MONTALEMBERT (ANDRÉ DE
•BlOmVll O'SMé, l>'BIPA1VILLIBM BT Dl LA lITlilB ,
SECOND FILS DE CHARLES DE MONTALEMBERT, DEUXIÈME DD NOM, SEIGNEUR D*ESSÉ, ETC. BT DE CHARLOTTE JAY DE BOIS- SEGUIN.
(N" 1930. ) Albiibr , d*après un portrait de famBle.
Né vers i483. — Marié, le 7 octobre i54o, à Catherine des Adrets, fille de Jean d'IUiers, seigneur des Adrets, et de Madeleine de Joyeuse, dame d'honneur de la reine de Navarre. — Mort le 1 2 juin i553.
Le sire d'Essé n'avait pas atteint sa treizième année lorsqu'il se trouva, en 1/195, à la bataille de Fornoue. François I**, n'étant encore que comte d'AngouIême , le distingua, et, quand il fut monté sur le trône, lui donna les plus hautes marques de son estime. Il le choisit pour être un des quatre gentilshommes qui, en 1 5qo, au celèbi^e tournoi entre Guines et Ardres, maintinrent avec
lui f honneur de la France contre Henri VIII €t les chevaliers d'Angleterre. Toute sa vie fut celle d*un brave et habile officier, soit quon femployât dans des postes subalternes, soit qu'on lui donnât des commandements plus élevés. Il se signala dans la guerre du Piémont, en i535, sous lamiral Chabot, et lorsqu'on i5/i3 Charles- Quint, à la tête d'une armée de cinquante mille hommes, vint assiéger Landrecies, le sire d'Essé, avec une poignée de braves gens, l'arrêta trois «mois entiers devant cette ville. François I*', au retour de ce glorieux fait d'armes, l'embrassa devant toute la cour, et lui donna le collier de l'ordre, avec la charge de gentilhomme de sa chambre. Cinq ans après, le sire d'Essé fut envoyé par Henri II en Ecosse pour défendre ce royaume contre l'invasion anglaise, et ce fut lui qui fit passer en France la jeune Marie Stuart, fille du roi Jacques V. Il acheva glorieusement sa carrière au siège de Térouanne, qu'il avait promis à Henri II de ne pas laisser tomber, tant qu'il vivrait, aux mains de l'ennemi. Il était âgé de soixante et dix ans.