‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 3)Chapitre 6 sur 224 · RAYMOND IV. DIT DE SAINT-GILLES · texte numérisé non relu

RAYMOND IV. DIT DE SAINT-GILLES

eOHTI 01 T0VMV8I, DOC 01 XAUOMI , BTC.

SECOND FILS DB PONS, TROISIEME DU NOM, COMTE DE TOULOUSE, ET D*ALMODIS DE LA MARCHE.

( N* \tS6, ) Bloidil. — iShh.

Né vers loAa. — Marié : i" en 1066, àN de Provence, fiUe de Bertrand I" comte de Provence, et d'AIdejarde Ébesé; 2"" en 1080, à Mathiide de Sicile, fille aînée de Roger P, comte de Sicile , et d'Erembui^e , sa seconde femme; 3^ en 109&, à Ëhire de CastSle, fille naturelle d'Alphonse VI , roi de CastîHe. — Mort le 3 8 février 1 1 o5.

Raymond IV appartenait à cette famille des comtes de Toulouse qui occupent une place si importante dans notre histoire, jusqu'à la réunion de lenr grand fief à la couronne, au xiii* siècle. Quoique déjà sur le retour de l'âge, il n'en montra pas moins d'ardeur à se porter vers la guerre sainte, et (îit un des premiers seigneurs qui prirent la croix au concile de Clermont, en 1096. De toutes les armées féodales qui se réunirent pour marcher à la conquête de Jérusalem , nulle n'était aussi nombreuse et aussi brillante que celle du comte de Toulouse. Ses exploits, pendant tout le cours de cette grande expédition , répondirent au rang élevé qu'il tenait parmi les chefs de la croisade. Il refusa la couronne de Jérusalem qui lui fut offerte par ses compagnons d'armes.

et contribua à la placer sur la tête de Godefroy de Bouillon. Raymond de Saint-Gilles avait fait le vœu de moimr en terre sainte; malgré les pressants intérêts qui le rappelaient dans ses seigneuries de la Langue d*oc, malgré les dégoûts et les amertumes que lui suscitèrent en Orient des ambitions rivales de la sienne, il resta fidèle à ce vœu, et finit ses jours au château du Mont- Pèlerin, devant Tripoli, qu'il assiégeait, en i io5.

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