‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 3)Chapitre 7 sur 224 · GASTON DE CHAUMONT · texte numérisé non relu

GASTON DE CHAUMONT

CONNÉTABLE DE FRANCE

(N* 1341, p. i3a du tome VU.) Écomod.

Vivait vers 1 107.

PIERRE LERMITE.

( N* 1087. ) UOR DB L*£STARG. — l8âO.

Né près d*Amiens, vers le milieu du xi* siècle. — Marié, en à Anne de Roussi. — Mort le 7 juillet 1 1 15.

Qrderic Vital est le seul des historiens du moyen âge qui lui donne le nom de Pierre d'Achères, tous les autres ne le désignent que par celui de Pierre l*Ermite. Il parait en effet que, né d*une famille noble du diocèse d* Amiens, et engagé dans les liens du mariage, il quitta la vie du siècle et se retira dans une austère solitude. Attiré vers Jérusalem par le mouvement irrésistible qui, sur la fin du XI* siècle, y poussait des milliers de pèlerins-, il y fiit témoin des maux sans nombre dont les chrétiens de ces contrées étaient accablés , et des profanations auxquelles étaient livrés les lieux sanctifiés par la naissance et par la mort du Sauveur. A cette vue son zèle s enflamma, et il résolut de consacrer sa vie à la délivrance de la terre sainte. Muni de lettres du patriarche de Jérusalem , il traverse les mers, obtient lapprobation du pape Ur-

bain II pour son entreprise, et, racontant les mallieurs de Jérusalem aux villes, aux châteaux, aux chaumières, il remplit TEurope de f esprit de la croisade avant que le souverain pontife lait prêchée. On sait, et nous Tavons redit dans cet ouvrage S le prodigieux succès de son éloquence au concile de Clerniont, Taccueil qu'il reçut à Constantinople de Tempereur Alexis Gomnène , lorsqu'il conduisit lui-même en Asie la première armée des pèlerins, et les malheurs qui lattendaient dans les plaines de Nicée. Ayant échappé au sort funeste de ses compagnons, il put rejoindre f année suivante les chefs de la chevalerie européenne, et partagea leurs bonnes et leurs mauvaises fortunes jusqu'à la prise de Jérusalem. Regardant alors sa mission comme accomplie , il se retira à Huy, aux environs de Liège , et y fonda le monastère de Neumoutiers, où il mourut dans le silence et Tobscurité, après avoir rempli la terre du bruit de son nom.

GODEFROY DE BOUILLON

SOI 1)1 jéROSALBM.

(N* 1688.) Équestre, par Éhili Sigvol. — lUà.

GODEFROY DE BOUILLON

ROI DM jâAOSAl.111.

{N* 1689.) Philippe.— i84o.

» Tome i", page 37.

2ik GALERIES HISTORIQUES

GODEFROY DE BOUILLON

MI DB léaUSAUli,

FILS D*EUSTAGBE II, COMTE DE BOULOGNE, ET D*IDE, FILLE DE GODEFROY LE BOSSU, DUC DE LORRAINE.

(N' 1690.) ÉcuMon.

Né au village de Bezy, près de Nivelle, vers 1 060. — Mort le 1 8 juillet 1 1 00.

Godefroy de Bouillon recueillit le duché de Basse- Lorraine comme héritage de son oncle, Godefroy le Bossu, qui lavait adopté. Il marcha sous la bannière de 1 empereur Henri IV dans la querelle des investitures, et entra le premier dans Rome , prise par f armée impériale. Une maladie grave, dont il fut firappé bientôt après, lui parut un châtiment du ciel pour avoir porté les armes contre le siège apostolique, et il fit vœu dès lors de visiter les saints lieux, non en pèlerin , mais en soldat armé pour la cause de Jésus-Christ. Aussi le voit-on , en 1 og5, prendre la croix avec un saint empressement, et il Ait un des principaux chefs qui. Tannée suivante, se mirent en route, à travers TAUemagne, vers les murs de Constantinopie. Quoique inférieur par Téclat du rang et de la naissance à plusieurs de ses compagnons d*armes, sa prudence dans les conseils et son héroïsme chevaleresque dans les combats, sa persévérance inébranlable au milieu de la continuelle défaillance des plus fermes courages, sa piété toujours austère et fervente parmi les exemples

de la licence la plus désordonnée, en firent le héros et le véritable chef de la première croisade. Durant les quatre années de la guerre sainte, sous les murs de Nicée, sous ceux d*Antioche, sous ceux de Jérusalem, il n y eut aucune rencontre qui ne deytnt pour lui Toccasion d'une nouvelle gloire. Élu roi de Jérusalem par le conseil des princes assemblés, il ne voulut porter que le titre de baron et défenseur du saint Sépulcre, et refusa de ceindre la couronne d*or là où le Sauveur du monde avait ceint la couronne d*épines. Vainqueur à As* calon des troupes du calife Fatimite d'Egypte (12 août 1 099), il imposa au royaume chrétien fondé par la conquête le recueil des Coutumes féodales qui venait d être décrété dans les assises de Jérusalem (1 100), et mourut bientôt après , laissant une mémoire chère et sacrée à tous les chrétiens de TQrient.

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