‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 2)Chapitre 86 sur 141 · REDDITION VUIÀL (ALLÉGORIE.) — SO OCTOBRE · texte numérisé non relu

REDDITION VUIÀL (ALLÉGORIE.) — SO OCTOBRE

CttUT. — iSif .

L'empereur avait réuni toutes ses forces devant Ulm ,

et , pendant qu'il faisait intercepter le pont d'Elrhingen par le marrrhal Ncy, et que le général Marmont se portait sur Nordlingen, il complétait l'investissement de la place et donnait des ordres pour Tattaquer.

Le feld-maréchal Mack , n'ayant pu suivre le mouvemeut tlu < orps d ariTuc de rarchidun Ferdinand, se trouvait renfermé dans la place avec une grande partie de

* nmnier Ballelin à» rarmée d'Italie.

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rînfimterie et de la cavalerie. « D avait fait couronner,

par des redoutes et des retranchements qui n'étrti) nt point encore achevés, les hauteurs qui, sur la rive gauche, couvrent la vOie d'Uim et la dominent à demiportée de canon; il occupait en force cette position; elle lui avait servi à protéger la sortie et la retraite du corps du général Werneck et de l'archiduc Ferdinand. Napoléon se hâta de faire attaquer cette position retranchée, et de rqeter dans la place les troupes qui la dé> fendaient.

«La pluie tombait par torrent, et le soldat, animé par 1 espoir de joindre T ennemi, auquel toute retraite était coupée, n'en montrait que plus d*ardeur.

«L*empereur partageait toutes les fatigues et dirigeait lui-même toutes les manœuvres : il chargea son aide de camp, le général Bertrand, d'attaquer le Michelsbeii; avec trois bataillons : cet ouvrage fut enlevé à kiMÛonnette, et les troupes qui 8*y appuyaient ùsrent promptement rejetées dans le faubourg par les colonnes du maréchal Ney, qui marchaient à li auteur. Napoléon pressait le mouvement et se dirigeait avec son escorte sur le Mîchebberg, lorsque f ennemi, qui se maintenait sur 'Frauenberg, ayant sa retraite assurée par la porte du Danube, démasqua devant le groupe, à demi-portée, une batterie de cinq pièces, qui prenait en ilanc l'attaque du maréchal Ney* Ce fut dans cette circonstance que le maréchal Lannes, ne pouvant dissuader f empereur de rester en butte aux canonniers autrichiens, sai* sit la bride de son cheval pour le forcer à s'éloigner.

«Napolcoii, arrivé sur le penchant de Tescarpement du Michclsberg > vit à ses pieds la ville dUim, dominée de toutes parts à demi-portée de canon par les positions où farraée française était étaUie. Satisfait d'y aVoir étroitement renfermé le gros de Tarmée atitrichienne, réduite en huit jouis 'i tiontc mille comh ittaats, ii ût retirer au pied des hauteurs, en deçà du laubourg, les troupes qui s'étaient engagées trop avant : on étalilit devant lui une batterie d'obusiers dont â fit essayer le tir. Les généraux rectifièrent leurs lignes et leurs communications i les soldats demandaient à grands cris qu'on livrât Tassant. »

Dans la situation désespérée où se trouvait l'armée des assiégés, â n*y avait plus pour elle d'autre parti à

prendre que celui de capituler.

«L'empereur fit sommer le généi^ Mack de lui rendre la place et l'armée prisonnière. Il reçut le piince de Lichtenstein, envoya ensuite à Ulm le maréchal Ber* thier, major général, pour arrêter la capitulation. Aucune des réserves proposées ne fut acceptée. Napoléon accorda seulement, sans dilliculté, la clause que le feidmaréchal considérait conmie le dégageant, aux yeux de son souverain, de toute responsabilité, et qu*â réd^ea lui-même dans les termes suivants :

uSi, jusquau aÔoctohre, à minuit inclusivement, des « troupes autncbieimes ou russes débloquaient la. ville, « de quelque coté ou porte que ce soit, la garnison sor- « tira librement avec ses armes , son artillerie et sa cavaleuric, pour Joindre les troupes qui l'auront débloquée.»

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Le général Mack, ayant eu connaùsance de la capitulation du général Werneck à Nordlingen , ne tarda pas à être convaincu qu'il lui était impossible de recevoir aucun secours, et ie*i9 octobre il signa une nouvelle convention en vertu de laquelle « les troupes renfermées dans Ulm, au nombre de trente mille hcMnmcs, dont deux mille de cavalerie, sortirent avec les honneurs de la guerre. Soixante pièces de canon attelées, et quarante drapeaux, dix-huit généraux à la tête de leurs divisions et brigades défilèrent devant Tannée française en bataille sui- les hauteurs de Michelsberg et du Fraucnberg. Napoléon, entoiu'é de son état-major et de sa garde, placé devant un feu de bivouac, sur un rocher escarpé du côté de la ville, vit, pendant cinq heures, passer à ses pieds cette betie armée : û fit appder prés de lui tous les génoiauA autrichiens, et les y retint jusqu'à ce que la colonne eut achevé de déhler, leur témoigpuuit beaucoup d^ég^rds, et conversant alternativement avec eux. U accueillit particulièrement ceux qu'il avait connus dans les guerres d'Italie, les heutenants généi-aux klcnau, Giulay, Gotteshcim, l'ami et Tancien compagnon d*armes du maréchal Ney , les princes de Lîchtenstein et plusieurs autres'. »

■ Préeh âe» Arlnnnenb iwTitefWi. pcr le général Mathieu Duinaa, t. XIII, p. 78-99.

, DCCCCVIL

emthée de l*armée française a muNtciL —

M OCTOBRS ia05.

Tàmmr, — i8oS.

«Peu de temps après la capitulation d'Uim, Tempereur apprit rarrivée de l'armée russe commandée par le générd Kutusow mt les bords de Tlnn. Le quartier gé-

lu i al ( tait alors à Augsbourg, [le 22 octobre); iiii y resta que deux jours. Le a4 (a brumaire) Napoléon arriva à Municb à neuf heures du soir : la ville était illuminée ^ n

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