‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 3)Chapitre 24 sur 224 · ROI D ANGLETERRE · texte numérisé non relu

ROI D ANGLETERRE

TROISIEME FILS DE HENRI II, ROI D'ANGLETERRE, ET D*éLÉONORE DE GUYENNE.

(T«* 1710.) Blokdil. — 18A0.

Né le 1 3 septembre 1 1 Sy. — Marié, le 1 q mai 1191, à Bérengère de Navarre, fille de Sanche VI, dit 2^ Sage, rcH de Navarre, et de dona Sancha de Castille. — Mort le 6 avril 1 1 9g.

Ridiard, investi en 1 169, par Henri II, du duché d'Aquitaine, s associa bientôt au génie inquiet et remuant des peuples qu*il gouvernait, et prit plusieurs fois les

armes contre son père. Ses continuelles rébellions em* poisonnèrent les dernières années de Henri II, qui hii laissa, avec iliéritage de la couronne, celui de la malédiction paternelle (i i8g). Richard prit la croix f année suivante, en même temps que Philippe-Auguste, et s unit à lui par les liens de la fraternité militaire ; mais leur intimité fit bientôt place à une haine jalouse qui éclata en Sicile et continua pendant tout leur séjour dans la terre sainte. Le roi d'Angleterre y demeura après le -départ de son rival, et, par ses héroïques exploits, se rendit f admiration et la terreur des infidèles. Mais, im* puissant à prévalcMr contre le génie de Saladin, et forcé de renoncer à la conquête de Jérusalem, il quitta la Palestine, et Ton sait lliistoire des quatorze mois de captivité qu il eut à subir en Allemagne. Délivré des mains de lempereur Henri VI par la tendre et active sollicitude de sa mère Éléonore (i 19/I), il tomba comme la foudre en Angleterre pour y châtier la révolte de son frère Jean et des barons engagés dans sa cause. Il ne tarda pas à se tourner contre Philippe- Auguste, qui avait profité de son absence pour entreprendre sur ses domaines. La lutte des deux princes, soutenue sans beaucoup d*éclat de part et d'autre, et interrompue par des trêves fréquentes, dura quatre années. Richard continua à y faire admirer ses prouesses chevaleresques. Au mois de mars 1199, il alla assiéger Aimar, vicomte de Limoges, dans son château de Ghakis, pour lui ravir un trésor dont il réclamait la possession au nom de son droit de suzeraineté. Il fiit Messe, devant ce château,

dune flèche qui lui donna la mort Ses restes furent transportés dans f abbaye de Fontevrault.

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