‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 3)Chapitre 183 sur 224 · MÉDICIS (JEAN DE · texte numérisé non relu

MÉDICIS (JEAN DE

SUMOIIHB L'IKTIItCIIUI .

FILS DE JEAN DE MEDICIS ET DE CATHERINE SFORZA. (N* 1043.) Henri DBLABOiiDB,d*aprèi le Titien.

Né en idgS. — Marié, en 'i5i6, à Marie, fille de Jacques Salviati et de Lucrèce de Médicis. — Mort le 3o novembre i5a6.

Jean de Médicis descendait de Laurent l'Ancien, firère cadet de Gosme, le Père de la patrie. Il n'hérita pas des sentiments de jalousie républicaine qui animaient cette branche des Médicis contre leurs aines devenus souverains de Florence. Entraîné par une vocation irrésistible vers le métier des armes, il dlâ oBrir ses services à Léon X ( 1 5 1 3 ), et, quoiqu'il n'eût que quinze ans , (ut chargé par ce pontife d'aller pacifier la marche d'Ancône. La république de Florence l'opposa, en i5ai, à François-Marie de la Rovère, duc d'Urbin, et lorsque bientôt après lltalie devint le théâtre de plus grands combats entre les armées de François I*' et de Charies- Quint, Jean de Médicis, véritable condottiere, engagea tour à tour ses redoutables bandes noires à la France et à l'Espagne. C'est ainsi qu'en 1 5^3 il combattait sous le marquis de Pescaire contre Bonnivet, et qu'en 1 5a 5 il alla se ranger sous les ordres de François I*', i l'arrivée de ce prince en Italie. L'année suivante, docile aux ins-

pirations de Clément VII, le chef de sa maison, il mit son bras au service de la ligue sainte formée par le pape contre Charles-Quint. Ce fiit en combattant contre un aventurier comme lui, le luthérien Frondsberg, que Jean de Médicis reçut une blessure mortelle, è Tâge de vingt-huit ans. Ses soldats, qui avaient pris le deuil à la mort de Léon X, le portèrent également lorsqu'ils perdirent le capitaine qui s'était fait chérir deux, par la licence qu'il donnait à leurs farouches passions, en même temps que par les exemples qu'il offrait à leur bravoure.

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