PRISE DE DEGO. — 10 AVRIL
Aiparellc par Bagctti.
Pendaot que Provm s'efTorçait d*arrêter Tannée française devant le château de Gosaaria, Beatdieu avait renforcé 4 Dego le comte d'Ai -ir iiteau d*iin corps de troupes i amené dv. Gênes, et lui avait ordoniit' do se maintenir dans celte position jusqu'à ia dernière extrémité.
« Le 1 4 avril au matiD ies deux années se trouvèrent en présence. Les troupes sardes , établies dans la vallée do la Boririida et sur les hauteurs du Ceucio , cherchant à délivrer Provera , attaquèrent au centre ia brigade Ménardi mais elles furent vigoureusement ac> cueiliies et repoussées avec perte. Alors Bonaparte fit appuyer ie général Ménard à droite, afin de renforcer fattaque que ia division Laharpe devait exécuter sur Dego • de concert avec le reste des troupes de Masséna. b
Cette attaque ^t couronnée d'un plein succès : après ptiuâieurs assaub repoussés et reconïiiiencés avec une égaie vigueur, ia positioD resta aux Français avec quatre mille prisonniers et une portion de l'artilierie ennemie. Les troupes, fatiguées de quatre jours de combats, se reposaient à peine quand il lallui reprendre îcs armes. C'était le général Wukassowitch qui , égaré dans sa marche (16 avril), était tombé au milieu de Tannée française avec six mâle grenadiers qu*il commandait, et qui, pour se sauver, venait de tenter un coup <i aiwiace.
« La coionne autriciucuue se jetant avec impétuosité sur ies postes les surprit à la £iveur d'un épais brouillard et d'ime assez forte pluie; en vain le généra! Lasalcette voulut s'opposer h ses progrès ; l'ennemi replia J'avantgarde et s empaia de Dego, ainsi que des redoutes voisines, n
Le général en chef, informé de cet incident, ordonna de nouveau d*attaquer cette position, a Le général Gausse
s'avance à la tète de la quatre vingt-dix-neuvième sur la grande redoiitr de Maglione, que Masséna, secondé par ie reste de la division Laharpe , doit assaillir en même temps. Les troupes cbeminaient péniblement sous un leu meurtrier : Causse, iin[)atient, se précipite h la tête de quelques centaines d'hommes, essuie la déchaige meurtrière des Autrichiens, et tombe mort avec une partie de ses brave»; le reste fuitsur la tète de colonne oii 0 jette l'incertitude. Les Autrichiens s*él»ncent de la redouté à sa poursuite, et les troupes républicaines, ébranlées, reviennent en désordre, quand le général en chef.
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arrivant avec la c^uatre-vingt- neuvième , nous le cornmandement du général Victor, reçoit le choc des impériaux, et ordonne à son escadron d'escorte de rallier les fiiyards^. »
Bonaparte, passant près de Tendroit où ie générai Causse avait été frappé à mort, s'arrêta pW's de lui : ((Dego est-ii repris P ») demanda ie mourant, et sur ia réponse affirmative du générai en chef, il ajouta : « Vive ia république I je meurs content. »
Les résultats de cette bataflle de six jours , ou de cette série de combats livrés à MiHesîmo, Montenotte et Dego, dirent ia prise de quarante pièces de canon , et une perte * pour f armée ennemie, d'environ dix mille liommes hors de comliat.
DGLXX.
PEUSË DEH UAb l EmXS DE MONTE -ZËMOLO. ^ 15 AVRIL 1796.
Aquardle par Baobtti.
Aussitôt que la ( apitulation de Cossaria eut rendu disponible ia division du général Augereau, Bonaparte lui ordonna de marcher sur les hauteurs de Monte-Zemolo et de s*en emparer, pour achever de séparer les Piéniojjkiis de Tni nu e autrichienne.
Le générai Augei'eau exécuta les ordres du générai en chef, et en même temps que ia division Masséna reprenait la position de Dego, il s*empara des hauteurs de Monte-Zemolo.
' Uisiout du tfuavu d$ U tétoluliiM, ptr Jomini, U Vlli, p. 83-SA.
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