‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 2)Chapitre 34 sur 141 · G«IM · texte numérisé non relu

G«IM

L'aniu .\J Sercey croisait à l ontr(''e du détroit de Maiac : le Ô septembre, au point du jour, on aperçut

> T. EL, p. 44.

dent voiles à toute vue sous le vent de f éseadre frafnçaise ; on ne fardsf pus & les reçonnahre |H>ur de grands

hatiiiionfs armés. Pour s'assurer si calaient dos vaisseaux de la compagnie des Indes ou des vaisseaux de ligne, Tamiral Sercey leur fit alors les signaux des vaîsseaut du roi d'Angleterre k ceux de la compagnie des 1fi(I( s : ils n'y rc'pondirrnt pas.

A midi la division ûançaise arbora ses pavillons : les vaisseaux ne firent point voir les leurs, et virèrent de bord comme pou^ fiiir. Les frégates françaises leur donnèrent la ^•hasse avec ardeur. En approchant les vaisseaux ennemis , on vit que c'étaient deux vaisseaux de soixante et quatorse, nommés l'Arrogant et le Victorieax. Vers deux heures et demie Fomiral Serce} fit reprendre aux frégates la route qv^elles tenaient auparavant « et les disposa CM ârux colormfs, afin d'être ;\ mémo de mettre l'ennemi entre deux feux s'il venait attaquer les forces françaises. Les vaisseaux, qui avaient continué de s'éloigner des frégates, firent porter sur elles k qutttre* heures et demie, et se couvrirent de voiles puui' leur appuyer chasse à leur tour.

Le général forma alors sa ligne de bataille avec les quatre plus fortes frégates dans cet ordre : lia ÇybHe, h Forte, la Seine et la Fertm, conservant un peu au vent de cette ligne la Pradenie et la liegéiiéréc , désignées comme escadre légère sous le commandement du capitaine de la Piudenfe Magon , pour envelopper f ennemi. Les vaisseaux ennemis se formèrent bientôt en ligne au vent des frètes, et se mirent à courir le même bord

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qu'elles. Bs parurent avoir finteotion d*atta([iier pendant la nuit, espérant profiter de quelque désordre causé psur i'abscur^é dans )'escadre fraaç^e , mais c^je manœuvra av^ ensemble et précûion. A dix heures, la sonde ayant aviené vingt brasses, le général £t virer de bord vent devant è la Cyhèle, afin de l'éloigner de la terre, et les autres frégates imitèrent cette manœuvre par la contre-marche. Les Anglais imitèrent cette évolution, et le lendemain 9 , au point du jour, ils se trouvaient à petite portée de canon des frégates de queue. A cinq heures et demie, rauiual Sercey, voyant que le coi^ibat devenait inévitable, résolut d'attaquer leniiemi. £n conséquence il frt virer de bord, et former lordre de bataille renversé, la Vtrta en tête. Dans cet ordre il poussa sa bordée de manière à gagner le vent aux vaisseaux. La Prudente et la Rétfénérée eciiangèrent pour naot d'ordre en cas d'abordage Magon et fFiUaamez, A fix heures et demie, le général fit le signe de commen-' cer le feu dès qu'on serait & portée. Les vaisseaux an> glaib liissèrent alors leur [)aviJlon. Le vaisseau de tête commença le combat à s(>])t ii cures et quelques minutes, en tirant plusieurs volées à la Verta, Celle-ci ne put lui riposter que lorsqu'à laissa arriver pour prdonger la ligne française h contre-bord, suivi de son couipa^non.

Ce mouvemcut s'exécuta lentement, à cause du peu de vent; et les frégates ta Vertu et h Seine demeurèrent longtemps exposées seules au feu des vaisseaux; elles soufBrirent toutes deux beaucoup, la Vertu, dans sa mâture et ses voiles, la Seine, par la quantité d'hommes

quon îuî mît hors de combat. Bientôt 1 ;i( tion devint générale ; mais les deui frégate» de l'escadre légère ne purent d'abord y prendre une part trèMctive, i cause de leur position à portée de fusil au vent de h Fofie et de la Cjhèlc, qu elles doublaient. Un quart d'beurc environ avant que loa tirât les premiers coups de canon, Ul Prudente avait fait à la Bégénérée le signal dont l'expression est : « aborder rennemi. » L*équipage de cdle-d Taccueillit aux cris cent fois répétés de vive la République! et attendit impatiemment le signal d'exécution. Il ne fut pas fait, sans doute à cause du calme, qui empêchait de manoeuvrer, et qui laissait à peine assez d'air aux firégates pour gouverner et se tenir en ligne. La Régénérée alors se laissa culei , la Vnidente lit de niLiiir. et ces deux irc<^ales , formant ainsi une seconde ligne édeutée avec celle des quatre autres, dles purent tirer sur Tennemi, la Régénérée, en dirigeant tout son feu entre la Forte et la Cybèle, et la Prudente, en dirigeant le sien en arrière de cette dernière. La Vertu en ce moment paraissait très-maltraitée; une de ses vergues avait été coupée par les boulets de Tennemi. La Régénérée allait demander & donner la remorque k cette I n ^ ite, lorsque le général fit signal à l'escadre légère d anùver et de serrer Tennemi au feu. Il fiadsait alors calme plat, et les frégates ne gouvernaient plus. La Régénérée mit un canot à la mer pour se faire abattre; mais tout ce qu'elle put faire fut de parvenir à prendre poste, à neuf heures, dans la première ligne , en arrière de la frégate du général. Dans cet instant, le premier vaisseau ennemi

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arriva tout plat ; il avait une vergue coupée. Une épaisse

fumée SOI uii de tous les côt^s de ce vaisseau : iJ avait le feu à bord , et ne s occupait plus qu'à tâcher de i'éteindre. Tous les efforts des frégates purent se réunir sur le vaisseau de queue. Il ne riposta que fiiiblement au feu de toute la division française , et fut bientôt dé-' gréé, criblé cl forcé de se retii*er. A onze heures, le feu cessa entièrement. Les deui vaisseaux anglais, tout délabrés, se traînaient péniblement. La division française, bien ralliée , reprit , sans forcer de voiles, sa route de la veille, formée sui'deux colonnes. La division française eut quarante-deux hommes tués et cent quatre blessés. On jugea par la lenteur des travaux à bord des vaisseaux ennemis qu'ib avaient perdu beaucoup de moudc.

DCCXXX.

LE GÉNÉRAL ALGRtlEAU AU PONT D'ARCOLfi. — 15 NOVEMBH£ 1796.

Bonaparte écrivait aux directeurs du quartier général de Vérone, le 29 brumaire an v (19 novembre

M Informé que le feld -maréchal Alvinzi, commandant l'armée de f empereur, s'approchait de Vérone, afin d'opérer sa jonction avec les divisions de son armée qui sont dans le Tyrol , je fdai le long de f Adige avec

les divisions d'Au^ereau et de Masséna; je fis jeter, pendant la nuit du a À au 2 5 , un pont de bateaux k Ronco,

où qous passâmes cette nvièife. Jespérais arriver dtm la matinée à Vilia-Nova , et là eniçver lea pam d*ai^ tiHerie de feoneml , les biigages, et attaquer i*année en-

lu juie par le flanc et ses derrières. Le quartier général du général Âivinzi était à Caldiero. Cependant ienuemi, qui av^it eu avis de quelques mouvements, avait eor voyé un régiment de Croates et qiie]((ues régiments hongrois dans le villa^i d'Arcole, cxtrcmcuieiit fort par sa position au milieu des marais et des canaux.

«Ce village arrêta iavant-gacde de l'armée pendant toute la journée. Ce fut en vain que tous les généraux/ sentant Timportance du temps, se précipitèrent à la télc pour obli;j;er nos colounes à passer le petit pont d'Arcole : trop de courage nuisit; il^ furent presque tous blessés. Augereau empoignant un drapeau le porta jusqu'à Texti^émité du pont; il resta là plusieurs minutes sans produire aui un eflet. Crpoudaiit il fallait passer ce {)ont ou loire un détour de plusieurs lieues qm nous aurait fait manquer toute notre opération ^ »

DCCXXXI.

LE GÉNÉRAL BONAPAKi E AU PONT D AhœLE. — 15 NOVEMBRE 17%

Atjoarelic p«r ËACKrri.

Le général Bcrthier ajoute dans son rapport, qui suit la lettre de Bonaparte :

« Le général en chef se porta avec tout son état^ma-

^ Campagnes de Bonaparle. par le généra) Beribier, p. aoi.

jor à ia tête de la division Aiigereau; il rappela à nos frères d'armes qu'ils étaient les mêmes ^ui avaient forcé le pont de Lodi. Il crut s apercevoir d'un moment d'enthousiasme et voulut en profiter, n se jette â bas de son cheval, saisit un drapeau, s'élance à la tête des grenadiers et court sur le pont en criant : « Suivez votre géiinérailn La colonne s'ébranle en un instant, et Ton était à trente pas du pont lorsque le feu terrible de l'ennemi frappa la colonne, la fit recider au moment même où l'ennemi allait prendre la iiiite. C'est dans cet instant que les généraux. Vignole et Lannes sont blessés , et que l'aide de camp du général en chef, Muiron» fut tué.

«Le général en chef et son état-major sont culbutés; le géïK i al en chef lui-même est renversé avec son cheval dans un marais, doù, sous le feu de l'ennemi, il est retiré avec peine; il remonte à cheval, la c(donne se ndlie et Tennemi n*ose sortir de ses retranchements.

«La nuit commençait lorsque le général Guy eux arrive sur le village d'Arcole avec valeur, et finit par remporter ; mais il se retira pendant la nuit après avoir fait beaucoup de prisonniers et enlevé quatre pièces de canon, n

DCCXXXII.

BATAILLE D AECOLE. — 16 ET 17 MOVBUBAE 1706.

BicLta d'Albi. — tSoi.

Le résultat de celte première journée avait été de forcer Alvinn à quitter sa redoutable position de Cal- IV. 5

diero. (i'oii il iiionarait Vérone, et h redescendre dans la plaine. Désormais les deux armées avaient pour champ de bataille lea deux chaussées étroites qui, à travers les marais, conduisent & Vérone, et sur lesqueiles le nombre devait perdre ses avantages.

On reucontra le lendcmam 16 novembre. Les Français chargent à la baïonnette, enfoncent les Autrichiens, en jettent un grand nombre dans le marais, et font beaucoup de prisonniers. Ils prennent des drapeaux et du canon. La nuit arrivée, Bonaparte replie encore ses colonnes, les ramène de dessus les digues, et les rallie sur Tautre rive de i* Adige, en attendant des nouvelies de Vaubois , qui tient à Rivoli contre le général Davidowich. Ces nouvelles sont rassurantes. Le parti est pris alors de tenter un troisième eâbrt pour consommer la dé- £ûte d'Aivinxi.

tt La nuit suivante, continue Berthier, le génénd en chef ordonna qu'on jetât un pont sur le canal, et une nouvelle attaque fut combinée pour le 17. La division du générai Masséna devait attaquer sur la chaussée de gauche, et celle du général Augereau, pour la troisième fois, le célèbre village d*Arcole, tandis qu'une autre colonne devait traverser le canal pour tourner ce village. Une partie de la garnison de Porto-Lcgnago , avec cinquante chevaux et quatre pièces d'artillerie, reçut l'ordre de tourner la gauche de f ennemi, afin d'établir une diversion.

« L'attaque commença à la pointe du Jour : le combat fut opiniâtre; la colonne de Masséna trouva moins d ohs-

tades; mais celle d'Augereau iut encore rejioiissée à Arcole , et se reployait en désordre sur le pont de Ronco lorsque ia division de Masséna, qui avait suivi ie mouvement rétrograde delà division d*Augercau, se trouva en mesure de se rejoindre à elle pour attaquer de nouveau ieuneim, qui fut mis en fuite cette fois, et qui, se voyant tourné par sa^gauche, (ai forcé à Arooie : idors ia déroute fut complète; il abandonna toutes ses positions et se retira pendant la nuit sur Vicence.

oI>ans ces différents combats nous avons fait à lennemi environ cinq mille prisonniers , dont cinquantesept officiers, tué ou blessé une énorme quantité d'hommes , enlevé quatre drapeaux et pris dix-huit pièces de canon, beaucoup de caissons, plusieurs baquets cbargés de pontons» et une multitude d'échelles que iarmée autrichienne s*était procurées dans le dessein d'escalader Vérone ^i»

DCCXXXIIL, BATAILLE DE BITOLL — 11 JAFmER 1707.

DBPBKSB DK L'ABMl^B FRANÇAISE A FERBARA.

AnfoÊBéèê pv BA««nt.

> Campagneê de Bonaparie, ptr le général Bcrlliier, p. so6>9io8.

DCGXXXIV.

PAISE DES UONTS GORONA ET PIPOLO.

Aqmidb par Bmiitti.

DCCXXXV.

BATAIUE de RIVOU. » 14 JANVIER 1707.

LE GéNÉBAL IOUBIHT RttRBRl» LB PLÈTEkn DB BITOLI.

AscniTi DuAT. — t63S.

DCCXXXVI.

Coaaiar.

DCCXXXVIL

BATAUXE de RIVOLL — 14 JANVIER 1707.

BiCtKR d'Albb. — i8o4.

DCCXXXVIII.

Lâfàmxt (d'apfte C*atm Vianr). — i836.

DCGXXXIX.

Aquanila par Rtami.

DCGXL.

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