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çaiso renversa tuutes les masses qui lui furent successivement opposées.
<c Ceci se passait au moment même où le général Ney enfonçait, à la sortie du défilé, vers Hobeidinden, les bataillons qui tentaient de s'y maintenir. On vit alors celte énoi-me colonne, pressée de toutes parts dans le défdé, tou^r^iiionner, rompre ses rangs et se précipiter
en désordre«dans la forêt Quatre-vingt-sept pièces
d*artillerie furent abandonnées sur la chaussée couverte de cadavres, de blessés, de cbevauxépoii vantés, d'armes et de drbris de toute espèce. Ce lut au milieu de celte scène de carnage que les troupes de Ney et de Richepance se reconnurent, et annoncèrent par leurs cris de victoire que la réunion était opérée.
« A quatre beures du soir, onze mille prisonniers, dont cent soixante et dix-neui olliciers, les généraux Deroy et Spanocchi, cent pièces de canon, étaient entre les mains des Français ^ »
DCCCXLV.
PAââAti£ D(J MINCIO; B\l II LE DE P0Z20L0.*â5 DÉCËMBUE 1800.
Joot (d'aprèi Bcllargé). — lâoo.
Larmistice ne fut dénoncé en Italie que ie 5 décembre, et les hostilités étaient à peine commencées
' Précis <l(s événeiuthU militmiti, par le g<;iicral Mathieu Dumas, t. V, p. g« 1 29.
que déjà la nouvelle de la victoire de Hobeolinden avait parcouru tous les rangs de l'année.
Le général Brune remplaçait Masséna dans le corn-
mandement général Ij s iruiipcs liaiK aises étaient établies en avant de i Oglio et de la Chièse, séparées de l*armée impériale par le Mincio. Le général Delmas commandait f avant-garde, Dupont Taile droite, Suchet le centre, Moncey la gauche» et Michaud la réserve.
La ligne aulri( liienne, sur la rive gauche du Pù, entre cette rivière et le lac de Garda, était soutenue par trois ^ces fortes, Borghetto, Peschiera et Mantoue , hérissées de redoutes et de forteresses munies d*une nombreuse artillerie.
Le général Brune, qui voulait porter la guerre au delà de l'Adige, avait résolu d'exécuter le passage du Mincio de vive force, «près du lac Garda et du pied des montagnes, pour s*assurer l'avantage des positions avant et après le [)assage, afin de n'avoii* qu'un moindre intervalle à franchii' entre cette rivière et l'Adige , et de manœuvrer sur un terrain moins propre au déploiement de la nombreuse cavalerie des Autricbiens. »
U avait en conséquence transmis ses ordres à tous les commaiàclants des divers corps de son armée. Le général Dupont devait se porter à la Volta avec le sien , coni posé d'environ huit à neuf mille honunes, destiné à exécuter une fausse manœuvre, «en jetant un pont à Molino deUa Voita, en face de Poszolo, pendant que le grand passage s'exéeuterail le même jour. 'î5 décembre, à Montezambano ; le lieutenant général Suchet. en
quittant la Voita pour remonter le fleuve et se réunir à Tafle gauche, à Tavant-garde et à la réserve , pour le passage de Monteianibano.
« Un retard survenu dans la réunion des troupes au
rendez-vous jTt ntral s\ispendant le passage à Montczainbano^, le gênerai Dupont reçut l'ordre de ne commencer aucune action importante sur la rive gauche ; mais il était trop tard: Taffidre était fortement engagée; il fallait livrer ou recevoir la bataille; la moindre hésitation entraînait la perle totale do tout ce qui avait passé le pont. »
On se trouvait en présence d*un corps de l'armée autrichienne fort de quarante -cinq bataillons et donse régiments de cavalerie (environ quarante mifle hommes), et on se battait déjà à Pozzolo.
Le corps d'armée du général Dupont, engagé conli^e des forces supérieures, fiit à plusieurs intervalles secouru pendant faction par quelques divisions du générai Suchet. Le général Bellegarde , ayant concentré ses attaques sui' Pozzulu , Liait parvenu ,i s Cn omparer. «Le pont était à découvert : une colonne autrichienne longeant le Mincio n'en était pas éloignée de plus de cent toises. Dans cette situation presque désespérée, le général Dupont, ralliant la division Monnicr, que ceUe de Gazan vint soutenir, et saisissant nn moment d'hésitation de J'ennenii, ordonna une charge générale sur toute In ligne. Elle fat exécutée avec tant d'ensemble et d'impétuosité, et si bien secondée par les feux bien dirigés de la rive droite, que les Autrirhiens perdirent en un instant tout le terrain qu'ils avaient gagne. Le général W atrin leur
enleva près de mille prisonniers , un drapeau et cinq
pièces de canon, i^o généi al (ju/.aii aUuqua à la baïonnette et reprit le YiUage de Pozzoio. j»
On se iMittait de part et d'autre avec on acharnement sans égd; les soccès de Hohenlinden animaient les troupes françaises d'une généreuse émulation. Le combat, commencé des le matin, ne se tennina que dans la nuit; le village de Pozsolo fut pris et repris jusqu^à trois fois.
«Les Autrichiens eurent dans cette journée plus de
quatre mille liommos hors de combat, paiini lesquels se trouvait le lieutenantgénéral Kaim , grièvement blessé; deux miUe prisonniers et neuf pièces de canon tombèrent an pouvoir des Français, qui firent aussi dans cette journée des pertes Irès-scnsiblcs , quoique dans une moindre proportion, eu égard à leur infériorité mimérique : ils eurent de mille à douze cents tués ou blessés ^1»
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