PRISE DE MONTAUBAN. — AOUT
Ces trois tableaux du temps ont été commandés par le cardinal de Richdieu pour son château de Richelieu.
Aussitôt après le traité de Suze, Louis XIQ alla poursuivre contre les villes protestantes du Languedoc Tœuvi^e comniencée à la Rochelle. Le ai mai iGSg U somma Privas de se rendre. Le gouverneur Saint-André Montbrun, ayant rejeté les offres de la clémence royale, la vffle fut investie et le siège commença. La première attaque fut si vive qu'elle découragea les assiégés : ils abandonnèrent précipitamment leurs remparts pour se réfugier dans les montagnes, et le lendemain, 3 8 mai, les troupes royales, trouvant les portes ouvertes, prirent possession de la place sans coup fërir.
La soumission de Privas entraîna celle de presque toutes les villes des Cévennes, où la réforme était conune cantonnée depuis un siècle. Nîmes même se rendit, et
DU PALAIS DE VERSAILLES. ^i
ce fut aux yeux du duc de Savoie le plus étalant témoignage de Tanéiaitisseinent du parti huguenot, que rentrée solennelle du roi dans oette grande cité. Mont&uban fut de toutes- les vUles réformées la dernière à .se soumettre. E^e s'obstinait à garder ses fortificationç, comme une garantie de sa sûreté : c'était là ce que Riidieliea tenait à lui enlever; le jour même où fl sortit de cette ville, après y avoir rétabli l'autorité souveraine du roi, k démolition de ses remparts ait commencée.