‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 3)Chapitre 36 sur 224 · SÉNÉCHAL DE CHAMPAGNE · texte numérisé non relu

SÉNÉCHAL DE CHAMPAGNE

FILS M SIMON, SIRB DE iOINTlLLE, ST DE B^ATRfX, PII.LE D*ÉTIBlfNE II, VICOMTE D*AUXONNB.

Né en 122I1. — Marié : i"" en i!i4o, à Adélaïde de Grandpré ; i"" en à Alix de Risnel, — Mort en 1 3 1 9.

Jean , sire de Joinville a rendu son nom inséparable de celui du roi saint Louis, dont il a écrit Thistoire. Élevé à la cour de Thibaut IV , comte de Champagne et roi de Navarre, le plus célèbre trouvère de cette époque, il y prit ce goût pour les arts de Tesprit, peu commun parmi les barons du moyen âge. Il remplissait les fonctions de sénéchal et de grand maître de la maison de son suzerain, lorsqu*en 1267 saint Louis publia le ban par lequel il appelait les seigneurs français à le suivre à la crobade. On sait comment Joinville répondit à cet appel , et comment , dès les premiers jours de lexpédition, son sens subtil et l'aimable enjouement de son caractère le rendirent cher au roi, dont il partagea la gloire et les malheurs. Revenu avec lui en France dans Tannée 1 2 54 , il mit ses soins à réparer les maux que les six années de son absence avaient faits aux hommes de sa terre. Mais saint Louis ne voulut point perdre les bons services d'un ami si

éclairé et si fidèle, et Joinville nous apprend, dans ses récits pleins de naïveté, que lorsqu'il se rendait à la cour de France, son bon maître le faisait asseoir à sa table, le plaçait à la porte de son palais pour recevoir les requêtes, et lui ordonnait de siéger à ses côtés pour rendre la justice sous le chêne de Vincennes. Cependant Joinville ne put se décider à suivre lé pieux monarque dans sa seconde croisade ; il se croyait comptable devant Dieu des souffirances endiurées par ses vassaux vingt ans auparavant, et il semblait qu'il eût un douloureux pressentiment de la triste fin de cette expédition. Ce fut pour lui une tardive mais bien douce consolation de voir, en 1 a 97, le prince qu'il pleurait inscrit par le pape Boniface VIII sur la liste des saints que l'Église honore. ((Dans la chapelle de mon château de Joinville, j'ai fait faire, dit-il, ung autel, et là y ai estably une messe perpétuelle par chaque jour, bien fondée , en l'onneur de Dieu et de monseigneur sainct Loys. » Le soin de recueillir les précieux souvenirs de la vie du saint roi remplit la longue vieillesse du sénéchal de Champagne. Mais la dure tyrannie de Philippe le Bel vint l'arracher à ces loisirs d'im serviteur fidèle, et il entra dans la ligue de la noblesse champenoise contre ce monarque. Comme en cette circonstance il avait réclamé les droits du seigneur féodal , il sut plus tard , malgré son grand âge , en accomplir les devoirs. On le vit, à quatre-vingt-onze ans, se ranger sous la bannière royale, lorsqu'en i3i5 Louis X convoqua ses vassaux pour faire la guerre aux Flamands. Les historiens varient sur l'époque de sa

mort; les savants auteurs de l'Art de vérifier les dates la placent en iSig.

MONTMORENCY (MATHIEU

vsvxiim »o von , dit li maid , siioviva db ) ,

CONNÉTABLE DE FRANGE

( N* 134S, p. 1 37 do lome VU. ) En bmte , pu Luoabdoi , dVprèt

an portnut g^nvé.

Mort en iiSo.

MONTPORT (AMAURY,

OOATBiàm DV ion , com ot ) , CONNÉTABLE DE FRANCE.

(N* 1349, p. i38. ) En pied , pu Henri ScBEpriR .

d*«prè« un portrait g[ravé.

Mort en i a 4 1 .

CHALLERANGES (FERRY PASTÉ,

SKromira dk),

MARÉCHAL DE FRANCE

(N* 1382, p. 174.) ÉcvMon.

Vivait vers laAo.

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