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COMBAT NAVAL DEVANT CADIX. — 13 JUILLET

GuoiR.

L'escadre espagnole était sortie de Cadix et avait opéré sa jonction à Algésuas avec la division du contre-

* Hidoin ^urnn de la rMkl&an» par Jomiai, t. XIV, p. 366-368.

aiiiiial l.inois; rarméc combini^e faisait mute pour rentrer à Cadix. Le vaisseau le Formidable , commandé parle capitaine Troude, n'ayant pu suivre la marche à cause du mauvais état oà se trouvait sa mâture depuis le combat d*A]gésiras, se trouva, le 1 3 juillet, & la pointe du jour, en pr«'senee de trois vaisseaux anglais, le CJsar, le Spencer, le Vénérable, et la frégate anglaise la Tamise, Élisant partie de l'escadre de Tamiral Saumares. Le vent étant venu à tomber, U Vénérable put seul s'engager avec le Formidable. Le feu commença à sept heures et demie , et la distance entre les deux \ aisseaux diminua jnsqu à portée de pistolet. Après une heure d'engagement, le grand mât du Vénérable tomba , et les deux autres étaient criblés. Le Formidable, débarrassé de ce vaisseau, qui pouvait seul retaider sa marche , fit voile et gagna le large. Le Vénérable, ne pouvant plus gouverner, alla à la côte , près de Santi-Petri. il en iai retiré par la frégate la Tamise et les canots des autres vaisseaux aurais, qui le remorquèrent jusqu' à Gibraltar ^ w

DCCCLL

SIGNATURE Dï' œNCORDAT ENTBK î.\ FRANCE ET LE SAINT-SIÈGE. — 15 JUILLET ISOl.

Alavx et List ANC. — iâ3ô.

* àhmUs maritimu, par M. Bajot, l. Il, p. 736.

SIGNATURE DU CONCORDAT ENTRE LA FRANCE ET LE SAINT-SIÈGE. — ij JUILLET 1801.

Denin « k »épu par Ofc&Aao. — iâo3.

Le gouvernement du premier consul safifemiissait tous les jours sur des bases pins solides. L'Autriche, forcée de renoncer pour la seconde fois à Talliance an-

glaise, venait de coucliirc la paix à Lunrville, et d'abandonner à ia France de nouyeiies dépouilles. L'Angleterre * seide persistait à demeurer les armes 4 la main. «Pour achever fentîère pacification de Tintérieur, dit Jomini, il ne restait qu'à relever les autels renversés dans les mouvements de la plus violente anarchie. Le clergé était dans un schisme complet, les églises étaient désertes et tombaient «en mines. Bonaparte crut devoir rétablir la

religion cathoiicpe » Depuis longtemps il négociait

avec la cour de Rome : le cardinal Consalvi se rendit en France. Les bases du concordat lurent discutée» et arrêtées à Paris entre les conseillers d'état Joseph Bonaparte, Gretet et l'abbé Bemier, docteur en théologie, d'une part, et le cardinal Consalvi, de l'autre.

Le ministre des cuites Portails ayant été mandé aux Tuileries, les commissaires furent reçus dans le cabinet du premier consul, qui signa le concordat le 1 5 juillet i8oi.

iv. i4

210 OAL£RI£S HISTORiQUES.

DCGCLilL

œMBAT NAVAL, DEVANT BOULOGNE, D'UNE PARTIE DE LA FLOTTILLE FRANÇAISE œNTRE LA FLOTTE ANGLAISE. — NUIT DU 15 AU 16 AOUT 1801

Cftipiv. — i8o6.

Le traité de Lunf^ville amena la retraite de M. Pitt des conaeib du roi George III. On en conçut quelques espérances de rapprochement entre la France et la Grande-Bretagne; mais les premières ouvertures faites par le nouveau cabinet anglais n'étaient pas admissibles : le gouYememeut consulaire les rejeta.

Des préparatîis furent ordonnés à Boulogne pour eiécuter une descente en Angleterre. « Les bateaui plats et les canonnières construits depuis trois ans furent réunis en Ûottiiie» et on en augmenta le nombre par de nouvelles constructions et par tous les transports qu'on put rasaembler. Cette flottille de bâtiments légers, organisée à Boulogne et dans les trois ports les plus voisins par les soins de l'amiral Latouche-Trévillc , se composait de neuf divisions. Plusieurs demi-brigades tirées de l'armée du Bhin et de la Hollande s'exercèrent À des simulacres d'embarquement et de débarquement. »

L'AnglotPrre ^tait dans l'attente , et se prépai ait h repouaaer l'invasion; mais en même temps elle redoublait ses armements, et sa flotte ne tarda pas à être dirigée sur

les côtes de France. L'amiral Latouche-Tréville était

instruit de CCS préparatifs, et lorsque Nelson vint se pré-

spntcr le Ix août devant Bouîof^o avec quiuanto voiles composées de trois vaisseaux, quatre (régates, de brûlots, de bombardes et de canonnières, on était disposé à le recevoir, et il fut bientôt forcé de se retirer.

M Soit que cette première tentative ne fût qu'un essai , soit pour toute autie cause , dit Jomini , Nelson remit à la voile au bout de quelques jours, avec un renfort de trente bâtiments et de trois à quatre mille soldats de marine, destinés à enlever la flottille k l'abordage on à l'incendier, n

L'attaque eut lieu de nuit, a La division du capitaine Parker, engagée la première, fut vivement reçue par la canonnière VEim; la mitraille , et surtout le feu de finfanterie placée à bord des bâtiments français, tua ou blessa en peu de minutes la moitié des soldats qui montaient les péniches anglaises, et le capitaine Parker luimême fiit blessé à mort. Le combat, devenu général, offirit partout le même résultat; la division de réserve tenta vainement de se glisser entre la ligne et la terre : elle lut accablée sous le leu des batteries de côte, et contrainte à s'éloigner promptement. A la pointe du jour, c'est-è-dire vers quatre heures, le combat cessa, et Nelson donna le signal de la retraite , après avoii* perdu deux cents hommes d élite ^ »

' llisloire des j^iienTS île la rivoli^on , par Jomini, l, XIV, |>. àHo-iS'j.

212 GALËAIËS HISTOBIQUËS

DCCGLIV.

U CONSULTA DE LA RÉPDBUQUE CISALPINE. RÉUNIE EN COMICES A LYON, DÉCERNE LA PRÉSIDENCE AU PREMIER CONSUL BONAPARTE. — 25 JANTIER 180S.

HoisuD. — iSo8.

ttLe ili novembre 1801 une proclamation de la conmuBsion extraordinaire du gouvernement annonça au peuple cisalpin la convocation d*une oonsoitaextnor^ dinaire ft Lyon , pour fonder les bases de la république sous les aui»pi( es et en présence du premier consul de ia république irançaisc. »

Tous les membres de la consulta, au nombre de quatre cent dnqnante-deux, furent réunis le 3i décembre. ¥Sle ouvrit ses séances le à janvier 1 809 , et le premier consul devait assister à ia séance de clôture , fixée le a 6 janvier.

«On avait élevé dans ia salie destinée à l'assemblée génénde, en face du feuteuil du président , une tribune pour le premier consul; elle était ornée de trophées qui rappelaient ses vicloiies en Italie et en Egypte.

« Le général Bonaparte, accompagné de ses ministres ^ et d'un nombreux cortège civil et militaire , se rendit è la séance de la oonsdlta. »

Après le discours du premier consul , Regnaud de Saint-Jean-d'Angely, conseiller d'état, donna lecture de la constitution de la république cisalpine. Les membres delà consulta demandèrent ensuite à Tunanimité qu'elle

piît ic nom de république itaiiennc , et , avant la clôture de ia séance, on prodama les listes des collèges et les noms des principaux membres du gouyemement.

V Le général Bonaparte , président;

«De Melzi, vice-président; «Guicciardi, secrétaire d'état; 9 Et Spanocchi , grand juge ^ »

DCCCLV.

COMMT D£ LA POURSUIVAiXTE CONTRE L'HERCULE. —

SO JUIxN 1803.

« Le chef (le division WiUaumez revenait de la station de Saint-Domingue sur ht Poursuivante, frégate portant du vingipquatre en batterie, mais dont Tartillerie n*était pas au complet* puisqu'elle n'était année que sur le pied de paix ; elle n'était manœuvrée que par un équipage de cent cinquante hommes, dont trente noirs. Parti du Gap le 27 juin avant le jour, de conserve avec la corvette la B^imne, le commandant Willaumet, bien qu'on nefôt pas encore en guerre, se tint constamment sur ses gardes. Le 19 . an point du jour, étant dans les parages du mole Saint-Nicolas, îi environ deux lieues de terre , entre la Plate-Forme et le Cap^-Fou , il eut connaissance d'un convoi de plus de cinquante voiles, fortement escorté. Peu de temps aprèâ il aperçut plusieurs

* Prkii iei MntmenU mî/ttatfvt. par le général Mathiao Dnnnai, t. VIII, p. 46-5?.

GALËAiËS UlSÏOAiQUES

des hàliuKMits de i' escorte qui se détachèrent du convoi et se dnigèient vers la Poursuivante, toutes voiles dehors : il ne tarda pas à les reconnaître pour des vaisseaux de ligne an^ais, qui lui donnèrent la chasse et le geignaient considérablement. Le commandant. Willaumes prit alors le parti de longer la côte h environ une lieue de distance sous toutes voiles . aiin de gagner le mole et de pouvoir 8*y réfugier s il était attaqué par les vaisseaux anglais. Dès le matin le sigpal de liberté de manœuvre avait été fidt à la corvette h Mignonne, qui mar* chait mieux que la Poursuivante , et le capiuuiie de cette coi*vette avait jugé à propos de serrer la terre plus que la frégate. A huit heures tHercuie, le vaisseau ang^ qui s'avançait le premier, était parvenu à portée de canon de h Pcforsmvante, et conservait tonte la voilure possible. A huit heures et demie il fit des sij^n;ui\ avec ses voiles aux bâtiments qui le suivaient; un quart d'heure après il hissa pavillon anglais : la frégate arbora aussitôt 1m couleius nationales. A neuf heures THercak tire sur 2a Poarsaivante un coup de canon dont le boulet passa entre les mâts de cette frégate. Tout était clisposé pour le combat, et le commandant Willaumez ordonna de passer les canons en retraite; mais cette disposition devint inutile , la marche supérieure du vaisseau anglais l'ayant piuaiptement amené par la lianthc de la Poursuivante. Dans toute autre circonstance le brave et habile Willaumes n'eût pas laissé prendre ni conserver au vaisseau ennemi cette position avantageuse ; mais il y était forcé alors , afin de ne pas se déranger de la route qu'il

DU PALAiâ D£ Y£Ai>AlLLËS. 215

suivait pour gagner le môle , et aussi pour éviter d'èti'c joint par deux autres vaisseaux qui i'approchaient sensiblement. Cepeadaat, fiitigiié d'essuyer à portée de fusii les bordées du miseau ennemi, qoi causaient d'autant plus de dommage à sa (régate que la mer était ai mue, qu'il n'y avait pas un coup à perdi'e, il fit un mouvement et présenta audacieusement le travers à son formidable adversaire. Un combat en r^e s'engagea de la sorte entre une firégate françnse délabrée par une longue canipagne et presque saiis équipage, et un vaisseau de ligne anglais qui, outre l'avantage de ses dimensions et de sa solidité , avait une artillerie plus que double et un équipage au moins quadruple. Les bordées se succédaient rapidement des batteries de THercnle, tandis que la pénurie des munitions obligeait la Poursuiv<mte à ne faire qu'un ieu lent : toutefois il n'en était que mieux dirigé , et, vers orne heures, le vaisseauenneBdavaitdéjà éprouvé des avaries notables. En ce moment la brise tomba ; les àeux bâtiments perdu eut presque toute leur vitesse, et le vent même prit sur leurs voiles. Le commandant Willaumes, en marin eiqiérimenté, se hâta de profiter de cette droonslance. Pourvu d'un équipage trop pew nombreux pour tirer et manœuvrer en même temps, il lit entièrement cesser le feu, alin d'employer tout son monde à la manœuvre. Il parvint par ce moyen à prendre une position qui lui permit d'envoyer toute sa bordée dans la poupe de fflercafe. Cette bordée fut décisive. Le dommage qu'en rrrut le vaisseau anglais, joint h la proximité de la côte et au danger d'y échouer, le força à

216 GALElilES UlâTOIilQU£S

reprendre le large et à abandonner la Poanawaàie, Cette

frégate entra bientôt apicî dans la Laïc du môle, où ie conmiandant et les oi£ciei^ vinrent complimenter le commandant Wiliaumei et son brave équipage. La frégate avait reçu quantité de boulets dans sa coque et plusieurs dans sa mâture; toutes ses voiles étaient criblées et une grandie pai lie de ses manœuvres courantes et dormantes coupées. Ses pertes se montaient à dix hommes tués et quinie blessés. Les pertes de Œercule s'élevaient à une quarantaine d*hommes : son capitaine &t tué ^ »

DCCCLVL

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