PRISE D£ LA VILLE DE CEVA. — 16 AVRIL
BVACVAIIOH DQ CAMP BSTHAMCH^ PAB LB nillOIITAIS.
A^BanUe (mt Baoitti.
DGLXXIL
PRISE DE LA VILLE DE C£VA.~16 AVRIL 179G. ' I.BS PlinOHTA» SB RfTtBBNT OAKS U PORT.
Aqoaidle par Bmrti.
Le plan du directeur Gamot ordonnait à Bonaparte
de négliger l'armée piémontaise et de poursuivre i aiiéan tiâsemeut des Autriclûens. Mais Bonaparte savait qu'à la guerre il n'y a point de plan qui ne doive se subordonner à Tempire des circonstances, et que souvent un général doit, sous sa responsabilité, avoir le courage de désobéii'. li ne pouvait consentir à laisser sui' ses derrières une armée aussi brave , et qui, déjà entamée , devait lui coûter si peu à anéantir. En conséquence il laissa le général Laharpe au camp de San-Benedetto pour observer Bcaulieu, et, par un de ces prodiges d'activité dont il commençait alors le merveilieiut exemple , il entraîna ses jeunes soldats vers Geva, où le général GoUi s'était retranché. Ce fut dans cette marche mémorable que, du haut du Monte-Zciuolo, Bonaparte montra à son armée les riches plaines de iltalie qui s ouvraient devant die , et, lui fiiisant voir en même temps par derrière les
1$ GÂLEiil£5 HISTORIQUES
Alpes avec leurs hantes cimes , s'écria dans un transport
dVnthousiasnic ; u AmiiLai avait ii-aiiciii ies Aipes, nous, nous les avons tournées, »
«La division Augereau quitta, sans perdre une minute, les hauteurs de Monte-Zemolo (16 avril), et descendit sur Ceva , ou elle opéra sa jonction avec la divi sion Serrurier et ia brigade Kusca. Le quartier général fut transporté le 18 à Salicetto*, la division Masséna vint prendre position vers Monte^Barcaro ; celle de Laharpc resta à San-Benedetto , entre le Belbo et la Borimda, pour observer l'armée autrichienne. Victor, avec une brigade de réserve, couvrait Cairo etia route de Savone. »
Le générd Bonaparte fit attaquer de front le camp
de Ceva et la po;>ition de Pedagiora par les trois brigades de la division Augereau. Les généraux Masséna et Sermrier, dirigés sur la droite et la gauche de ces positions, âurent chargés de les tourner et de les
investir.
a Le générai Colil, dont ies postes avaient été reployés, tint avec asses de fermeté les redoutes extérieures qni couvraient son camp, et qui étaient défendues par sept à huit miHe hommes. Les brigades Joubert et Beyrand ies attaquèrent à plusieurs reprises avec leur vigueur accoutumée, sans obtenir néanmoins un succès décidé. Mab le général piémontais, infonné que la division Serrurier débordait sa droite par Monhasilico, et que Masséna, débouchant des montagnes de Barcaro, menaçait de lui enlever sa dernière com-
mumcation par Gastdiino , i^dut prudemment de se
retirer dans la nuit, laissant «quelques Jjataiiions dam la citadelle de Ceva^. o
DCLXXIIL