‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 2)Chapitre 53 sur 141 · IV · texte numérisé non relu

IV

« une neutralité année, faisant cette fob des vœux pour lea infidèlés, dont il préférait la domination à celle de

vieux et ii i éconciliabics ennemis , il attendit la décision de la bataille sans y prendre part.

« L'affiiire fut promptement décidée. Les Français s*é^ lancèrent avec une ardeur égale au danger, car c'était bien là ipi*fl ftdlait Taîncre ou mourir. Pendant qu*ils renversaient devant eux tout ce qui s'opposait h leur marche, une immense cavalerie, composée d'osmanlis et des mameluks d'Ibrahim-Bey, sans trop s'inquiéter de ce <|ui se passait , se j eta sur les derrières de f armée française , et , faisant un détour dans les terres , vint s'emparer du Caire.

«Kléber, poursuivant ses succès avec acharnement, força le grand viair à prendre la fuite. Yousef-Pacha ne put parvenir une seule fois à rallier ses troupes épanes et dans une confusion inexprimable. Nassif-Pacba, instruit du mouvement d'Ibi nhiin-Bev sur le Caire et voyant

le grand vizir dans une position désespérée, prit également le parti de se jeter dans cette ville.

« Les deux mille bommes restés k la garde des forts

et du quartier général , sous les ordres des généraux Verdier et Zayonclieck, firent risi^taitce. Le géiR i al kleber, averti par la canonnade , envoya des secours et se hâta de se diriger sur le Caire , à mesure qu'il dispersait devant lui les dernières masses des Ottomans.

Kléber et Mouiad IJev eurent une entrevue après la bataille. « Ils se jurèrent une alliance que Mourad maintint rdigieusement jusqu'à sa mort.

«Kléber lui confia le gouvernement de la baute

Égyptr, qu i! occupa ( anime tributaire et au nom de rarmèe ii-ançaise ' . »

DCCCIV.

L*ARIIÉB niA!4ÇAIS£ TRAVERSE LE DÉFILÉ D ALBAREDO. PRàS DU FORT DE BARD. — SI MAI 1800.

Uoicia. — 181 1.

L'armé française , après le passage du Saint-Bernard , croyait avoir fVanclii tous les obstacles, («lorsque tout à coup elle fut arrêtée par le canon du fort de Bard.

« Ce fort, entre Âoste et Ivrée, est situé sur un mamelon conique el entre deux montagnes, à vingt-cinq toises l'une de l'autre; à son pied coule le torrent de la Dora, dont il ferme absolument la vallée ; la route passe dans les fortifications de la ville de Bard, qui a une enceinte et est dominée par le feu du fort. Les officiers du génie attachés k Tavant-garde s'approcbérent pour reconnsdtre un passage, et firent le rappoit quii non existait pas d'autre que celui de la ville. Le général Lannes ordonna dans la nuit une attaque pour tâter le fort, mais il était partout à f abri d*un coup de main.

it Mais le premier consul « déji arrivé à Aoste , se porta aussitôt devant Bard : il gravit sur la montagne de gauche le rocber Albaredo, qui domine û la fois et la ville et le fort , et bientôt reconnut la possibilité de s'emparer de la viUe. n n*y avait pas un moment à perdre : le 9 1 , à la

■ Précis des èvinemiits miUiùrtt, par i« général Mathitu DunUt t. VI, f. i36-t43.

164 GAL£R1£S UISTORIQUËS

nuit tombante , la cinquante-huitième demi-brigade ,

conduite par le chef Dufoiir, escalada 1 tiiceinte et s'empara de la ville , qui n est séparée du fort que par le tor^ rent de la Dora. Vainement toute la nuit il plut une grêle de mitraille à une demi^portée de iîisil sur les Français qui étaient dans la ville : ils s'y maintinrent.

« L infanterie et la cavalerie passèrent un à un par le sentier de la montagne de gauche , qu avait gravie le premier consul, et où jamais n'avait passé aucim cbeval; c'était un sentier connu seulement des cbevriers ^. »

DCGGV.

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