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COMBAT NAVAL DANS LA BAIE D ALGESIRAS. — 5 JUILLET

MoatL Patio. — i836.

Le contre^miral Linois, à la tête tfune division navale, faisîàit voile \ei s Cadix où il devait faire sa jonction

' Pi^ît ies Mnements mlUuire» . pur le général Mathieu Dumas, l. V, p. »78-a83.

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avec Tescadre espagnole. Arrivé dans le détroit de Gibraltar, il Mjjprit cfiic Cadix était étroitement bloqué, et que 1 amiral Saumarez marchait à sa rencontre avec des forces supérieures. 11 se retira alors à Âigésiras, oà il se plaça sous la protection des batteries de terre pour se délcndre en cas d'attaque.

L'e^cadi e anglaise , composée de six vaisseaux de ligne : le Vénérable t le Pmnpée, vaisseau amiral, l'Aadacimu, le César, le Spencer et VAnnibal, arriva devant Âlgésiras le 6 juillet.

L'fOmiral Liuois n'avait que trois \ aisseaux et une frégate : le Formidable, le Dcsaix^ l'indomptabk et h Mairon, U donna iordre de s'embosser.

M La droite des Français appuyait k une batterie de sept pièces de vingt quatre , placée sur une île rocailleuse , nommée Tile Verte , et la gauche se trouvait dans la direction d'une autre batterie, qui portait le nom de SaintJacques, mab dont elle se trouvait asses éloigriée pour rendre possible la manoeuvre du général anglais.

«Linois, qui s était placé lui-même à cette exti émité de sa ligne, ne balança pas un moment pour la replier obliquement, faisant écbouer ses vaisseaux entre les

deux batteries; et, afin de mieux assurer ce flanc gauche, buit chaloupes canonmères espagnoles fuirent disposées au nord de la batterie de Saint^Jacques.

u Ses adversaires se présentèrent au combat avec Tassurancp que leur donnait une supériorité de plus du double. Lmois les reçut avec la même résolution.

DU PALAIS DE VERSAILLES. â07

« Le parti qu'il venait de prmclre avait mis Tavanlgarde ennemie dans i'impossibiiitc de le doubler : l'AnniboL, qui en formait la tête, tombé sous le triple feu des canonnières espagnoles, du Formidahb, que montait Linois, et de la batterie de Saint-Jacques» servie par le gt-néial Devaux, avec des troupes de terre françaises, fut démâté et mis bors de combat; le vaisseau qui suivait, presque aussi maltraité, dut se faire remorquer par une frégate.

«A l'aile opposée, le vaisseau anglais le Pompée ne fut pas plus heureux : l'indomptable f accueillit ])ar un feu aussi vif que bien dirigé, et la batterie de file Verte le seconda d*abord de son mieux. Cependant les Espagnols se relâchant de leur zèle, et les Anglais avant paru vouloir enlever i ilc, la Irégate lu Mairon fit débarquer les troupes qu'elle avait à bord, et ses braves fentasslns servirent la batterie avec tant de vivacité, que le vaisseau anglais, foudroyé de tous côtés, perdit ses mâts et tomba en dérive. Saumarez lit cesser le combat, et se replia sur Gibraltar avec les quatre vaisseaux qui lui restaient ^ »

DCCCL.

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