‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 3)Chapitre 23 sur 224 · CLÉMENT (JEAN · texte numérisé non relu

CLÉMENT (JEAN

MARÉCHAL DE FRANCE

( N* 1381 , p. 173 da tome VU. ) Écqmod.

Mort vers ia6a.

FRÉDÉMC I-', SURNOMMÉ BARBEROUSSE,

EMPEREUR D*ALLEMAGNE

PIL8 DB FRiD^BlC, DUC DB 80UABE. MBYED DB L*BMPBRBUB CONBAD, ET DB JUDITH, 71LLB DB HBBBI LB NOIB, DUC DB BAVI^BE.

(W 1709.) Picot.

Né en 1 1 a i . — Marié : i"" en ii 69 , à Adélaïde,^ fille de Thibaut, margrave de Vohbourg; 2"* en y 56, à Béatrix, fille et héritière de Renaud, comte dé Bourgogne. — Mort le 10 juin 1 190.

Frédéric Barberousse est le premier prince de cette maison de Hohenstauffen qui eut à soutenir de si longs et de si graves démêlés contre le saint-siége et les républiques italiennes. A la mort de son onde Conrad III, il fut élu empereur par la diète rassemblée à Francfort, et couronné à Aix-la* Chapelle au mois de mars 1 1 5q. Son ambition se tourna tout au3sitôt vers lltalie, et il y parut en 11 5& , appelé conome arbitre par le pape Adrien IV et par les petites républiques de la Lombar-

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die, qui devaient bientôt le traiter en ennemi. Adrien consentit à lui poser sur la tête la couronne impériale (i 1 55), mais les portes de Rome lui fiu*ent fermées par l'esprit républicain qui animait le peuple de cette grande ville. Les cités lombardes se préparèrent à défendre par les armes la liberté qu'il prétendait leur ravir, et le pape lui-même prit la fière attitude que Grégoire Vil avait prise contre f empereur Henri IV. Cette lutte du siège apostolique, protecteur de l'indépendance italienne contre la puissance impériale, dura dix-huit années. Frédéric Barberousse fut d'abord victorieux, et le coup terrible qu'il frappa contre Milan, en 1 1 6a, mit toutes les républiques lombardes sous ^es pieds. Mais son joug s'appesantit si durement sur les peuples asservis, qu'ils ne prirent plus conseil que du désespoir, et, sous les auspices du pape Alexandre m, une ligue des villes lombardes se fo/ma en 1167, décidée à tout faire et à tout sou£Bnr pour repousser la domination germanique. Cette fob Frédéric Barberousse déploya vainement tout l'appareil de sa puissance : il échoua au siège d'Alexandriede-la-Paille , boulevard de la liberté italienne, qui venait de s'élever et qu'il voulait détruire (1 lyS), et bientôt après, il eut la honte d'être vaincu à Lignano en bataille rangée, par les bourgeois de Milan (1 176) Son orgueil fîit forcé de céder, et le traité de Constance ménagé en 1 1 83 par la pacifique influence du pape Alexandre III, ne laissa plus à l'empereur en Italie que des prérogatives presque uniquement honorifiques. Frédéric Barberousse venait de marier son fils Henri à Thé-

ritière des Deux-^ciles (i 186), et de donner ainsi une nouyelle grandeur à sa maison, lorsque retentit en Europe le cri de la troisième croisade. Les villes italiennes, comme les seigneurs de f Allemagne, cédèrent alors à f entraînement qui poussait la chrétienté vers TOrient, et l'empereur prit la route de la terre sainte à la tête d'une puissante armée. La grandeur de son nom, et une première victoire remportée dans l'Asie Mineure, fi*appèrent les musulmans d'épouvante. Les portes d'Iconium s'étaient ouvertes devant lui, et il touchait aux frontières de la Syrie , quand il trouva la mort en se baignant dans les eaux du Salef ( 1 o juin 1 1 90). Il était âgé de soixanteneuf ans.

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