BATAILLE D^HÉUOPOLIS (BASSE EGYPTE). — 90 MAI
CooaiST cl GttAiDiT. — 1S37.
Bonaparte en quittant TÉgypte avait laissé à Riéber le
commandement de i'armi c. La victoire d'Abonkir, en fiusant respecter ics vainqueurs , avait rendu io grand vizir plus prudent, et il s'était empressé d'écouter les propositions de paix qui avaient été précédemment adressées à la Sublime Porte et renouvelées par le général Bonaparte avant son dcpart. li y mit la condition de ne rion stipuler sans le concours de l'AngleteiTe et de la Russie. uTous les obstades ayant été aplanis, la négociation dla vite, et le 26 janvier les plénipotentiaires respectifs signèrent à Ell-Arich la convention définitive dé\ a< nation , qui fut ratifiée quatre jouis après par le générai en chef. »
A|ais alors qu*en vertu de ce traité Tarmée française se disposait k quitter le Caire, le générai Riéber apprend qu'une formalité ayant été omise TAng^eterre se refuse à reconnaître le traité.
«La position était critique, Tarmée ottomane ne campait qu*à une demi-marche du Caire , les forts étaient
■ Précis ée$ Mntment» mifiteiiv», par le général Mathieu Dumas, t. UI,p. 17s.
désannés et les munitions de guerre en route pour Alexandrie.
*« L rirni( e sVtablit rn a^ ant do la ville et apprit le changement qui venait de s'opei cr par la mise à l'ordre de la lettre de Keitb, à iacpielle le général en chef n'avait joint que ce peu de mots : « On ne répond àde Uh « refus ifue par îa victoire; préparez-votts à combattre, n
«C'est également, ajoute Jomini', dans le même temps que le générai Klébcr apprit par le colond Latour-Maubourg, qui arrivait de France, févénement du 1 8 brumaire et la nomination de Bonaparte au consulat.
Pour gagner du temps, Kléber rlierclia h ou\iir de nouvelles coniercnces avec le grand vizir. Il le somma de reprendre la route de Syrie et demanda que les deux armées respective rentrassent dans les positions qu'elles occupaient avant la convention.
Ayant rerumu k poa.sr négative, il marche à TeniH mi.
<i L'armée française , rangée dans les plaines de la Coubée , aux portes du Caire , s'avança dans le silence de la nuit.
ftLes deux divisions d'infanterie étaient formées en quatre bataillons carrés, chacun d'une brigade. L'artillerie légère était placée dans les intervalles des bataillons. La réserve avec le parc suivait de près.
aCest dans cet ordre que IQéber, à la tête de dix mille liuiiimes environ, marchait à la rencontre des Ottomans , forts de près de quatre-vingt niille hommes. Mourad-fiey avait amené tous ses mameluks, et, comme
' Histoire des guerres de la rétotitioa, t. XIII , p. 4oa -4o5.