SUPPLÉMENT
MARGUEWTE DE FLANDRE,
DUCHESSE DE BOURGOGNE '
MARGUERITE DE BAVIÈRE
DUCHESSE DE BOURGOGNE
PfflLIPPE m, DIT LE BON,
DUC DE BOURGOGNE *
Fête donnée en i&56 par Philippe ie Bon à Louis, dauphin de France , fils du roi Charles VII, lors de son séjour dans les Pays-Bas.
> Ce titre eût dû être placé à la page 1 13, et porter ie n* 1750. * Ce titre eût dû être placé à la page i3i , et porter le n* 1778. ^ Ce titre eût dû être placé à la page 1 53 , et porter le n* 1796.
ISABELLE DE PORTUGAL
DUCHESSE DE BOUHGOGNE'.
MÉDIGIS (GOSME DE)
soaxoHHà LB riu db lu PAnis, «oxrALOVRB db la BSPVBUQUI OB riAIBICS. FILS DE JBAK UÉDICrS ET DB PICARDA BUERI '.
Henri Dilàboidi, d'aprèi le Pootormo.
Né le 27 septembre iSSg. — Marié, vers i&i5, à Gontessina Bardi. — Mort le i* août 1 464.
Gosme de Médicis , simple citoyen et banquier de Floi*ence, fonda dans sa patrie la grandeur d'une famille qui, moins d'un siède après lui, prit sa place parmi les maisons souveraines de l'Europe, donna trois papes à l'Eglise, et mit deux de ses filles sur le trône de France. Le père de Gosme, Jean Médicis, avait été élevé par la faveur populaire au poste de gonfalonier de justice, première magistrature de la république florentine. II vivait encore, que déjà son fils avait su inspirer assez d'estime à ses concitoyens pour être élu Tim des membres de la seigneurie. A sa mort, en 1 429 , Gosme, fidèle aux traditions de sa famille , devint le chef du parti démocra-
1 Ce titre eût dû être placé à la page i5d, et porter le n* 1797.
* Cette notice eût dû être placée à la page i8â, et porter le n* 1815.
tique à Florence, et entra en lutte avec la puissante maison des Albizzi, qui était à la tête de roligarchie. Un moment ses ennemis prévalurent contre lui , lemprisonnèrent, et, ne pouvant faire tomber sa tête, le forcèrent à s'exiler ( i &33). Mais, dès Tannée suivante, il fut rappelé par ses compatriotes, et investi des fonctions de gonfalonier de la république, qu'il garda jusqu'à la fin de sa vie. Ce fut sous ce titre modeste que Cosme exerça dans sa patrie une véritable souveraineté : rien à l'extérieur ne le distinguait de ses concitoyens, et il ne gouvernait ni par le droit ni par la force, mais par l'influence. Il procura à Florence l'utile alliance de Venise et du célèbre condottiere François Sforza, qui balançait la puissance des Visconti avant de leur succéder dans le duché de Milan. Son esprit pacifique au dedans comme au dehors pénétra dans les conseils de la politique florentine, et les habitudes turbulentes de la démocratie s'apaisèrent sous sa main habile et prudente. Les richesses immenses qu'il devait à son commerce, et dont il faisait l'emploi le plus généreux, étendirent son patronage sur toutes les classes de citoyens; mais les artistes et les savants furent les objets privilégiés de sa munificence, et il légua ainsi à sa famille un exemple auquel elle devait rester noblement fidèle. Il fonda à Florence une académie pour l'enseignement de la philosophie platonicienne, et rassembla à grands fixais ime foule de précieux manuscrits, premiers éléments de cette riche bibliothèque appelée Laurentienne , du nom de son petitfils. Lorsque Constantinople eut été prise par les Turcs,
en 1 /i53 , Coâme ouvrit ses palais et ses villas aux maîtres des écoles grecques chassés en Occident par la barbarie ottomane, et leur prodigua toutes les prévenances d'une affectueuse hospitalité.' Ce grand homme, avant de finir sa longue carrière , reçut de ses concitoyens \m solennel hommage de reconnaissance que la postérité ne devait point lui ravir. Un décret de la seigneurie florentine le surnomma Père de la patrie , et ce titre fut gravé sur son tombeau. Il mourut en 1 56/i , à Fâge de soixante et quinze ans.