PIC DE LA MIRANDOLE (JEAN
•AVAIT iT raïunosvi,
FILS DE JE AN -FRANÇOIS, SEIGNEUR DE LA M1RAND0LE ET DE GONCORDIA, ET DE JUL» BOIARDI.
(N* 1858.) Andeone ooUection de b Sorbonne.
Né le a& février 1 463. — Mort le 1 7 novembre 1 Ugli-
Pic de la Blirandole annonça, dès son enfance, les dispositions de Tesprit les plus prodigieuses. Â dix ans il était cité comme orateur et comme poète; à quatorze ans il étudiait le droit canon à Bologne, et s enfonçait dans les recherches les plus savantes de la philosophie et de la théologie. Sa mémoire était étonnante, et, non content de lavoir enrichie de tous les trésors de l'antiquité, il apprit l'hébreu, le chaldéen et l'arabe, véritable merveille à l'époque où il vivait. Tant de savoir dans un si jeune âge produisit chez Pic de la Mirandole une sorte d'infatuation. Il en donna une preuve assez étrange lorsqu'il publia à Rome ses neuf cents propositions de omni re scibUi, et o&it de les soutenir contre tout venant, renouvelant ainsi dans le champ de la science l'exemple des anciens défis chevaleresques. Le pape Innocent VIII châtia la présomption du jeune docteur en défendant ce tournoi encyclopédique (i486). Cependant Pic de la Mirandole, épris pour l'étude d'un goût irrésistible, renonça à la souveraineté que la mort de son père venait VIII. iB
de lui transmettre (1&91), pour sensevelir dans la vie littéraire. Il sétablit à Florence, et s'associa, comme nous lavons dit plus haut, aux travaux d*Ânge Politien pour créer la bibliothèque Laurentienne. 11 ne survécut que de deux mois au compagnon de ses études , et mourut à trente et un ans, le jour même où Charles VIII entrait avec son armée dans les murs de Florence.