BLANCHE DE CASTILLE
REINE DE FRANCE
SECONDE FILLE D'ALPHONSE IX, DIT LE NOBLE, BOI DE CASTILLE, ET D*ALIÉN0R OU ÉlÉONORE D'ANGLETERRE.
(N* 171(k. ) RiODLT, d*après un portrait de Tan-
cienne collection Montpensier, aa chfttean d*Ea. — 18A0.
Née vers 1 1 88.-— Mariée, le a 3 mai 1 200, à LonîsVIII, dit le Lion^ roi de France, fils aîné de Philippe II, roi de France, et dlsabelle de Hainaut, sa première femme. — Morte le i*' décembre 12 Sa.
Blanche de CastiUe, peu connue comme reine de France, n'appartient que comme régente à Thistoire. Louis VIII étant mort en 1 aa6, ce fut sur elle que reposa le double soin de l'éducation de son fils et du gou-
vernement du royaume : elle s'acquitta de i*un et de Fautre avec gloire. On sait comment ^s austères enseignements contribuèrent à mettre dans f âme du jeune monarque et les vertus royales, dont lliistoire a consacré le souvenir, et la piété du saint que Téglise honore. Elle n'en était pas moins attentive à garder les conquêtes dont Philippe -Auguste avait enrichi la couronne, et que lui disputait Tambition mécontente des grands vassaux. Maniant d'une main aussi habile que ferme les moyens de gouverner que lui fournissait l'organisation féodale, elle sut opposer les uns aux autres les seigneurs dont l'union eût mis son autorité en péril, et fit sortir la royauté plus forte et plus grande des épreuves d'une minorité. Le traité de Paris, conclu par ses soins en 122g, termina la sanglante guerre des Albigeois, et assura à la couronne le magnifique héritage des comtes de Toulouse. Aussi Louis IX paya-t-il toute sa vie d'une confiance sans bornes et d'une déférence plus que filiale la tendresse et les grands services de sa mère. Lorsqu'il quitta son royaume, en 1 s&g, pour se rendre à la croisade, ce fiit à Blanche de Gastille qu'il remit les rênes de l'État qu'elle avait déjà tenues avec tant de gloire. Il ne devait point la revoir: elle mourut à Vincennes, âgée de soixantequatre ans, et fiit enterrée à Saint-Denis, près du roi son époux.