‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 3)Chapitre 29 sur 224 · MONTFORT (SIMON · texte numérisé non relu

MONTFORT (SIMON

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SECOND FILS DE SIMON, DEUXIEME DU NOM, SURNOMMÉ LE CHAUVE, SEIGNEUR ET BARON DE MONTFORT, COMTE D*ÉVREUX, ET D*AMICIE OU AMIETTE, COMTESSE DE LEIGESTER.

( N' 1715.) Dejuinne , d'après un portrait de

famille.

Né — Marié, avant Tan 1 190, à Alix de Montmorency, fille de Bouchard V, sire de Montmorency et d^Écouen, et de Lam*ence de Hainaut. — Mort le a 5 juin 1218.

Le nom de Simon de Montfort est un des plus fameux du moyen âge. Simple baron de Tile de France, il avait pris la croix en 120a, avec Thibaut, comte de Champagne, Baudouin IX, comte de Flandre, et toute cette foule de seigneurs qui allèrent assiéger Constantinople. Mais, dès le début de cette expédition, on voit se déclarer en lui cette piété docile en toutes choses aux ordres du siège apostolique, qui, plus tard, lui fera prendre f épée contre les Albigeois. Sur la défense dlnnocent III , il refusa de guerroyer pour le compte des Vénitiens, comme lavaient fait ses compagnons d*armes, et alla se signaler en terre sainte par de brillants mais inutiles exploits. Revenu en France, il entendit la voix du souverain pontife qui avait prêché une croisade contre

rhérésie des Albigeois, et son grand caractère le rendit bientôt le chef de cette expédition. Simon de Montfort, chrétien austère et soldat intrépide, récitait chaque jourj au rapport de son historien, les heures canoniales à leur temps propre , et son zèle pour les intérêts de TÉglise exaltait chez lui le courage jusqu'à Théroisme. Dans cette guerre de neuf années , il versa des flots de sang , il entassa les ruines, et, sur cet horrible fondement, il se bâtit une seigneurie éphémère, mais sans jamais perdre à ses propres yeux, non plus qu*à ceux des soldats qui combattaient sous lui, le caractère auguste de défenseur de la foi : sa farouche ambition était légitimée pour lui par la sainteté de sa cause. Un concile provincial, tenu à Montpellier, lui déféra, en laiS, la souveraineté du comté de Toulouse, que lui confirma la même année le concile œcuménique de Latran. Mais, pendant que le destructeur de Thérésie va faire hommage au roi Philippe-Auguste du grand fief dont il vient d être investi , les populations de la Langue d'oc se soulèvent de toutes parts contre le joug français, et la puissance de ce mouvement national reporte Raymond VI, tout à l'heure fugitif et dépouillé, dans les murs de sa capitale (1217). Montfort a bientôt mis le siège devant Toidouse (1 a 1 8) , mais la mort vient l'y frapper, et il emporte à la fois au tombeau le magnifique surnom de Machabée et d'épouvantables malédictions. On reporta ses restes dans le prieuré de Haut-Bruyère, près Montfort-l'Amaury.

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