudant général Deraeii emporta la batterie d'Krlenrhin malgré quelques coups de canon. »

Morean, dès qu'il eut réuni sur la rive droite des

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forces su£Bsantes pour comineDcer Fattaque, lança aussitôt ses bataillons contre Rehl. On aborda à la

baioimetto les deux redoutes autrichiennes, et elles furent promptement enlevées. L'artillerie trouvée dans le fort fut aussitôt tournée contre le général Stein , qui arrivait de son camp de Wilstett pour repousser les Français, ot qui fut repoussé lui même.

«Le potii (le bateaux, commencé le 24 à six heures du soir, fut achevé ie sS juin au matin. Les communications étant alors assurées , on fit défiler sur la rive droite les troupes k cheval , rartillerie légère des deux divisions elle reste de i miunterie du général Beaupuy »

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