‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 2)Chapitre 85 sur 141 · ENTRÉE DE L ARMÉE FRANÇAISE A MEMMINGEN. — 14 OCTOBRE · texte numérisé non relu

ENTRÉE DE L ARMÉE FRANÇAISE A MEMMINGEN. — 14 OCTOBRE

Le maréchal Soult, avec son corps d'armée, avait traversé la droite de larmée autrichienne réunie autour d'Uim, et coupait ses eommunications avec le Tyrol.

(t n arriva le a i vendémiaire an xiv ( 1 6 octobre 1 8o$ ) (lovant Memmingcn, cerna sur-le-obamp la place, et, après dilTérents pourparlers , le commandant capitula : neuf bataillons . dont deux de grenadiers , faits prisonniers, un général-major, trois colon^, plusieurs oiBders supérieurs, dix pièces de canon, beaucoup de bagages et beaucoup de muniiiuns de toute espèce ont été le résultat de cette affaire. Tous les prisonniers ont été au moment même dirigés sur le quartier général.

« Le maréehd Soult prit possession de Memmingen et se mît aussitôt en marche sur Biberacli ^ n

DCCCC.

COMBAT D^BLCHINGEN. — 15 OCTOBRE 1805.

Ro^SlMAR. — 1837.

' Cinquième Bulleùn de la grande armée.

DCCCCI.

COMBAT DllLCHiNGEN; PASSAGE DU DANUBE PAR L'ARMÉE FRANÇAISE. — 15 OCTOBRE 1805.

AqpndlA pir BiMnTt.

De tous côtés rarmée arrivait à marches forcées devant Ulm : le 1 3 octobre , « elle était autour de la place

à deux Heues de rayon, et partout m présence tirs postes avancés de rcnnemi , lorsque 1 cuipcreur Napoléon doxma l'ordre d atta^er le lendemain sur tous les points. Il dla lui-même* le 1 4 au matin , faire une reconnaissance; il s'avança jnsqu'au château d Adelliausen , à quinze cents toises de la tète de pont. Pendant qu il observait de ce point élevé, à l'ouvert du vallon de riiler, le mouvement des nombreux tirailleurs firançaîs, qui, dans toutes les directions, refoulaient vers la place les avantpostes de rcnnemi, le maréchal Ney attaquait le pont et la position d'Ëlchingen. Le soixanic-neuvième régiment de ligne, qui marchait en tête de la colonne de k division Loyson, força le passage, culbuta un régiment auti'ichien qui , favorisé par les bois » dans un chemin étroit et sinueux, défendait les accès du pont; les Fran> çais ne laissèrent pas le temps de le couper, et le traver* sérent au pas de course, pèle-m^e avec les fuyards. Us se formèrent en bataille au pied de l'escarpement sous le feu pioiigcaut des Autrichiens; la colonne qui remontait la rive gauche se déploya en s'étendant par la droite.

«Totttes les troupes rivalisèreot diotrépidité : deux charges successives furent repoussées par des feux de

bataillon ex(^Tutés avec la grande fermeté. Enfin, à la troisième attaque, et après trois heures de combat, le général Laud<m, voyant sa ligne rompue et débordée, et le poste de Tabbaye emporté, évacua la po. sîtion d*Elchingen ; il se retira et iut poursuivi jusqu'aux retranchements du mont Saint-Michel ou mont Saint- Saint-Jeaa, en avant d*Uim^»

DGGGGII.

CAPlTULATrON DE LA DIVISION AUTRICHIENNE DU GÉNÉRAL WLKiXLCk A AORDLINGEN.— 16 OCiOliiiE 1805.

ViCT«M A»Aii4 — i85S.

L'archiduc Ferdinand , qui commandait un corps de l'armée autrichienne sous les ordres du génci^ Mack, • voyant que l'attaque de la position d'Ocbingen aurait pour résultat de renfermer cette armée dans Ulm, se

décida à en sortir à tout lisquc peudaul le combat, et il parvint à gagner la Francoiiie avec une portion de sa cavalerie. Mais la division commandée par le général Wemeck n^eut pas le même bonheur. Napoléon était si loin de s*attendre au mouvement de rarcbiduc Ferdinand, «que, pendant qu'il faisait attaquer la position d'£ichingen par le maréchal Ney, il lit donner

' Précis de* évintmtHt» aûUimts , pu* le génénl lltthien Duuias ,

t. xin, p. 73-74.

Sd2 GALERIES HISTORIQUES

ordie au général Dupont de déboucher de son camp d'Albeck, et de rejeter dans Ulm ou d'eavelopper le corps qui se trouvait devant lui, et ^'il croyait être de deux ou trois bataillom. Cependant les rapports du géniTai Dupont lui (luiuiant qiH'lqiic iiïqiûélude, il envoya le générai Mouton, l'un de ses aides de camp, pour s*aMurer de leur exactitude et de la force réelle de rennemî sur ce point. Ce générd arriva au moment où le combat allait s'engager.

« Le combat commença vivement ; il durait depuis une heure, lorscpie Napoléon, mieux informé et voyant la division Dupont compromise de nouveau dans un engagement si inégal , envoya le prince Murât avec sa cavalerie et deux divisions d'infanterie pour la sou*

Le prince Murât ayant réussi à cerner la division Weraeck, ce général avait demandé à capituler. Les

lieutenants généraux Werneck, BaïUet, HohenzoUern ; les généraux Vogel, Mackery, Hohenfeld, Weiber et Dieneabeig sont prisonniers sur parole, avec la réserve de se rendre ches eux. Les troupes sont prisonnières de guerre et se rendent en France. Plus de deux mille hommes de cavalerie ont mis pieil a terre, et une brigade de dragons à pied a été montée avec leurs chevaux^ »

^ Précis des évémmenlM mUitairei. par le général M«tbi«u Dumaa, t. Xlll, p. 7G.

* Septième liull«Lia de ia grande armée.

DCGCCIIL

ATTAQUE ET PRISE DU PONT DU VIEUX CHATEAU DE VÉRONE. — 18 OCTOBRE 180».

Ab*«t «t L*rén* — iMi.

Les aïoices française cl autiichienne en Italie, commandées par le maréchal Masséna et rarchiduc Charles . étaient en présence. La ville et le vieux château de Vé^ rone, sur la rive droite de TAdige, appartenaient aux Français ; les faubourgs de la ville et Véronnette sur la rive gauche étaient occupés par les Autrichiens.

Dans la nuit du 1 7 au 1 8 octobre le maréchal Masséna partît seid de son quartier général d*Alpo, et se rendît au château de Vérone.

«A quatre heures du malin le général en chef a fait attaquer le pont du vieux château de Vérone; le mur qui en barrait le milieu a été renversé par Teffet d*un pétard; les deux coupures que les Autrichiens avaient faites ont été rendues praticables à l'aide de planches et de madriers, et vingt-quatre compagnies de voltigeurs se sont élancées de l'autre côté du fleuve» où elles ont été suivies par la première division.

« L*ennemi a vivement défendu le passage ; il a été rulbulr et chassé de toutes ses positions après un combat qui a duré jusqu'à six lieuics du soir : il a perdu sept pièces de canon et dix-huit caissons.

« Nous lui avons fait quatorze i quinse cents prison-

nier», et tué on blessé im nombre d'bommes à pea près égal; il D*a péri de notre côté q\£un petit nombre de combattants.

i< Nous iu ons r>n\ iron trois cents blessés, qui le sont peu dangereusement.

« n a été oonstruit sur4e«hanip une tète de pont au pont du vieux château'. »

DCCCCIV.

REDDITION D'ULM. — 20 OCIQliiŒ iÔ05.

Trfvwm. — ' 181 S.

DCCCCV.

REDDITION D liLM.-.iO OCTOBRE 1905.

• Bbbiboi. — i8o6.

DCGGCVL

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