‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 3)Chapitre 204 sur 224 · MAGELLAN (FERDINAND · texte numérisé non relu

MAGELLAN (FERDINAND

HATIOATIIin.

( N* 1070. ) Laritibrb , d'après un portrait de U col-

lection du château de Beauregard.

Né — Mort en 1 5a i .

Magellan était Portugais, mais on ignore l'époque précise et le lieu de sa naissance. U partagea l'entraîne-

ment qu avaient alors ses compatriotes pom* la navigation, fit les campagnes des Indes sous le grand Albuquerque , et se trouva, en 1 5 1 1 , à la prise de Malacca. Mais les lenteurs d un avancement difficile le rebutèrent, et , revenu en Europe , il alla offiîr ses services à Charles- Quint (iSiy). On sait que le pape Alexandre VI avait tracé sur le globe terrestre une ligne fictive, et avait attribué tout ce qui était situé à Torient de cette ligne aux Portugais, tout ce qui était à Touest à la domination espagnole. Ce partage, mal défini, faisait des iles MoluqUes un sujet de contestation entre les deux couronnes. Magellan prit rengagement d'aller chercher ces iles du côté de Touest, c est-à-dire en doublant la pointe méridionale du continent américain , et ce fiit par cette route, jusqu'alors inconnue, que se fit le premier voys^e accompli autour du monde. Le 2 o septembre 1 5 1 9 , Magellan partit avec cinq navires et deux cent trente honunes pour cette aventureuse entreprise : il rencontra les mêmes obs~ tades qu avait trouvés Christophe Colomb dans la mutinerie de ses équipages, et il fallut, pour la dompter, qu*il déployât la plus redoutable énergie (1 52o). Ayant enfin vaincu toutes les résistances, il entra, le a 1 octobre, dans le détroit qui porte son nom , et, un mois après, se lança hardiment dans les régions inexplorées de f Océan Pacifique (2 1 octobre). Ce ne fiit que le 1 6 mars 1 5a 1 qu'il atteignit les iles Philippines. Il avait perdu deux de ses navires, et, avec ses forces diminuées, il prêta son assistance au roi de Zébu pour venger sa querelle contre un de ses voisins. Magellan trouva la mort dans cette obscure

expédition. Sébastien del Gano ramena en Europe, en doublant le cap de Bonne-Espérance, le seul navire échappé aux périls de cette longue navigation (6 septembre iS^a).

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