FISHER (JEAN
Fisher, un des plus savants docteurs de f université de Cambridge , fut choisi pour confesseur par la comtesse de Richmond, mère de Henri Vil, et mis ainsi sur la route des honneurs ecclésiastiques. Il n'usa toutefois de son crédit que dans l'intérêt de la religion et des lettres, et la fondation du célèbre collège du Christ, à
Oxford, fut due à son influence. Henri VU, en i5oâ, lui donna Févêchë de Rochester, et plus tard d'autres sièges, supérieurs par l'importance et par la richesse, lui furent offerts, mais il les refusa toujours. Fisher fiit aimé et respecté de Henri VIII jusqu'au moment où les passions indomptables de ce monarque commepcèrent à troubler l'église d'Angleterre. Le docte et pieux évêque de Rochester refusa de donner son adhésion au divorce du roi avec Catherine d'Aragon. Il en fut puni par la confiscation de ses biens et la perte de sa liberté. Elle lui fiit rendue moyennant une forte amende, et le vieil athlète de la foi, au milieu des luttes théologiques qu'il continuait à soutenir contre le luthéranisme, attendit le jour auquel Henri VIII vint lui demander le serment de suprématie (i 534). H le refusa, et fut conduit à la Tour de Londres, où Ton ne rougit pas de prodiguer à son grand âge les plus du^s traitements. Le pape Paul III, pour récompenser sa constance héroïque, le nomma cardinal. Mais il ne fit par là qu'allmner davantage l'implacable, ressentiment de Henri VIII. Fisher fut jugé et exécuté un mois avant Thomas Morus.
WARHAM (GUILLAUME),
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(N* 1982.) LDGAiiDoi,d*«prèsaiit«]:^aiid*Hott>«in
de la galerie da Maséc royal '.
Né en i458. — Mort en i53a.
Warham était un des plus savants docteurs d*Oxford et un des littérateurs les plus éminents de l'Angleterre. Henri VU, lorsqu'il eut à défendre son autorité contre les prétentions de Perkin Warbeck, le faux duc d'York, confia à Warham une mission importante et délicate auprès de la duchesse de Bourgogne , veuve de Charles le Téméraire , et à son retour, en 1 5oa , le nomma évèque de Londres. Deux ans après il le promut aux fonctions de lord chancelier, en même temps qu'au siège de Cantorbéry. A l'avènement de Henri VIII, Warham céda au cardinal Wolsey les sceaux du royaume et la haute influence dont il avait joui sous le règne précédent. Il n'en resta pas moins un des personnages de l'Etat les plus considérables, et le crédit dont il jouissait dans le monde savant, l'amitié d'Érasme, qui valait alors celle des rois, enfin la généreuse prodigalité de ses aiunônes, rehaussaient en lui la dignité du siège primatial d'Angleterre. Sa conduite offiît un mélange habile de fermeté et de prudence, lorsque Henri VIII fit gronder les pre-
^ On lit sur le tableau original inscription suivante : Anno. Dm. MDxxvij. JRtaû» sue lix.
mières menaces du schisme sm* la Grande-Bretagne; et s*il fit à la royauté des concessions peut-être excessives, il ne trahit cependant aucun des intérêts essentiels de rÉglise. Sa dextérité allait se trouver en défaut devant la force des circonstances, lorsque la mort vint le soustraire aux embarras dune situation aussi difficile et aussi périlleuse. Il était âgé de soixante et quatorze ans.