BERTAUT (JACQUES
covra^LiuB di la haim» du boi rsAii^it i".
(N« 1933.) Anden
Vivait vers i56o.
BUDÉ (GUILLAUME)
•âTAIIT ,
FILS DE JEAN BUDE, SEIGNEUR D*TBRES, DE VILLIERS-SUR-MARNE ET DE MARtY, GRAND AUDIENGIER EN LA CHANGELtERIE DE FRANGE, ET DE CATHERINE PIGART.
(N* 193Ù.) Ancienne odlection de la Sorbonne.
Né à Paris, en 1À67. — Marié à Roberte Lelieur, fille de Roger, seigneur de Malemains. — Mort le a 3 août i5&o.
BUDÉ (GUILLAUME
BUDÉ (GUILLAUME
SATAIIT.
(N** 1936.) Par Sigismond UoLBBiii.
GuiUaume Budé était d*une famille qui occupait un rang assez élevé dans la magistrature. Le chancelier de Rochefort Tintroduisit jeune encore auprès de Charles VIII , et Louis XII lui donna 1 office de secrétaire du roi , en même temps qu'une mission à Rome. Mais ce fiit François I*' qui apprécia véritablement et récompensa le mérite de Budé : il lui conféra une charge de maître des
requêtes, le fit son bibliothécaire et, ce qui avait plus de prix que tout le reste , l'admit dans son intime familiarité. Il renvoya même en ambassade auprès de Léon X, qui prisa grandement un si docte et si habile négociateur. La ville de Paris ajouta aux autres fonctions dont Budé était revêtu, celle de prévôt des marchands (iS^a). Mais tous ces emplois et tous ces honneurs n étaient poqr lui qu autant d*importanes distractions qui f enlevaient i l'étude, le soin principal et presque l'unique intérêt de sa vie. Les lettres grecques , dont il tenait le sceptre en son temps, la jurisprudence, dont il éclaira quelques points d'tme vive lumière , les recherches de tout genre sur f anticjuité et les travaux philologiques se partageaient ses savants loisirs. Il s'unit à Lascaris pour créer la bibliothèque du palais de Fontainebleau, et au cardinal du Bellay, pour inspirer à François V la pensée de la fondation du collège royal (iSSg). Guillamne Budé mourut à Paris à l'âge de soixante et treize ans, le 23 août i5Âo.
LONGUEIL (CHWSTOPHE DE),
LirréitATivK rr JunisconsitLTB ,
FILS NATUREL D*ANTOINE DE LONGUEIL, évÈQUE DE SAINT-POL DE LÉON, CHANCELIER DE LA REINE ANNE DE BRETAGNE.
(N* 1937. ) Ancienne collection de la Sorbonne.
NéàMalines,en 1690. — Mortle 1 1 septembre 1 5a a. Christophe de Longueil montra dans f étude de la
jurisprudence une intelligence et un savoir si précoces, qu'à l'âge de dix-neuf ans il (îit nonuné professeur de droit à Poitiers. Trois ans après ( 1 5 1 2 ), les succès prodigieux de son éloquence au barreau de Paris lui méritèxent une charge de conseiller au parlement, malgré son extrême jeunesse. Mais il ne s'était fait jurisconsulte que par obéissance , et sa véritable vocation était celle de la vie littéraire. Il ne tarda pas à s'y absorber tout entier, et l'Histoire naturelle de Pline , ce trésor si précieux de l'érudition antique, devint l'objet de ses études et de ses méditations. Il n'y eut travaux qu'il n'entreprît et sacrifices qu'il ne s'imposât pour se procurer la pleine intelligence et pour faire un digne commentaire des œuvres du savant naturaliste. Il visita dans cette intention la France, l'Angleterre, l'Allemagne et l'Italie, dans un temps où les voyages n'étaient ni faciles ni ordinaires , et, encouragé par l'accueil de Léon X, soutenu par l'amitié de Bembo et de Pôle, il sembla désormais se décider à faire sa patrie de ia patrie des lettres et des arts. Il vivait depuis plusieurs années à Padoue dans la maison de Réginald Pôle, lorsque la mort vint l'enlever à ses travaux. U n'était âgé que de trente-deux ans. Christophe de Longueil eut le malheur de partager vers la fin de sa vie le cicéronianisme exclusif de Bembo, et de détruire son commentaire sur Pline, parce qu'il n'était point écrit dans le pur idiome du grand orateur romain.
RABELAIS (FRANÇOIS
(N* 1938.) AndenuLleaa.
Ne à Chinon, vers i/l83. — Mort en i553.
RABELAIS (FRANÇOIS)
RABELAIS (FRANÇOIS)
François Rabelais fut d'abord moine franciscain à Fontenay-ie-Comte , puis bénédictin au couvent de Maillezais, et, dans la folle indocilité de son humeur, finit par secouer le joug de la vie religieuse. Il avait passé l'âge de quarante ans lorsqu'il alla étudier et professer ensuite la médecine dans l'école de Montpellier. Le cardinal du Bellay se l'attacha dans son ambassade à Rome, en i535, et ce fut alors que Paul III lui remit la peine canonique qu'il avait encourue pour avoir échangé l'habit inonastique contre celui du clergé séculier. On dit que ses indécentes railleries, dans lesquelles il ne respecta ni le sacré collège, ni le pape lui-même, ne lui permirent pas un long séjoUr à Rome : quoi qu'il en soit, la protection du cardinal du Bellay Je suivit eu France, et il obtint de ce prélat, ami des lettres, d'à- VIII. ai
bord une prébende dans la collégiale de Saint-Maur-des- Fossés, puis la cure de Meudon, dont il ne fut jamais que titulaire (i5&5). .On ignore à quelle époque de sa vie il composa son Histoire de Gargantua et de Pantagruel, un des monuments les plus renommés de la littérature française au xvi* siècle. Le sens de ce livre est resté pour la critique une énigme fort embarrassante à deviner : peut-^tre n'y faut-il voir que la longue débauche d'un esprit sans autre but que celui de jouir de sa propre fécondité et de s'amuser lui-même de ses inépuisables bouffonneries. Ce qu'il y a de certain , c'est que les traits de la verve comique la plus vive et la plus originale s'y trouvent mêlés à ce que le cynisme a de plus licencieux et l'impiété de plus révoltant. Rabelais eut besoin de toute la protection de François I" et de Henri II pour échapper aux rigueurs que cet ouvrage eût pu susciter contre lui. H mourut, à ce qu'on croit, en i553, dans la soixante et dixième année de son âge.