‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 3)Chapitre 192 sur 224 · BUONAROTTI (MICHEL- ANGE · texte numérisé non relu

BUONAROTTI (MICHEL- ANGE

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FILS DE LOUIS BUONAROTTI SIMONI, DE L*ANGIENNE MAISON DES COMTES DE CANOSSE.

( K' 1955.) Anàen takleav'.

No en 1 Ix'jà , près d'Arezzo. — Mort en 1 564. ,

* On Ht, dans la partie inférieure du tableau, l^inscription suivante:

MICHA. ANGE. BONAROTTANCS. FLOBENTINDS.

SCULPTOB. OPTIMOS. ANNO. CTATI8 SVJE 4 7.

Michel- Ange Buonarotd, destiné par ses parents â perpétuer le nom dune famille ancienne et honorée, ne reçut pas Téducadon d'un artiste : il se fit artiste lui-même, et si, pendant trois ans, il fréquenta latelier des Ghirlandaj , ce fîit moins pour recevoir leurs enseignements que pour leur apporter les secours d'un génie tout formé dès sa naissance. La chapelle del Carminé, peinte par Masaccio, et les statues antiques des jardins des Médicis, oflraient à son adolescence des modèles dont il aimait à s'inspirer. Plus tard, il demanda, le scalpel à la main, d'autres leçons à l'anatomie, et ses œuvres portèrent toujours l'empreinte de l'étude approfondie qu'il avait faite de cette science. Les dispositions prodigieuses de son génie frappèrent tout d'abord les regards de Laurent le Ma< gnifique, et Michel- Ange trouva dans le palais de ce protecteur éclairé des arts la généreuse hospitalité dont y jouissaient les plus beaux esprits de l'Italie. On a attribué aux encouragements qu'il reçut alors de Laurent de Médicis la préférence que le grand artiste donna toute sa vie aux travaux de la sculpture. Plusieurs chefs-d'œuvre l'avaient déjà fait connaître à Rome conmie à Florence, lorsqu'en 1 5o3 , Jides II, pour qui le talent grandiose de Michel-Ange avait un attrait particulier, l'appela auprès de lui et lui commanda ce mausolée gigantesque dont le Moïse n'est qu'un firagment, et qui ne fut jamais accompli. La jalousie du Bramante détourna l'attention du pontife de ce grand ouvrage pour l'absorber dans les travaux de la basilique de Saint-Pierre. Plus tard Michel- Ange peignit pour Jules II l'admirable plafond de la chapelle Six-

tine, et fondit ia statue colossale de ce pape, qui devait périr si tristement dans l'insurrection de Bologne contre Tautorité pontificale. Léon X et Clément VII , dans leur prédilection patriotique pour Florence , laissèrent cette ville jouir pendant quatorze ans du génie de Buonarotti , et ce (iit alors qu'il traça les dessins de la façade et de la sacristie de Té^se Saint-Laurent , destinée à recevoir les restes de la famille des Médicis. Cependant Florence, abandonnée de François I*', finfidèle allié delltalie, se préparait à soutenir un dernier combat pour sa liberté , ou plutôt à la mettre dignement au tombeau. Assiégée par les troupes de Charles-Quint, ^e s'adressa à Michel- Ange pour qu'il lui donnât des fortifications; et celui-ci s'empressa d'accomplir le devoir que lui imposait sa patrie. Il continua quelques années dans Florence , livrée pour jamais aux Médicis , ses grands travaux de scidpteur et d'architecte , et finit par se rendre aux sollicitations du pape Paid III, qui l'appelait à Rome pour peindre dans la chapelle Sixtine son immortel tableau du Jugement dernier. Michel -Ange, dès lors, ne quitta plus la capitale du monde chrétien. Il fiit chaîné de continuer dans la basilique de Saint-Pierre les travaux du Bramante , dont il réforma les plans, et ce ne fiit qu'après dix-sept ans qu'il put livrer i l'admiration publique cette coupole qui est un de ses plus beaux titres de gloire. François de Médicis, grand-duc de Toscane, essaya vainement de le rappeler à Florence pour y achever les ouvrages dont il avait laissé les plans. Son âge et ses infirmités ne lui permettaient plus cet effort, et il mourut

à Rome, âgé de quatre-vingt-dix ans. Sa vie avait été simple et austère, sans autre passion que celle de Tart. Il a laissé dès vers où fon retrouve quelques-unes des inspirations de son mâle génie.

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