‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 3)Chapitre 214 sur 224 · MORUS (THOMAS · texte numérisé non relu

MORUS (THOMAS

LOU» CIAXCILIBI B'AIOLBTBBU ,

FILS DE SIR JOHN MORE, L'UN DES JUGES DU, BANC DU ROI. (N* 10S3.) Ancieiuie coflccUon de la SoriKmne.

Né àLondres, en 1 48o. — Mort le 6 juillet 1 535.

Sir Thomas More, plus connu sous le nom savant de Thomas Morus , fut un de ces esprits qui, dans la liberté de leurs spéculations philosophiques, devancèrent la réforme du XVI* siècle, mais, dès qu'elle eut fait explosion, reculèrent devant ses nouveautés dangereuses. Il avait fait à Oxford les études les plus brillantes, et au sortir des écoles il suivit dans la carrière du barreau les traces de son père : il s y distingua de telle sorte , que ses concitO);^ns renvoyèrent siéger au parlement, et sa jeune et libre éloquence eut Thonneur de faire rejeter un bill de subsides que Javarice de Henri Vil voulait ajouter aux charges dont il accablait la nation anglaise. Âlavénement de Henri Vm, en i5o9, la renommée littéraire de

Thomas Morus, les grâces de son esprit et f enjouement de son caractère le signalèrent à ce prince, qui ladmit dans sa familiarité la plus intime , ]e fit entrer au conseil privé et lui donna la chaîne de trésorier de FÉchiquier. Il lui confia en même temps plusieurs missions importantes, et renvoya en iStiS aux conférences de Cambrai, où se débattaient les grands intérêts de la paix européenne. Lorsque, f année suivante, Timpérieux monarque eut brisé dans le cardinal Wolsey f indocile instrument de ses fantaisies tyranniques, il crut pouvoir donner plus de confiance à Morus et ]e créa lord chancelier d'Angleterre. Il s était trompé, et avait pris le caractère aimable et facile du philosophe pour la condescendance servile du courtisan. Cependant rien négala 1 assiduité laborieuse , Imtégrité et le désintéressement du lord chancelier dans Taccomplissement de ses hautes fonctions, et Henri VIII semblait d'accord avec tout le royaume pour rendre honunage à ses services et à ses vertus. Mais le jour ne tarda pas à venir où Thomas Morus, qui voyait le schisme approcher, ne se crut plus permis de demeurer chef de la justice en Angleterre. II se démit de son office en i 53q , et se retira dans sa petite maison de Chelsea, au sein de Tétude et de la prière. L'ombrageuse tyrannie de Henri VIII alla bientôt l'y chercher. Il exigea de lui de donner à TAngleterre l'exemple de la soumission rehgieusé ; et, sur son refiis de prêter le serment de suprématie, il le fit arrêter et conduire à la Tour de Londres (avril 1 53 A ). Là , toutes les séductions, toutes les menaces, échouèrent contre l'inébran-

lâble attadiement de Morus à la foi catholique , et le roi comprit qu'il ne pouvait avoir raison de lui que sur f échafaud. Le cafane de Morus fut inaltérable devant les juges, et il conserva la gaieté ordinaire de son* esprit jusque dans la redoutable solennité du martyre. Il fut décapité sur la plate-forme de la Tour, le 6 juillet 1 535, 4 Tâge de cinquante-cinq ans. Thomas Morus a laissé un asser grand nombre d ouvrages, dont le plus connu est son Utopie, sorte de roman de politique et de philoso* phie , où à quelques vérités neuves et hardies se trouve mêlée une foide de rêves et d'erreurs.

KRATZER (NICOLAS),

âtTlOROVK BB mfel ▼m, HOI D*AWOLtTI««l.

(N* 19S4.) D*après un tableau d*Holl)ein de la

galerie du Mua^ royal.

Né en Bavière. — Vivait en i 5q8.

MADELEINE DE FRANCE

REINE DÉCOSSE.

FILI.E DE FRANÇOIS l'' BT DE CLAUDE DE FRANCE. (N* W85.)

Née à Saint-^ermain-^n-^Laye , le lo août iS^o. — Mariée, le i* janvier iSdy, à Jacques V, roi d*Ecosse. — Morte à Edimbourg, le 2 juillet 1537.

Cette princesse, malgré son jeune, âge et sa frèlê santé, fut accordée par François I'^ aux instances réitérées de Jacques V, roi d'Ecosse , qui était venu à Lyon demander sa main (i536). Le mariage fut célébré lé i*' janvier de Tannée suivante, dans Téglise de Notre^ Dame de Paris. La jeune reine d*£cosse succomba promptement aUx langueurs de la maladie dont elle portait le germe en son sein et à 1 apreté du climat sous lequel elle était allée vivre. Elle n'avait pas vécu dix-sept ans.

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