‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 3)Chapitre 191 sur 224 · ALCIAT (ANDRÉ · texte numérisé non relu

ALCIAT (ANDRÉ

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FILS D*AMBROISE ALGIATI ET DE MARGUERITE LANDRIANI. (N* 1953.) Ancienne ooOectioii de U Sorboaac

Né à Milan, le 8 mai lAga. — Mort le 12 janvier i55o.

Âlckt, dès sa première jemiesse, annonça la prodi* gieuse aptitude de son esprit pom* la jurisprudence. Â vingt- deux ans il avait reçu le bonnet de docteur et publié des traités justement renommés. Il professa le droit d abord à Avignon (i5ai), pub à. Milan, d'où il fut forcé de s exiler, par les jalouses tracasseries de ses rivaux. Il avait mérité leur haine en dqnnant pour base à son enseignement la pensée neuve et féconde d'éclairer l'étude des lois par celle de l'histoire. Ce fut alors que François I" l'appela dans l'université de Bourges ( 1 5^9), où ses lai^esses le retinrent trois ans. Mais la science d'Alciat était au plus offrant, et le duc de Milan, François Sforza, par les avantages qu'il liii ofint, sut bientôt le ramener dans sa patrie { 1 532 ). On le voit dès lors, selon qu'il y trouve de plus riches profits, transporter sa chaire de Pavie à Bologne et de Bologne à Ferrare, et accroître ainsi à la fois sa fortune et sa renommée. Telle était en Italie la célébrité d'Aïciat, que Paul III lui donna le titre de protonotaire apostolique, et que

Ghariea-Quint le nomma comte palatin de Saint-Jeande-Latran et sénateur. Il mourut à Pavie, en i55o, à Tâge de cinquante-huit ans.

ARIOSTE (LOUISJEAN),

POtTB.

(N* 195<k.) Ancienne ooDection de la Swbonne.

Né à Reggio de Modène, le 8 septembre 1A7A. — Mort le 6 juin i533.

L'Arioste, dans le cours de sa tranquille existence, ne connut ni les vicissitudes politiques de la vie du Dante, ni les poétiques infortunes de celle du Tasse. Il était né dans les états du duc de Ferrare, il y vécut et il y mourut. A Texemple de plusieurs autres poètes, il (ut forcé de donner les années de sa jeunesse à Tétude de la jurisprudence, et s y déroba par Tentrainement d'une vocation irrésistible. Attaché comme gentilhomme au cardinal Hippolyte d'Esté (1 5o3), il trouva dans les loisirs de cette domesticité honorable le moyen de se livrer à^n goût pour la poésie, et il préluda par des comédies et des pièces du genre lyrique au grand ouvrage qui devait immortaliser son nom. UOrlandofurioso, ce monument si merveilleux de la fécondité du génie poétique , coûta onze années de travail à son auteur. U fut publié en 1 5 1 6, aux applaudissements de toute lltalie. Bientôt le cardinal Hippolyte d'Esté voulut enlever Arioste à sa vie

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paisible et honorée pour lemmener à sa suite en Hongrie. Le poète refusa de hasarder sa santé frêle et chancelante dans les fatigues de ce voyage, et, brouillé avec le cardinal, il en fut ôonsolé par la faveur du duc, son frère (i 5 1 8). Alphonse lui donna, en iSai, fétrange mission d aller pacifier luie partie montueuse du Ferrarais qu'infestaient des brigands. L*Arioste y réussit à merveille, et, revenu auprès du duc, il devint comme le ministre des divertissements élégants de la petite cour de Ferrare. Ces fêtes étaient surtout égayées par la représentation de ses comédies. Celle qui devait être jouée pour le mariage d*Hercule d'Esté, fils du duc Alphonse, avec madame Renée de France, fille de Louis XII, resta inachevée. La mort vint enlever f Arioste à ses travaux poétiques le i6 juin 1 533, dans la cinquante-neuvième année de son âge.

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