MÉDICIS (LAURENT DE
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PILS AtNÉ DE PIERRE DE MEDICIS, GONFALONIER DE FLORENCE, ET DE LUCRÈCE TORNABUONI*.
Henri DBLABonoE , d'après Giorgio Vasari.
Né le i" janvier lAig. — Marié, le 4 juin 1469, à Clarisse degli Orsini. — Mort le 8 avril 149^.
Laurent de Médicis, entouré par son aïeul et par son
^ Ce titre eût dû être placé à la page ao3 , et porter ie n** 1825. * Cette notice eût dû être placée à la page 3 1 1 , et porter le 11* 1833.
père des maîtres les plus habiles, et fonnë par Texpërience des voyages> fut en état, à vingt et un ans, de prendre en main le gouvernement de la république de Florence. Il déploya des talents politiques égaux à ceux du grand Cosme, et continua de façonner aux habitudes d*une tranquille obéissance la turbulente âpreté des vieilles mœurs républicaines. Cependant il sut faire la guerre avec honneur, fit échouer une tentative de ses ennemis sur la ville de Prato, et rentrer Volterra révoltée sous la domination florentine (1^7^}. Mais Tinimitié du pape Sixte IV contre Florence menaça Laurent de Médicis d'un plus redoutable orage. Le roi des Peux-Siciles, Ferdinand d* Aragon, la république de Sienne et plusieurs seigneurs de la Romagne étaient ciliés du pontife : Ljmrent sut habilement leur opposer une ligue formée avec Galéas Sforza, du/; de Milan, et la république de Venbe. La querelle ne s engagea pas toutefois dès Tabord sur les champs de bataille : les ennemis de Laurent de Médicis comptaient sur le poignard des Pazzi pour le frapper; ils ne frappèrent que son frère Julien (1/178), et le mauvais succès de cette conjuration affermit le pouvoir qu'ils voulaient abattre. On recourut alors aux armes : les alliés de Florence l'abandonnèrent, et elle eût succombé , si l'insinuante éloquence de Laiurent de Médicis n'eût détaché de la ligue le roi des Deux- Siciles,' et si son redoutable allié, Mahomet II, en s'emparant d'Otrante (1/180), n'eût forcé le pape de songer àime autre guerre. Innocent VIII, successeur de Sixte TV, fut plus favorable à la maison de Médicis, et laissa la VIII. a6
domination de Laurent s'affermir tranquilleipent dans Florence (i 484). Un historien a dit de ce grapd homme que u sa haute sagesse le fit regarder comme Tarbitre de ritaiie et le conseil des rois. » En même temps qaîl exerçait ainsi l'ascendant de la politique, il accordait une royale protection aux lettres et aux arts , et, pour en assurer le sceptre à sa patrie, prodiguait'ses trésors avec tme générosité qui lui a fait donner le smnom de Magnifique, G*était peu de donner cette gloire à Florence et d'élever dans son sein des palais, des musées, des bibliothèques, il lui donnait aussi la ridiesse et ouvrait )es échelles du Levant à son commerce. Ce fut par Thabile emploi de tous ces moyens que Laurent de Médicis conduisit doucement au tombeau la liberté florentine. Il fut cependant témoin des efforts désespérés de Jérôme Savonarole pour la réveiller, et Ton sait que le républicain inexorable lui refusa l'absolution à ses derniers moments, s'il ne renonçait au pouvoir qu'il avait usurpé. Laurent de Médicis était daïis sa quarante-quatrième année lorsqu'il mourut, en ilig^-