BAYARD (PIERRE DU TERRAIL
SBIGBBVB OB), DIT LB CBBTALIBB «ABS PBITB BT SABS BBPBOCRB.
(N* 1919.) En pied, par Fragonabd, d*aprè« un
portrait de la collection du château de Beauregard.
Bayard soffre à nous dans Thistoire comme Tidéal de ces» mœurs chevaleresques qui étaient sur leur déclin à répoque où il vécut. Il était à treize ans page du duc de Sayoie , qui ne tarda pas à le rendre à la France sur
la demande du roi Charles VIII. Le jeune chevalier accompagna ce prince en Italie , et se signala sous ses yeux par des prodiges de valeur à la bataille de Fomoue (i4g5). Quatre ans après il suivait Louis XII à la conquête du Milanais, et quand la mauvaise foi de Ferdinand le Catholique eut fait du royaume de Naples un champ de bataille entre les Français et les Espagnols, les héroïques prouesses de Bayard sur le pont du Garigliano le signalèrent à ladmiration de toute la France (i 5o3). Lltalie ne tarda pas à redevenir le théâtre de ses exploits : il y contribua au succès de la bataille d*Agnadel en 1 609 , seconda Gaston de Foix au siège de Brescia par sa valeur et son expérience (i5iq), et, guéri à peine de la blessure qu il avait reçue à Tassant de cette ville, alla prendre sa part de la victoire de Ravenne. L'année suivante , les grands coups se portèrent à la frontière de Picardie , envahie par le roi d'Angleterre. Ce fut là que Bayard combattit, et il sut encore recueillir quelque honneur à la honteuse journée des éperons, La renommée du chevalier sans peur et sans reproche le recommandait à François I'^ au moment où ce prince songeait à se rouvrir les portes de lltalie, et Bayard, en enlevant Prosper Colonna dans Carmagnole, préluda à la gloire de Marignan. On sait qu'à la fin de la bataille le roi voulut être armé chevalier de sa main. Mais le plus glorieux fait d'armes de la vie de Bayard fut la défense de Mézières: il y tint, avec une poignée de braves, toute une armée en échec (iSni), et, au retour de ce siège mémorable, il fut complimenté par le parlement de
Paris, organe de la nation fi*ançaise, en* mémç temps qu'il recevait du roi le collier de Saint- Michel et une compagnie de cent hommes d*armes. Bayard passa les Alpes en 1 523 sous les ordres de l'amiral Bonnivet , mais il ne put empêcher le présomptueux favori de se faire battre à Rebecque ( 1 5 a A ) ; charge par lui d'assurer la retraite de l'armée, il le fit, mais en y laissant la vie. On connaît les nobles paroles qu'il adressa en mourant au connétable de Bom*bon.