HENRI IV DEVANT PARIS. — AOUT
, ROBGBT. — iSaA.
Des plaines dlvry, Henri IV avait marché sur la capitale pour Tassiéger. Paris, depuis la jownée des htaricades, était le principal théâtre de la puissance delà ligue et de ses fureurs ; c était à Paris qu'il importait ds la frapper d abord, pour Tanéantir ensuite dans le reste
du royaume. Pendant près de quatre mois le roi tint cette grande ville emprisoniiée dans un étroit blocus (7 mai au 3o août 1 Sgo) ; la famine ne tarda pas à y faire sentir toutes ses horreurs, et sans Taffreuse tyrannie des Seize et Tappui que leur prêtaient les soldats espagnols, la ville affamée se fût jetée dès lors aux bras de son roi. Mais il Êdhit endurer le mal dans ses diernières extrémités ; il fallut que Ton vît les ossements des morts changés en pain et les enfants servant de nourriture à leurs mères. Les Parisiens, ainsi opprimés par leurs défenseurs, ne trouvèrent de pitié que dans le cœur du prince qui les assiégeait. B laissa sortir une grande partie des bouches inutiles : a Faudra-t^fl donc , disait-il, que ce soit moi qui les nourrisse? Il ne faut point que Paris soit un cimetière 4 je ne veux point régner siu* des morts, y* Et encore : «Je ressemble à la vraie mère de Salomon : j'aimerais mieux n'avoir point de Paris que de l'avoir déchiré en lambeaux. » Henri fit plus encore ; il laissa d'abord ses cs9pitaine$ et puis les soldats eux-mêmes introduire des ^vre^.dans la ville assiégée. «Et cela, dit Péréfixe, fit subsistca: Paris plus d'un mois plus qu'iln'eût fait..» Ms^s ce <pie Gk^ri IV perdit alots, il le recuefllit plus tard par k r^scmnaissance et l'admiratiçip cpi'exdta sa clémence.
CLXXÎV.