IV
conditions en sei aicnt rcglres. Napoléon accuciiiit gi a cieusement le prince de Lichtenstein et accepta Teatr^ vue, pour le iendemain 4 décembre, avec Tenqiereur François II. Il fut convenu qu'il se rendrait sur la route (rAiisteiiitz iï Goodin, au point où &e trouvaieiàties a\aiitpobtes de 1 ainiée fran^aii>e.
«L*empereur Napoléon s'était rendu à ses avantpostes près de Sarutschitz, et avait fait établir son bi- * vouac auprès d'un moulin, à côté de la grande route; il y allcudit rompcreur d'AutiK he, alla au-cU-vaiil de lui dèii quii eut mis pied à terre, et l'invitant à sap> pro'cber du feu de son bivouac : «Je vous reçob, lui dit- « il , dans le seul palais que fhabite depuis deux mois. « — Vous tîrei si bon parti de cette habitation , qu elle uduit xoua piaille, répondit en sounant i i anchois II »
DCCCCXXXV.
ENTREVUE DE NAPOLÉON ET DE L^ARCHIOOC CHARLES A STAMERSDOBFF. — 17 DÉCEMBRE 1S05.
On lit dans le trente-septième Bulletin de la giv.nde armée : « Le prince Charfes a demandé à voir Tcmpercur. Sa majt'btr aura dcuiain une entrevue avec ce prince , la maison de chasse de Stamersdorfl', à trois lieues de Vienne, i»
' Pm ia (les etémmaii* miUlaires , pur le gênerai Mathieu Dunuts, t. X.1V, p. a 14.
^lapoieo^, voulant laisseï* h son altesse royale un témoignage àe son affection particulière, lui donna son épée.
DCCCCXXXVL
LE PREMFKR R MAILLON Dl" OUXTRIFAIK RÉGIMENT DE LIGNE REMKT A L EMPERKl H DEUX ETENDAKDS FRIS SIR L ENNEMI A LA BATAILLE D'AUâTERLITZ. — 24 DË- CEMBiŒ 1«05.
Après la bataille dAu&terlitx et pendant les négociafions , Napoléon , étant revenu à son quartier générai de Schoenbrûnn , passa successivement la revue des difië-
rents corps de la grande armée.
u Mardi 3 nivôse (a/i décembre iSoô), rapporte le trente-sixième Bulletin de la grande armée, sa majesté a passé la revue de la division Vandamme. Uempereur a cbargé le niaréclial Soult do faiie connaître qu'il a été satisfait de cette division , et de revoir, après la bataille dAu&terlitz, en si bon Hat et si nombreux les bataillons qui ont acquis tant de gloire et qui ont tant contribué au succès de cette journée.
«Arrivé au premier bataillon du quitiume régini« nf de ligne, qui avait été entamé à la bataille d'Austerlitïi et y avait perdu son aigle, Tempcreur lui dit : « Soldats, qu*aveE-vous fait.de Faigh* que je vous ai donnée? Vous « aviez juré qu'elle vous ser\ irait de point de ralliement «et que vous la dcleiidriez au péril de votre vie : com- « ment avez-vous tenu votre promesse? »> Le major a ré-
pondu que le porte-drapeau avant été tue clans une charge au moment de la plus loi te mêlée, persomie ue s'en était aperçu au milieu de la fumée; que cepeodant la division avait £iit un mouvement à droite; que le bataâlon avait appuyé ce mouvement , et que ce n*était que iongtemps après que 1 ou s'était apei ( u de la perte de son aigle ; que la preuve qu'il avait été réuni et qu il n'avait point été rompu, c*est qu*ttn moment après ii avait culbuté deux bataillons russes et pris deux drapeaux dont il faisait hommage à l'empereur, espérant que cela leur mériterait qu'il leur rendit une autre aigle. L*empereur a été un peu incertain, puis il a dit :ttOffi- «ciers et soldats, jures-vous qu'aucun de vous ne s'est « aperçu de la perte de son aigle , et que si vous vous <f m étiez aperçus vous vous seriez précipités pour la re- « prendre, ou vous auriez péri sur le champ de bataille ; « car un soldat qui a perdu son drapeau a tout perdu ? » Au même moment mille bras se sont âevés'.«Nous le «jurons, et nous jurons aussi de défendre l'aigle que « vous nous donnerez avec la même intrépidité que nous « avons mise k prendre les deux drapeaux que nous vous «présentons. — En ce cas, a dit en souriant Tempe* «reur, je vous rendrai donc votre aigle. «
DCCGCXXXVIL
LE SÉNAT REÇOIT LES DRAFSAUX PRIS DANS LA CAMPAGNE VAlITRiCIIfi.^1- JANVIER 1800.
u Aujourd'hui à midi, rapporte ie Moniteur du 2 janvier 1 806, le tribunat est sorti en coips de son palais pour porter les cinquante-quatre drapeaux qu'il a été chargé de remettre au sénat de la part de sa majesté
l'ciiipereur et roi. La marche était ouverte dans l'ordre suivant:
u Un groupe de trompettes , un escadron de chasseurs à cheval;
«Un escadron de dragons à clicv.d;
«Un groupe de musiciens à cheval;
«L'état-major de la place de Paris, un peloton d'dfi> ciers de toutes armes, k cheval, pc»tant les drapeaux pris sur Tennemi: ce peloton était entouré de militaires
à chcvai ;
« Les huissiers du tribunat, les messagers du tribunat, M. le président du tribunat, les voitures de messieurs les tribuns;
«Le corps du tribunat était escorté par cent hommes à cheval ; un corps de gendarmerie à cheval fermait la marche. Des décharges d'artiiierie ont annoncé le moment de son départ; d'autres décharges ont annoncé le moment de son arrivée au palais du sénat
294 GALKRIES HISTORIQUES
uLe sénat, voulant témoigner sa reconnaissance à sa majesté reinjx l eur et roi , pour le gage précieux qu'il reçoit do ia bienveillance de sa majesté, dans les drapeaux dont elle lui a fait don,
« Décrète ce qui suit ^ :
«Art 1. La lettre de sa majesté Tempereur et roi, datée d'Elchingen, le a 6 vendémiaire an xiv, et par laquelle sa majesté fait don au M iiat de quarante drapeaux conquis par son armée, sera giavée sur des tables de marbre qui seront placées dans la salle des séances du sénat.
M Art. 2. A )a suite de cette lettre sera pareillement gravé ce qui suit :
« Les quarante drapeaux et les quatorze autres ajoutés «aux premiers par sa majesté ont été apportés au sénat « par le tribunat en corps , et déposés dans cette salle «le mercredi i** janvier i8o6. Le prince archicliancelier «defempire présidait la séance, et parmi les membres «présents on distinguait Monge, Bertbollet, Laplace, «Vien, etc.»
DCGCGXXXVllL
MARIAGE DU PRINCK I ( (.KM. DK BKAUHAHNAIS ET DE LA PKhVCESSE AMÉLIE DE BAVIÈHË. A MUNICH. — U JAN- VIER 1806.
M».KAbEOT. - 1807.
uLe Mooiteui* du 24 janvier 1 bob rapporte que i empereur Napoléon et le roi de fiavièix^, ayant arrêté entre
' Moniteur du 4 jauvicr.
eux le mariage du prince Eugène, vice-roi d'ilalie, et de la princesse royale Auguste-Améiie de Bavière, les cérémonies du mariage eurent lieu k Munich les 1 3 et
1 6 janvier i8o6 , en présence de l'empereur et de l'impératrice.
«Le i3, à une heure après midi» les deux familles impériale et royale se sont rendues en cortège dans la grande galerie du palais, disposée à cet effet. Leurs majwtés impériales et royales étaient entourées de leur cour; la nef de la galerie qui se prolongeait en face des trônes était occupée par toutes les personnes de distinction qui se trouvaient k Munich, et parmi lesquelles un grand iiumbre était venu, tant des états de S. M. le roi de Bavière que des états voisins.
«Leurs majestés ayant pris place, le ministre secré> taire d^état de Tempire a fait la lecture du contrat de mariage , qui a ensuite été signé suivant les formes qui avaient été précédemment legiees. Le ministre sccrétaii-e d'état a présenté la plume à S. M. l'empereur et k S. M. l'impératrice. Il a remis ensuite le contrat de mariage au ministre secrétaire d*état des affaires étrangères du roi de Bavière, qui, après l'avoir présenté à LL. MM. le roi et la rei:ie de Bavière, le lui a rendu.
Ce contrat ayant été présenté successivement et dans les mêmes formes au prince Eugène, à la princesse Auguste, au prince royal de Bavière et h S. A. vS. le prince Miurt , graud amiral , a ensuite été signé par MM. Charles-Maurice de Talleyiand-Périgord, ministre des relations extérieures; Michel Duroc, grand maréchal du pa-
296 OALEIilES HISTORIQUES
lais; Annand-Augustin-Louis de Gaulaincourt, grand
écuyer; Jean-Baptiste Bcssières, maiV'rhal de l'empiie, colonel général de lagaide; Louis-Augusle-Ju vénal d'Har> ville, sénateur, premier écuyer de S. M. rimpératricè, témoins du prince Eugène; par MM. le comte Théodore Tapor de Mourwiski, ministre d*état; le comte Antoine de Forring Scefeld , grand maître ; le baron Maximilîen de Rechbei^, grand chambellan; le baron I.oiiis de Gohren , grand maréchal , et le baron Charles de Kesling. grand écuyer, témoins de la princesse Auguste. Le coiiliat a aloi's été contre signé par le ministre secrétaire d'état de 1 cmpii*e et j)ar le ministre secrétaii'e d'étal des affaires étrangères de Bavière. Ce dernier l'a ensuite remis au ministre secrétaire d*état de Tempire. Cet acte sera déposé dans les archives impériales.
«La cérémoiue de la signature étant ainsi terminée, le prince Eugène et la princesse Auguste-Amélie de Bavière se sont placés devant le trône, et le minbtre secrétaire d'état de f empire, en conséquence de f autorisation expresse qii il en avait reçue par le décret impérial du même jour, et remplaçant S. A. S. le piince aixhichancelier de l'empire, Camhacérès, a procédé à l'acte civil du mariage. Après avoir fait aux illustres époux les demandes prescrites par la loi, il a yîrononeé les paroles ci-après : <( S. M. l empereur et roi, entendant que les for- « malités observées ci-dessus satisfassent pleinement k ce Il qu*exigent les lois de l'empire pour consacrer Tétat civil «des illustres conjoints, et pour les autoriser en consé- « quence à appeler sur leur union les bénédictions de notre
, « sainte mère l'églûe catholique , apostolique et romaine;
« en vertu de rautorisation expresse que nous en avons «reçue de sa majesté, nous déclarons, au nom de ialoi, « LL. AA. L et R. ie prince Ëugène et la princesse Au- 11 giiste-Amélie de Bavière unis par les liens du mariage. »
M L acte civil a ensuite été présenté par le iiuiiistre secrétaire détat <^ la signature des illustres époux et de leurs augustes familles. Les témoins qui avaient eu Thonneur de signer le contrat ont signé cet acte, qui Ta été ensuite par le ministre secrétaiie d'état, en présence de leurs majestés.
«S. A. S. larchidiancelier de l'empire germanique, primat d'Allemagne, est entré alors avec son dergé, et a occupé un fauteuil placé en face des trônes. Le prince Ëugène et la princesse Auguste se sont présentés devant lui, et S. A. S. Ë. l'archevêque primat a procédé à la bénédiction des anneaux et à la cérémonie des fiançaâles.
a La cérémonie du mariage devant Tég^ise fiit célébrée ie lendemain par ie prince primat »
DCCCGXXXIX.
œMBAT DE LÂ FRÉGATE FRANÇAISE LA CANONNIÈRE œNTRE LE VAISSEAU ANGLAIS LE TRFiilENDOUS. — 21 AVRIL 1806.
GibBUT. — ^ iS35.
Le 2 1 avril i8oG, à six heures et demie du matin, la frégate de quai^ante canons la Canoiuiière , commandée
' Mmàhttr du s s janvier iSo6.
39S GALËHIËS HISTOhlQUËS
pai it" cupitaiiic tir vaisseau Crsar Boui i\nr, en croisière sur la cote sud-est de l Atriquc, aperçut treize voiies, sur lesqudles elle se dirigea pour les reconnaître. Le capitaine Bouraync , après 8*ètre assuré que deux de ces bâtiments appartenaient à la roinpagnic des Indes, et formaicai un convoi escorté par un vaisseau de ligne. k Tnmendous, de soiiiante et quatorze canons, capitaine John Osbom , jugea prudent de se retirer devant des forces aussi supérieures. MrIs le Trrmendous , après avoir fait à la Canonnière des signaux auxquels elle ne put pas répondre, prit chasse sur elle, la joignit vers quatre heures du soir, et la força à accepter le combat. Malgt^é rénorme disproportion de forces entre les deux adversaires, l'action dui-a une hcui*e et demie. L'équipage de la frégate y déploya une ardeur et un courage extraor> dînaires. Le vaisseau anglais fut tellement maltraité, qu'il lui fut impossible de poursuivre la frégate, qui, heureuse de n'avoir pas succombé, s éloigna du champ de bataille.
DCCCCXL.
LE GONTRE-AMIRAL W1LLAUME2, A BORD DU VAISSEAU LE FOUDROYANT, AYANT PERDU SES MATS. SON GOt'VER- NAIL, ETC ATTAQUÉ PAR LN VAISSEAU ANGLAIS, RE- LACHE A LA HAVANE. ^ 14 SEPTEMBRE 1806.