POLITIEN (ANGELO AMBROGINI, DIT
rOtTB ET FKOSATIVI.
(N* 1830.) Andenne eoHcctioii de la S<»rbonne.
Né à Monte-Pulciano, le i& juillet i/l56. — Mort le 2/1 septembre 1&9&.
Le véritable nom de ce célèbre littérateur était Angelo Ambrogini, et il emprunta celui de Politianus à sa ville natale de Monte-Pidciano. Initié de bonne heure à la connaissance des langues grecque et latine, il c<taiposa des stances où il louait les succès de Julien de Médicis dans un tournoi, et qui lui firent, à quatorze ans, ime fortune littéraire. Il devint dès lors le commensal et Tami des Médicis, et éleva les deux fils de Laurent le Magnifique, dont Tun, Pierre, succéda à son père dans le gouvernement de sa patrie, lautre s*assit dans la chaire de saint Pieire, sous le nom de Léon X. La vie de Politien fut ce qu'était celle des beaux esprits de cette époque : il professa les littératiu^es anciennes et la
philosophie à Florence avec un éclatant succès; il traduisit en latin des ouvrages grecs, et, entre autres , lliistoire d*Hérodien, fit des vers pleins de grâce et d*ëiëgance , soit en latin , soit dans sa langue maternelle, et travailla surtout avec une ardeur infatigable à l'exploration des manuscrits inconnus de l'antiquité. Ses soins et ceux de Pic de la Mirandole contribuèrent à la création de la célèbre bibliothèque Laurentienne. Il se préparait à écrire, pour complaire au roi Jean II, fhistoire des découvertes et des conquêtes maritimes de la nation portugaise, l(Nrsqu*il mourut, en 1 496, à Tàge de quarante ans.
MAXIMIUEN I'', EMPEREUR D ALLEMAGNE,
SBCOND riLS DE L^RMFEREUR PRBDÉRIG III ET D^^LÉONORE DE PORTUGAL.
(N* ISftO.) École d'AUERTDDMR.
Né le at2 mars lASg. — Marié : i** le 20 août 1477, à Marie de Bourgogne , fille et héritière de Gharies le Téméraire, dernier duc de Bourgogne; a** en 1/I9&, à Blanche-Marie, fille de Gaiéas Marie Sforza, duc de Milan. — Mort le 1 q janvier 1 5 1 9.
MAXIMILIEN I-
EMPEREUR D*ALLEMAGNE
(N* lSh\.) Anden tâMeao.
MAXIMILIEN I
EMPEREUR D'ALLEMAGNE
(NMSaS.) Ancien uUcta '.
Maximilien, archiduc d^Âutriche, était âgé de dixhuit ans lorsque son mariage avec Marie de Bourgogne donna un si prodigieux accroissement à sa maison , et commença pour elle une rivalité de plus de deux siècles avec la maison de France. Il déploya une brillante valeur à la bataille de Guinegate , peu honorable pour les armes françaises (1&79), et fit échouer les efforts de Louis XI pour lui enlever leà comtés de Flandre et d'Artois. Après la mort de Marie de Bourgogne, Maximilien disputa à Charles Vm la main d'Anne de Bretagne, et se flatta un moment de tenir en son pouvoir le seul des grands fie& qui n*eût pas été réuni à la coilronne de France. Cette nouvelle fortune lui échappa , et le mariage qu'il contracta cinq ans après ( 1 &9&) avec Blanche- Marie Sforza, petite-fille du célèbre condottiere , lui fit peu d'honneur aux yeux de l'Allemagne. Il servit mieux les intérêts et la gloire de sa maison en faisant épouser, en 1 496 , à son fils Philippe le Beau, l'héritière d'Aragon et de Castille : la grandeur de ChariesX^nt était en germe dans cette alliance. Mais, quoiqu'il portât le titre de roi des Romains depuis 1^86, et qu'en 1Â93 son père, Frédéric III, lui eût transmis la couronne impériale; quoique pendant de longues années le magnifique
* Maiimilien, dans ce portrait, est représenté avec le manteaa et les insignes des ducs de Brabant.
héritage des Pays-Bas eût été déposé entre ses mains, Maximilien trouvait, dans la vicieuse constitution de lempire germanique et dans Tindocile liberté des conununes flamandes, dmsurmontables obstacles à la réalité de sa puissance. Tout son esprit et tout son courage , toutes les ressources de sa politique, ne purent lui procurer des moyens de succès égaux à la grandeur de ses desseins, ni même le sauver des embarras d une situation précaire et dépendante; le véritable fondateur de la monarchie autrichienne était appelé par dérision MassimiUano seriza Janoro: Aussi le voit-on, en i5o8, impuissant à arriver jusqu*à Rome pour y recevoir la couronne des mains du pape , et réduit à se contenter du titre d empereur élu ; ! et , lorsque Jules II a fait de la ligue de- Cambrai la sainte
; ligue, et en a tourné les forces contre la France, le
I successeur de Charlemagne , le chef du corps germa-
! nique, sans armée à lui, sert commç volontaire, à la
solde de cent écus par jour, dans Tarmée' du roi d'Angleterre (i5i3). Après la conquête du Milanais par François I*', en i5]5, Maximilieu' fit un vain effort pour arracher aux Français cette province, et fut contraint à prendre la fuite pour netre pas livré parles Suisses, qu'il ne pouvait payer (i 5 1 6). Il vit naître en Allemagne l'hérésie de Luther, et, dans une diète tenue à Augsbourg (i5i8), tâcha inutilement de letouffer au berceau. Il mourut à Wels, le 1 2 janvier 1 5 1 g , à l'âge de soixante ans. Maximilien joignait, aux autres qualités de l'esprit qui le distinguaient, un goût éclairé pour les lettres et les arts.'
MAXIMILIEN I-
EMPEREUR D'ALLEMAGNE